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Les membres du réseau Odysseus ont choisi d'étudier dans un premier temps les régularisations d'immigrés clandestins dans l'Union européenne. |
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Les rapporteurs nationaux chargés de préparer un rapport
sur cette question sont:
Un rapport de synthèse a été rédigé par Joanna Apap, Sophie de Seze, Catherine Ray et Catherine Schmitter sous la direction de Philippe De Bruycker. Les résultats de ces travaux ont fait l'objet d'un colloque européen qui s'est tenu à l'Université libre de Bruxelles le 30 juin 2000 et ont été publiés en 2000 sous le titre "Les régularisations des étrangers illégaux dans l'Union européenne". (voir la page 'publications'). Leurs recherches
va ensuite porter sur:
"UN ETUDE DE DROIT EUROPEEN ET DE DROIT INTERNE COMPARE
Depuis l’entrée en vigueur du traité d’Amsterdam le 1er
mai 1999, les questions relatives à l’asile et à la protection
des réfugiés sont désormais inscrites dans le pilier
communautaire et doivent faire l’objet d’une législation communautaire
dans les cinq années à venir . En raison de l’arrivée
d’un nombre grandissant de personnes déplacées sur le territoire
des pays membres de l’UE, dont la Belgique, le problème des régimes
de protection complémentaires à la Convention de Genève
est devenu une question prioritaire dans l’agenda politique de l’UE.
La nécessité de développer de nouvelles formes
de protection s’explique par le fait que la Convention de Genève
de 1951 qui constitue la pierre angulaire du régime international
de protection des réfugiés, ne s’applique pas aux victimes
de situations de violence généralisée, de violations
massives des droits de l’homme ou de guerres civiles. En effet, l’article
1er A de cette convention dispose que les demandeurs d’asile doivent faire
la preuve qu’ils craignent personnellement de subir des persécutions
dans leur pays d’origine ou de résidence habituelle pour des motifs
de race, de religion, de nationalité, d’appartenance à un
certain groupe social ou de leurs opinions politiques . En raison d’une
interprétation restrictive de la Convention de Genève, les
Etats européens ont de plus en plus recours à d’autres formes
de protection au titre de l’asile territorial, généralement
appelées « protections subsidiaires ».
Cette notion recouvre deux hypothèses distinctes qui sont :
En ce qui concerne le droit national, il s’agira d’étudier pour
les Etats membres de l’Union européenne qui auront été
sélectionnés, quels sont les bénéficiaires
de la protection accordée, les droits conférés ainsi
que l’impact financier de cette protection. La synthèse qui sera
ensuite établie permettra de formuler des propositions concernant
l’adoption d’un régime communautaire de protection subsidiaire qui
pourraient intéresser la Commission européenne ainsi que
le gouvernement belge qui assurera la présidence européenne
au cours de l’année 2001. La définition de critères
de solidarité européenne afin de remédier au problème
de la concentration excessive des personnes déplacées dans
certains Etats membres avec tous les coûts que cela représente
sera intégrée à l’étude pour la raison qu’il
s’agit d’une élément essentiel dans cette problématique.
En fonction de l’état d’avancement des travaux menés dans
le cadre de l’Union européenne, l’étude permettra également
d’évaluer l’impact de la future législation communautaire
sur l’ordre juridique des pays étudiés.
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