Grant ERC en mathématique

Lundi le 04-05-2015

Joel Fine - service de Géométrie différentielle, Faculté des Sciences a récemment décroché une prestigieuse bourse de l'ERC (Conseil européen de la recherche) et plus précisément un Consolidator Grant.

Son projet ERC se base sur un nouveau lien entre la géométrie symplectique et les équations d'Einstein. Une forme symplectique est la moindre information nécessaire pour écrire les équations du mouvement de la mécanique classique; c'est aussi le point de départ pour la quantification. Les équations d'Einstein décrivent, elles, les formes potentielles de l'univers. Le projet de Joel Fine est né d'une connexion surprenante entre ces deux géométries. "A chaque solution aux équations d'Einstein en dimension 4 peut être associé un espace symplectique de dimension 6. Le but est d'exploiter ces espaces jumelés pour tirer d'une part des conclusions sur les équations d'Einstein et de l'autre, de nouveaux résultats sur certains espaces symplectiques", explique le chercheur.

Découvrez les projets ERC menés à l'ULB.

L'évaluation de la recherche en question

Jeudi le 23-04-2015

L'évaluation de la recherche a connu des changements importants ces dernières années. Servi par l'extraordinaire développement des outils informatiques, le souhait d'"objectiver" autant que possible les qualités respectives de candidats ou d'équipes qui concourent pour un même financement a mené à la mise en place d'un certain nombre d'indicateurs de performance. L'évaluation de ces dispositifs produit des effets sur la recherche, ses orientations, ses résultats, ainsi que sur l'exercice même du métier de chercheur. Ces évolutions ont suscité des analyses et aussi des réactions en sens divers.

Dans le cadre des Séminaires Ilya Prigogine "Penser la science" à l'ULB, deux journées seront consacrées à ce thème. La première, qui aura lieu le samedi 9 mai 2015, tentera de réaliser un état des lieux. Elle donnera la parole à des spécialistes de l'étude de ces pratiques d'évaluation, ainsi qu'à des chercheurs et des représentants d'institutions.

Une seconde journée, qui se déroulera en octobre 2015, envisagera plus particulièrement des propositions alternatives par rapport à la situation actuelle.

> En pratique:
Le 9 mai 2015 de 9h à 18h30 dans la salle Dupréel (campus du Solbosch, bâtiment S)
L'entrée est gratuite mais l'inscription est obligatoire.
Programme et inscription: penserlascience.ulb.ac.be


Le Biopark ouvre ses portes le dimanche 10 mai

Le Biopark Charleroi Brussels South vous ouvre ses portes ce dimanche 10 mai entre 13 et 17h, dans le cadre des journées "Essenscia" et "Plus haut".

Lors de cette journée, des laboratoires de l'ULB et de l'UMONS (IBMM et CMMI) et des entreprises du Biopark pourront être visités. La stratégie mise en place pour faire coexister et se renforcer mutuellement la recherche académique et les entreprises sera expliquée. Le rôle majeur des fonds européens et wallons dans cette dynamique sera également illustré.

Le Biopark regroupe 900 personnes actives dans le domaine biomédical. Le Biopark associe des équipes de recherche de l'ULB et de l'UMONS, des entreprises biotechnologiques et les centres de recherches collectifs ImmuneHealth et CER Group.

Plus d'information:
www.ulb.ac.be/biopark


Projet vERSO en vidéo

La faune de l'océan est-elle capable de s'adapter aux changements environnementaux ? C'est la question de fond posée par le projet fédéral vERSO, Ecosystem Responses to global change: a multiscale approach in the Southern Ocean.

Un groupe de chercheurs belges et français, emmené par Bruno Danis - Laboratoire de Biologie marine, Faculté des Sciences - prend pour modèle l'Océan Austral, qui abrite une grande partie de la biodiversité marine mondiale, et tente d'évaluer l'impact des principaux facteurs de stress liés au changement global sur l'écosystème qui le compose.

Découvrez le projet vERSO en vidéo, dans Images de sciences.

Et (re)découvrez l'ensemble des projets BRAIN-be auxquels participe l'ULB, sur le web.


2ème Congrès Interdisciplinaire du Développement Durable

Le 2ème Congrès Interdisciplinaire du Développement Durable qui se tiendra du 20 au 22 mai 2015 à l'ULB et à l'UCL traitera de l'articulation entre les concepts de transition et de développement durable et comment accélérer cette transition.

Suite à la 1ère édition du congrès, les constats sont nombreux: quelles sont les barrières, les cadres de références qui nous bloquent dans un ancien système et nous empêchent d'aller vers autre chose ? Quelles recherches, quelles innovations et quel mode de pensée pour encourager la transition écologique ? Quels liens entre le développement durable et la démocratie, dans un cadre plus large (mondial) ? Quels sont les effets de la crise sur le développement durable ? Etc. Depuis lors, la crise, de nature à la fois environnementale, économique et sociale, est toujours bien présente et ces questions sont toujours d'actualité.

Le Congrès 2015 sera honoré de la présence de plusieurs orateurs de haut niveau: Thomas d'Ansembourg (psychothérapeute qui a mis en évidence le principe de l'intériorité citoyenne), Rob Hopkins (docteur en géographie, initiateur du Mouvement en Transition), Jean-Marc Jancovici (ingénieur conseil en énergie et en climat, cofondateur de Carbone 4, concepteur initial du Bilan Carbone de l'ADEME), Martin Khor (Directeur exécutif de South Center, organisation intergouvernementale de pays en développement), Gunter Pauli (industriel belge œuvrant pour des solutions industrielles zéro pollution, pionnier dans l'économie circulaire et à l'origine du concept de l'économie bleue), Jeffrey Sachs (Professeur à Columbia University et consultant spécial du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon) et Laurence Tubiana (Présidente de l'IDDRI et ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, Paris 2015) ont confirmé leur participation.

Infos pratiques: le 20 mai à l'ULB et les 21 et 22 mai à l'UCL - les inscriptions en ligne sont ouvertes sur congrestransitiondurable.org - Consultez le programme détaillé sur le site du congrès.


Olympiade mathématique

Si le prix d'une marchandise A est supérieur de 50 % à celui d'une marchandise B, de quel pourcentage le prix de la marchandise B est-il inférieur à celui de A ?

Voici un exemple de problèmes auxquels s'attaquent chaque année plus de 25000 élèves issus de l'enseignement secondaire francophone qui participent à l'Olympiade Mathématique Belge d'expression française (OMB), créée il y a quarante ans, à l'initiative du Professeur Francis Buekenhout (ULB). Le but de l'organisation est avant tout de proposer aux élèves des problèmes attractifs, sans doute différents de ceux des cours scolaires, et par là de leur offrir du plaisir dans la résolution de problèmes mathématiques.

L'OMB comporte trois niveaux en parallèle, chacun correspondant à un degré de l'enseignement secondaire, et se déroule en trois étapes:

- l'éliminatoire, qui prend place dans les écoles secondaires;
- la demi-finale, qui se déroule dans les dix régions de l'OMB;
- la finale, qui a traditionellement lieu à l'Université de Namur.

La proclamation se tient dans une des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles, selon un cycle de cinq ans. Les deux dernières proclamations à l'ULB ont ainsi eu lieu en 2005 et 2010, et ce sera à nouveau le cas cette année, le samedi 23 mai à l'Auditoire Dupréel à partir de 9h30. Le Professeur Christine De Mol y présentera un exposé intitulé "Les mathématiques à l'assaut des données massives".

Toutes les informations sur cette olympiade sont disponibles sur http://omb.sbpm.be/


Le cycle du méthane influencé par les courants marins

Puissant gaz à effet de serre, le méthane est enfoui en larges quantité dans les fonds marins, sous forme d'hydrates ou de poche de gaz. Il existe de nombreuses bactéries aquatiques qui se nourrissent de ce méthane et qui réduisent fortement le transfert de ce gaz vers l'atmosphère terrestre.

Intégrée dans un groupe de chercheurs internationaux menés par l'Université de Bâle et le GEOMAR de Kiel, Célia Julia Sapart (Laboratoire de Glaciologie, Faculté des Sciences) a contribué à l'étude de ces bactéries dans la zone côtière de l'île de Svalbard en Arctique, où d'importantes quantités de méthane sont émises. Les chercheurs ont découvert que, contrairement à ce qui était considéré jusqu'à lors, les communautés bactériennes méthanotrophes ne peuvent se développer dans des zones de forts courants. De ce fait, le méthane émis par les fonds marins dans ces zones ne pourra être oxydé par les bactéries et atteindra donc plus facilement l'atmosphère où il contribuera à amplifier l'effet de serre.

Publiée dans Nature Geoscience, cette découverte montre l'importance d'étudier l'évolution des émissions de méthane sous-marin, sa biologie et l'influence des courants marins, sur une longue période, afin de mieux estimer son impact sur les climats futurs.

 

Clin d'oeil

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