4 Prix quinquennaux à l'ULB

Jeudi le 02-07-2015

Le FNRS a attribué les prestigieux Prix quinquennaux 2011-2015 et la recherche de l'ULB se distingue puisque 4 des 5 Prix vont à des chercheurs de notre Université. "Cela n'était encore jamais arrivé depuis le lancement de ces prix en 1959", souligne le magazine Daily Science...

Les lauréats sont :

  • Marc Henneaux, service de Physique théorique mathématique, Faculté des Sciences. Marc Henneaux a joué un rôle majeur dans la compréhension des symétries en théorie quantique des champs et en gravitation. Il a profondément contribué à la connaissance des propriétés quantiques des interactions fondamentales, à la théorie des trous noirs et à la structure des singularités de l'espace-temps, mettant au jour des symétries tout à fait inédites qui semblent régner dans un domaine situé à la limite de notre connaissance.

  • Axel Cleeremans, centre de recherche Cognition et Neurosciences, UNI, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation.Précurseur dans le domaine de la psychologie cognitive, Axel Cleeremans a apporté une contribution majeure à l'étude des mécanismes cognitifs impliqués dans les apprentissages avec et sans conscience, et, d'une manière plus générale, à notre compréhension des mécanismes de la conscience. Ses travaux ont également contribué, internationalement, au développement méthodologique de la psychologie expérimentale

  • Cédric Blanpain, IRIBHM, Faculté de Médecine. Cédric Blanpain est reconnu dans le monde entier comme l'un des meilleurs dans le domaine de la biologie des cellules souches grâce à son travail précurseur tant sur les cellules souches épidermiques que sur les cellules souches cancéreuses. Nous lui devons par ailleurs des découvertes relatives au développement, au maintien et à la réparation de divers organes (cœur, prostate, glandes mammaires).

  • Christos Sotiriou, laboratoire JC Heuson de recherche translationnelle en cancérologie mammaire, Faculté de Médecine.Christos Sotiriou est à l'origine de l'imagerie moléculaire du cancer du sein. Ses découvertes ont ouvert la voie aux concepts de traitement personnalisé dont bénéficient aujourd'hui les patientes atteintes de cette maladie. Ses travaux en faveur de la caractérisation moléculaire de cette forme de cancer ont considérablement fait progresser les connaissances et ont permis aux patientes de bénéficier de traitements à la fois moins agressifs et plus efficaces en fonction des tumeurs diagnostiquées.

    Les Prix scientifiques quinquennaux du FNRS seront officiellement remis le 30 novembre au BOZAR.

Rafraichissez-vous au Jardin botanique Jean Massart

Mardi le 30-06-2015

Rien de tel qu'une promenade (guidée ou libre) au frais et à l'ombre par ces temps caniculaires... Destinées à la recherche, à l'enseignement universitaire et à la vulgarisation scientifique, les collections vivantes du Jardin botanique Jean Massart comprennent près de 2000 espèces végétales.

Le Jardin des plantes médicinales et aromatiques, comptant 300 espèces, est l'un des plus riches de Belgique. Dans le Jardin évolutif, plus de 600 espèces de plantes à fleurs sont rassemblées par famille, suivant les grandes lignes de l'évolution, depuis les types primitifs (comme le Magnolia) jusqu'aux types les plus évolués (comme la marguerite).

Au Jardin des plantes cultivées, les plantes domestiquées par l'Homme, accompagnées de leurs ancêtres sauvages, sont classées selon leur utilisation. Dans le Verger sont cultivées diverses variétés anciennes de pommiers, poiriers, pruniers, pêchers et cerisiers. L'Arboretum comporte de nombreuses essences exotiques, parmi lesquelles dominent les conifères.

Le Jardin comporte une zone humide érigée en réserve naturelle et incorporée au réseau Natura 2000. Fougères, iris jaune, grande prêle, phragmite, menthe aquatique et bien d'autres plantes de notre région s'y développent à l'état spontané, bordant les sources et mares voisines des étangs du Rouge-Cloître.

Consultez les infos pratiques d'ouverture, ateliers, visites, etc du Jardin botanique Jean Massart.

Prix Socrate pour Gilles Geeraerts

Mercredi le 03-06-2015

Créés en 2005, les Prix de pédagogie Socrate sont décernés chaque année par le recteur et les étudiants de l'ULB à des membres du corps enseignant qui se distinguent particulièrement par la qualité de leur enseignement, leur créativité et leur investissement dans le domaine didactique ainsi que par leur écoute de l'étudiant.

Cette année, le jury a choisi d'attribuer sa distinction à Marjorie Castermans (Solvay Brussels School of Economics and Management) et Gilles Geeraerts (Faculté des Sciences).

Docteur en Sciences informatique, Gilles Geeraerts dispense, lui, plusieurs enseignements en Faculté des Sciences. Ses cours portent sur des matières fondamentales en informatique mais également sur le thème plus pointu de la conception des systèmes informatiques embarqués, qui est également son domaine de recherche.

Pédagogue hors pair, Gilles Geeraerts a à cœur d'aider et de stimuler ses étudiants en multipliant les méthodes d'apprentissage (des séances ex cathedra à la pédagogie par projet) et en offrant des supports diversifiés. Ces dernières années, il s'est fortement impliqué dans les guidances en informatique, entrainant une hausse significative des fréquentations. Attentif, disponible, enthousiaste, il sait éveiller l'intérêt de ses étudiants et rendre ses cours passionnants.

Outre ses activités d'enseignement, Gilles Geeraerts s'investit également dans la diffusion des sciences vers le grand public et les écoles. En collaboration avec des collègues, il a développé plusieurs outils dans ce sens et participe activement à des conférences et des évènements de vulgarisation. Il est membre fondateur et administrateur de l'asbl be-oi qui organise depuis 2010 les premières olympiades belges d'informatique et qui rencontre un beau succès avec l'envoi de candidats aux olympiades internationales.

Les prix seront remis lors des séances académiques de remise des diplômes en Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management et en Faculté des Sciences.

Plus d'information sur les Prix Socrate:
www.ulb.be/enseignements/prixsocrate


L'APOL1 détruit le trypanosome de l'intérieur

Le trypanosome est un parasite sanguin dont certaines sous-espèces provoquent la maladie du sommeil chez l'homme. Certaines populations d'Afrique de l'Ouest peuvent résister à l'infection grâce à une forme mutée d'une protéine appelée APOL1, mais cet avantage s'accompagne d'un risque plus élevé d'insuffisance rénale.

Dans une publication de la revue scientifique Nature Communications, Etienne Pays et son équipe (Laboratoire de Parasitologie moléculaire, Faculté des Sciences) détaillent le mode de fonctionnement de l'APOL1 : on savait déjà que la protéine créait des pores dans la membrane du lysosome, entraînant la mort du parasite. Mais les chercheurs ont découvert qu'APOL1 est ensuite transportée vers la mitochondrie, où elle provoque également une perméabilisation membranaire. Le relargage d'endonucléases mitochondriales dans le noyau entraîne ensuite la trypanolyse.

Ces nouvelles observations permettent de développer de nouvelles hypothèses de recherche sur le rôle de l'APOL1 dans le développement de l'insuffisance rénale chez l'homme.


Quelques arbres parlent pour la forêt

Plusieurs études ont montré que les grands arbres, et environ 1% des espèces qui composent les forêts, constituent les principaux éléments structurants des forêts du bassin amazonien. Mais qu'en est-il en Afrique Centrale ? Et comment utiliser de tels résultats pour surveiller le bilan carbone des forêts tropicales ?

Des chercheurs du Laboratoire d'Écologie du paysage et Système de production végétale en collaboration avec ceux de Gembloux Agro Bio-Tech (ULg) y répondent dans une recherche publiée dans Scientific Reports.

Leur étude montre que la structure de la forêt, rapport entre le nombre de gros et de petits arbres, est particulièrement stable en Afrique Centrale. Ce constat a permis de développer des modèles qui prédisent les propriétés structurelles de l'ensemble du peuplement à partir d'informations récoltées seulement sur quelques grands arbres.

Les chercheurs ont ainsi découvert qu'en mesurant seulement 5% de ces individus, il est possible de réaliser un bilan carbone du peuplement forestier avec moins de 15% d'erreur. Ce résultat est important pour les recherches sur le changement climatique, car il permettra de réduire les coûts des analyses du stock de carbone contenu en forêt dense.

Cette recherche intitulée Seeing Central African Forests through their largest trees a été publiée le 17 août dans la revue Scientific Reports.


Atlas de la pauvreté

Deux millions de Belges vivent dans des quartiers dits «en difficulté». Les écarts sociaux entre ces zones urbaines et les quartiers aisés de nos villes se creusent. Gilles Van Hamme et Taïs Grippa, GAG, Faculté des Sciences en collaboration avec la KUL, ont réalisé une analyse dynamique des quartiers en difficulté dans les régions urbaines belges.

Si aucune ville belge n'est identique à l'autre, certaines similitudes ont été constatées en matière de répartition de la pauvreté. La différence entre les centres-villes appauvris et les périphéries aisées est une des caractéristiques récurrentes. Les phénomènes de gentrification et de revalorisation des centres-villes ne faisant pas le poids face à l'exode des plus riches vers les communes excentrées.

On constate aussi une différence flagrante entre les villes flamandes d'une part et les villes wallonnes et Bruxelles d'autre part. Les villes du sud du pays sont les plus touchées par la pauvreté, même si les grandes villes du nord telles que Gand et Anvers ne sont pas épargnées.


Collège Belgique - Appel 2016

Le Collège Belgique lance son nouvel appel à propositions de cours-conférences en vue de constituer le programme de 2016.

Il se compose de trois volets :

- une lettre explicative décrivant les conditions auxquelles doivent répondre les candidatures,

- un formulaire A, à compléter pour chaque projet,

- un formulaire B, qui doit être rempli pour chaque intervenant.

Ces documents sont téléchargeables sur le site de l'Académie royale de Belgique.

Les projets candidats seront communiqués par voie électronique au Collège Belgique pour le 30 septembre 2015 à minuit au plus tard, à l'adresse collegebelgique@academieroyale.be.


Réservoirs du VIH : une combinaison puissante

Malgré des multithérapies efficaces et prolongées, le VIH parvient à se "cacher", sous forme latente, dans certaines cellules du patient infecté, attendant un moment propice pour ressurgir. L'élimination de ces "réservoirs viraux" est donc un challenge dans la lutte contre le SIDA.

Une des stratégies pour éliminer ces réservoirs consiste à forcer le virus à quitter son état latent, pour qu'il puisse être éliminé. L'équipe de Carine Van Lint du Laboratoire de Virologie moléculaire (Faculté des Sciences), associée aux laboratoires du Pr. Rohr (U. Strasbourg) et du Pr. Rouzioux (U. Paris-Descartes), publie aujourd'hui dans la revue scientifique PLOS Pathogens une étude concernant l'efficacité d'un traitement combinant deux produits, connus pour réactiver l'expression du VIH : des inducteurs de la voie cellulaire NF-kappaB, d'une part, avec des activateurs du facteur positif d'élongation de la transcription (P-TEFb), d'autre part.

En travaillant sur des cellules réservoirs provenant de patients chez qui le virus est indétectable dans le sang depuis au moins un an, les chercheurs ont démontré que la réactivation du VIH par cette combinaison est la "plus puissante observée à ce jour".

Un résultat enthousiasmant, même si d'autres stratégies devront également être mises au point pour favoriser l'élimination complète du VIH, comme l'amélioration de la reconnaissance et de la destruction du virus par le système immunitaire de l'hôte.

 

Clin d'oeil

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