La Faculté des Sciences accueille le Dr. Christian Peeters (UPMC ­- Paris 6)

Mercredi le 20-05-2015

Dans le cadre du dernier appel "crédits de mobilité internationale" de la CCCI (Commission de classement des crédits internationaux), un budget a été octroyé au Service évolution biologique et écologie (EBE) de la Faculté des Sciences pour accueillir, du 23 mai au 27 juin, le Dr. Christian Peeters, de l'Institut d'écologie et sciences de l'environnement de l'Université Pierre et Marie Curie.

Durant son séjour à l'ULB, le Dr Peeters réalisera, en collaboration avec l'EBE, un projet de recherche consacré à l'écologie évolutive de la dispersion chez les insectes, en exploitant comme modèles biologiques les fourmis du désert. Ce projet repose sur la combinaison d'analyses génétiques, d'observations comportementales et de données morphologiques pour déterminer les stratégies de dispersion des sociétés et leur origine évolutive. La morphologie constitue en effet un critère essentiel pour clarifier comment les organismes évoluent et opèrent dans leur milieu naturel.

Le Dr Peeters jouit d'une réputation internationale dans le domaine de la morphologie fonctionnelle et ses recherches font autorité en la matière. Il donnera deux cours-conférences:

  • le mercredi 27 mai à 12h30 : "L'évolution d'ouvrières, sans ailes et souvent naines, explique l'extraordinaire succès écologique des fourmis"

  • le jeudi 4 juin à 12h30 : "La fondation solitaire ou collective de nouvelles sociétés chez les fourmis"

Local Duvigneaud (campus du Solbosch, bât. U, porte C, local 236)

Il proposera également une collection de courts films éducatifs dont il est l'auteur, illustrant la biologie et l'organisation sociale des fourmis.

Contact: Serge Aron, 02 650 30 37 – saron@ulb.ac.be

Poisson-zèbre et équations mathématiques

Mercredi le 20-05-2015

Le poisson-zèbre est un petit poisson dont la peau peut présenter un grand nombre de motifs différents aux teintes vives. Ces motifs peuvent être reproduits par des modèles mathématiques inspirés d'une idée proposée par Alan Turing, selon laquelle des molécules diffusent entre les cellules et y subissent des réactions chimiques. De récentes investigations ont toutefois démontré que les motifs ne sont pas générés par des molécules qui diffusent, mais par des cellules entières qui sont pour ainsi dire immobiles.

Comment peut-on expliquer qu'une hypothèse erronée mène à des prédictions correctes ? Dans leur travail, publié dans Nature Communications cette semaine, Domenico Bullara et Yannick De Decker, Laboratoire de Chimie physique non linéaire, se fondent sur les observations les plus récentes pour proposer un modèle différent, basé sur une interaction cellulaire appelée la « croissance différentielle », par laquelle les cellules pigmentaires favorisent ou inhibent la survie de leurs congénères en fonction de la distance qui les sépare.

Cette approche permet elle aussi de reproduire les motifs observés sur la peau du poissonzèbre. Les auteurs montrent de plus que ce mécanisme différent mène in fine à des équations mathématiques du même type que celles proposées par Turing. Ce faisant, ils apportent une explication à l'efficacité inattendue des modèles de réaction-diffusion."

Grant ERC en mathématique

Lundi le 04-05-2015

Joel Fine - service de Géométrie différentielle, Faculté des Sciences a récemment décroché une prestigieuse bourse de l'ERC (Conseil européen de la recherche) et plus précisément un Consolidator Grant.

Son projet ERC se base sur un nouveau lien entre la géométrie symplectique et les équations d'Einstein. Une forme symplectique est la moindre information nécessaire pour écrire les équations du mouvement de la mécanique classique; c'est aussi le point de départ pour la quantification. Les équations d'Einstein décrivent, elles, les formes potentielles de l'univers. Le projet de Joel Fine est né d'une connexion surprenante entre ces deux géométries. "A chaque solution aux équations d'Einstein en dimension 4 peut être associé un espace symplectique de dimension 6. Le but est d'exploiter ces espaces jumelés pour tirer d'une part des conclusions sur les équations d'Einstein et de l'autre, de nouveaux résultats sur certains espaces symplectiques", explique le chercheur.

Découvrez les projets ERC menés à l'ULB.


Conférence Petri Nets

La Conférence «Petri Nets» réunit annuellement, et depuis 36 ans, la communauté des chercheurs en informatique théorique qui s'intéresse au formalisme des réseaux de Petri. Elle est organisée cette année à l'ULB par le groupe de recherche en «méthodes formelles et vérification» (Département d'Informatique, Faculté des Sciences) du 21 au 26 juin 2015.

Les réseaux de Petri sont un modèle mathématique permettant de décrire le comportement de systèmes informatiques complexes. Ces modèles peuvent alors être utilisés pour concevoir de nouveaux systèmes, détecter automatiquement des erreurs, optimiser les performances des systèmes, etc. Le programme de la conférence est construit autour d'exposés de chercheurs du monde entier, qui présentent une recherche originale. Il est complété par plusieurs interventions de chercheurs prestigieux du domaine.

La Conférence ACSD2015 qui aborde également les problèmes de concurrence dans les systèmes informatiques se tiendra en parallèle. Les modèles considérés dans cette conférence ne sont pas limités aux modèles de type réseaux de Petri.

En outre, une série de workshops sur des sujets plus précis, des cours d'introduction aux réseaux de Petri et à leurs applications (destinés particulièrement aux doctorants) et des démonstrations d'outils, seront organisés.

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Transformation de la calotte glaciaire

Pour la première fois, une étude montre que les dômes de glace côtiers stabilisant la calotte glaciaire antarctique se sont formés entre une période glaciaire et une période interglaciaire. Ces résultats ralentissent significativement les réponses de la calotte polaire aux changements climatiques.

Pour réaliser cette étude, Lionel Favier et Frank Pattyn du laboratoire de Glaciologie de la Faculté des Sciences, ont modélisé le processus de formation de ces dômes de glace côtiers.

L'étude montre que cette formation s'effectue lors d'une déglaciation, c'est-à-dire lorsque la ligne d'ancrage (limite entre parties posée et flottante de l'inlandsis) recule en direction du centre de l'inlandsis. Une fois formés, ces dômes ralentissent drastiquement le recul de l'inlandsis, ce qui pourrait expliquer pourquoi des changements importants de volumes dans le passé montrent une réponse retardée par rapport aux changements climatiques actuels.

Cette modélisation est possible grâce aux récentes évolutions des modèles numériques par la communauté de glaciologues.

Les résultats de cette étude sont à découvrir dans Antarctic ice rise formation, evolution and stability.


Mort cellulaire orientée par le NAD

Continuellement dans l'organisme, des cellules meurent de manière programmée. Certaines par "apoptose", un processus naturel relativement discret car il n'affecte pas la fonction des cellules avoisinantes et ne suscite pas de réponse inflammatoire. D'autres par "nécroptose", un processus de mort cellulaire identifié notamment dans les infections virales : les cellules libèrent alors des molécules pro-inflammatoires qui attirent les cellules sanguines et provoquent une réponse immune protectrice.

Dans une étude publiée récemment dans Cell Death and Differentiation, Nicolas Preyat (laboratoire d'Immunobiologie, IBMM), Oberdan Leo (IMI) et leurs collaborateurs démontrent que le nicotinamide dinucléotide (NAD) favoriserait la nécroptose, aux dépens de l'apoptose. Cette observation éclaire les mécanismes qui régulent le choix du processus de mort cellulaire, encore mal connus aujourd'hui, et permet d'imaginer de nouvelles approches thérapeutiques dans le cadre de la lutte contre les cancers : en favorisant l'accumulation de NAD intracellulaire, il serait en effet envisageable de favoriser la mort des cellules tumorales par nécroptose, déclenchant ainsi une réponse immune anti-tumorale.


MT180: finale interuniversitaire

Ils étaient dix doctorants à "s'affronter" le mois dernier lors de la finale ULB du concours Ma thèse en 180 secondes. Tous motivés par le défi - présenter en maximum 180 secondes leur sujet de thèse -, tous intéressés à partager leur recherche avec le grand public.

Le jury composé de scientifiques et professionnels de la communication a sélectionné cinq candidats qui iront défendre les couleurs ULB lors de la finale interuniversitaire, à savoir : Matthieu Doyen (Plongée dans la nanosphère: mieux la comprendre pour mieux la développer), Fatemeh Esmaeilzadeh (Une pompe pour régler vos problèmes de coeur), Céline Ragoen (Le verre incassable: de la fiction à la réalité) ainsi que Sophie Bauduin (Cartographier la pollution de l'air depuis l'espace) et Geneviève Hublet (Et si trois minutes suffisaient pour construire une planète?) doctorantes en Faculté des Sciences.

La finale interuniversitaire du concours Ma thèse en 180 secondes aura lieu ce jeudi 28 mai à 17h30 à Namur. La soirée sera animée par Patrice Goldberg (Matière grise- RTBF) et sera ponctuée de moments d'improvisation théâtrale par la Compagnie TADAM et de caricatures des candidats par Jacques Sondron. Les 3 lauréats participeront à la finale internationale à Paris.

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Redémarrage du LHC

Les activités du CERN reprennent progressivement : le LHC (Large Hadron Collider) a été remis en route il y a quelques jours, après 2 ans d'inactivité durant lesquels plusieurs modifications ont été effectuées pour notamment le rendre plus puissant.

La nuit dernière, lors des tests de réglages, les physiciens du CERN ont pu observer pour la première fois une collision de protons à l'énergie record de 13 TeV, une énergie jamais atteinte par un accélérateurde particules. Les tests continuent dans les jours à venir : un deuxième round est prévu début juin. Une fois tous les paramètres définis, tous les détecteurs pourront être relancés. Les scientifiques de l'ULB (Service de Physique des particules élémentaires, Faculté des Sciences) et leurs collègues pourront alors reprendre l'analyse de données du détecteur de particules CMS.

Le LHC run 2 a pour but de confirmer l'existence et de caractériser le boson de Brout-Englert-Higgs, dont la découverte a été confirmée par le CERN en 2012, ce qui vaudra à François Englert et Peter Higgs le prix Nobel de physique en 2013. Mais les scientifiques s'intéresseront également à la matière noires, aux particules 'exotiques', à la supersymétrie, etc.

[Plus d'informations sur le site du CERN]

 

Clin d'oeil

A vos agendas !

  • Les activités de l'Expérimentarium de Physique