Le Professeur J.F. Raskin reçoit l'IBM Faculty Award

Le Professeur Jean-François Raskin (Département d'Informatique, Faculté des Sciences) vient de recevoir l'IBM Faculty Award pour ses recherches sur les systèmes informatiques réactifs.

Ses recherches portent sur la correction des systèmes réactifs. Ces systèmes informatiques maintiennent une interaction continue avec l'environnement dans lequel ils opèrent, comme par exemple les contrôleurs intégrés dans les voitures ou les avions, les logiciels au niveau du système, les pilotes de périphériques, les protocoles de communication, etc. Pour assurer la fiabilité de ces systèmes, des techniques de vérification avancées ont été développées. En développant de nouveaux algorithmes et outils de soutien à la synthèse automatique de cessystèmes réactifs, le professeur Raskin a pour but de permettre le développement de systèmes informatiques corrects dès leur conception, plutôt que d'opérer des vérifications et corrections de logiciels ultérieures.

L'IBM Faculty Award, décerné par la célèbre firme américaine, favorise la collaboration entre les chercheurs de grandes universités dans le monde et IBM et est assorti d'un montant de 10 000 $, soit un peu plus de 8900€. Le prix a été décerné au cours d'une brève cérémonie à l'ULB.

[Réécouter le podcast "Paroles de chercheurs", consacré aux travaux de JF Raskin]

Au coeur des étoiles

Pour la première fois, des chercheurs de l'ULB - Institut d'Astronomie et d'Astrophysique, Faculté des Sciences - et de l'Université de Montpellier réussissent à mesurer la température au coeur de certaines étoiles et à mesurer leur âge. Leur étude est publiée ce 8 janvier dans la prestigieuse revue Nature.

Ces mesures utilisent des isotopes d'éléments chimiques particuliers qui jouent le rôle de thermomètre et d'horloge et dont les chercheurs ont déterminé les abondances à la surface des étoiles. Ils ont pour cela utilisé le spectographe HERMES (Iles Canaries) construit grâce à une collaboration impliquant principalement la KULeuven, l'ULB et l'Observatoire royal de Belgique.

Les températures mesurées par les astrophysiciens concernent les couches profondes des étoiles où se déroule la synthèse des éléments plus lourds que le fer. Après avoir été transportés à la surface de l'étoile, ces éléments lourds seront éjectés à la fin de la vie de l'étoile. Ils rejoindront alors le milieu instellaire et les grands nuages qui le composent et à partir desquels naissent de nouvelles étoiles. Ce scénario s'est produit pour notre Soleil il y a quatre milliards et demi d'années; les éléments plus lourds que le fer que nous utilisons aujourd'hui dans de nombreuses applications technologiques ont suivi le même chemin.

C'est donc l'origine de tous ces éléments que les astrophysiciens belges et français aident à mieux comprendre avec leur dernière publication.

TROPIMUNDO intègre une compensation carbone dans sa mobilité d'étudiants

L'Erasmus Mundus Masters Course in Tropical Biodiversity and Ecosystems (TROPIMUNDO) est un des 116 programmes de master en Europe ayant obtenu le label d'excellence Erasmus Mundus. Tout cursus Erasmus Mundus implique un programme conjoint entre plusieurs universités et donc une mobilité considérable des étudiants participants.

Une telle mobilité est nécessaire pour avancer dans la connaissance du système Terre et ses interactions avec son environnement, les populations biotiques (organismes vivants) et les sociétés humaines, en particulier dans les tropiques. Cependant, face au phénomène du réchauffement climatique, les émissions de carbone dues à la mobilité des étudiants devraient être corrigées par des initiatives de compensation carbone.

Lors d'une réunion qui a rassemblé, du 8 au 12 décembre dernier, tous les étudiants, scientifiques et coordinateurs de TROPIMUNDO de Bruxelles, Paris, Florence, Afrique du Sud, Malaisie et Australie, le Conseil de Gestion de TROPIMUNDO a pris la décision de principe de créer une compensation carbone pour chaque mobilité internationale au sein de ce programme.

«Concrètement, explique le coordinateur de TROPIMUNDO, Farid Dahdouh-Guebas, ceci signifie que les émissions de carbone engendrées par les déplacements des participants dans le cadre du programme Erasmus Mundus TROPIMUNDO seront compensées en soutenant des projets qui augmentent l'absorption de la même quantité de dioxyde de carbone. Les projets de compensation carbone sélectionnés devront être certifiés par la United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC)».

À travers l'exemple du programme TROPIMUNDO, ses responsables espèrent ouvrir la voie et convaincre leurs homologues académiques et scientifiques à suivre ce modèle de compensation carbone afin de faire face à l'augmentation de phénomènes naturels (ouragans, foudre, sécheresse,...) résultant de l'accroissement d'émissions de carbone.


Car-sharing de voitures électriques

Le car-sharing de voitures électriques est souvent présenté comme une réponse aux problèmes de mobilité et de pollution en ville. Mais comment optimiser cette solution? La question est au cœur d'un projet Urban Europe qui réunit depuis quelques semaines, des partenaires autrichiens, italiens et belges: le projet e4-Share – Models for Ecological, Economical, Efficient, Electric Car-Sharing – auquel participe Bernard Fortz, service Graphes et Optimisation Mathématique, Faculté des Sciences.

« Notre groupe va développer des algorithmes pour optimiser la gestion de voitures électriques partagées, avec un système flexible, c'est-à-dire sans réservation des véhicules. Nous tenterons de répondre mathématiquement à des questions aussi concrètes qu'Où installer les stations de recharge pour ces voitures électriques? ou Comment réguler les stocks et les déplacements des véhicules entre parcs automobiles, en prenant en compte notamment les besoins des utilisateurs ou le temps de recharge des voitures? » explique Bernard Fortz, « Grâce au soutien d'Innoviris, nous étudions ces questions à Bruxelles, où nous collaborons avec une société bruxelloise qui gère des voitures électriques, ce qui nous permet d'être au plus près du terrain ».


Nombres magiques

Branche des mathématiques, la topologie permet de classifier des objets géométriques. Les physiciens l'exploitent eux aussi, dans le but de prédire et de décrire de nouvelles phases de la matière, les états topologiques.

Ces phases étonnantes, généralement accessibles aux basses températures, présentent des propriétés de conduction électrique uniques, particulièrement robustes sous l'effet de perturbations extérieures. Elles laissent donc entrevoir des applications technologiques prometteuses.

La stabilité des états topologiques de la matière est établie par des nombres magiques, les nombres de Chern qui demeurent invariants en présence de défauts et de déformations. Pour la première fois, une équipe internationale a réussi à mesurer le nombre de Chern avec précision dans une expérience d'atomes froids.

Publiée dans la revue Nature Physics, cette expérience a réuni des chercheurs allemands, belges, français et britanniques dont Nathan Goldman, Center for Nonlinear Phenomena and Complex Systems, Faculté des Sciences.


Le risque de métastases analysé par infrarouge

Les rayons infrarouges permettraient de déterminer la gravité d'un mélanome et notamment sa capacité à former des métastases. C'est le résultat d'une étude menée par Noémie Wald et Erik Goormaghtigh (Structure et Fonction des Membranes Biologiques, Faculté des Sciences) et publiée dans la revue Analyst.

Les chercheurs ont comparé une vingtaine d'échantillons de mélanomes sous un microscope infrarouge. Leur hypothèse était qu'une cellule cancéreuse acquiert progressivement des propriétés biochimiques lui permettant de former des métastases et que ces modifications pourraient se refléter dans le spectre infrarouge. Bien vu : ils ont en effet observé une différence entre les tumeurs de patients de stade I et II avec celles de patients de stades III et IV, ces derniers correspondant aux cellules ayant acquis la capacité de se disséminer dans l'organisme et donc de former des métastases.

Savoir quelle est la probabilité qu'un cancer forme des métastases est un élément important pour adapter au mieux le traitement des patients. Alors qu'aucun biomarqueur caractéristique des tumeurs à haut risque de dissémination n'a encore été mis à jour, cette méthode d'observation par infrarouge pourrait donc fournir un outil précieux aux oncologues dans le futur.


Les paysages de Wallonie décryptés

Le cinquième et nouveau tome des "Atlas des paysages de Wallonie" vient de sortir. Consacré à l'Ardenne centrale et la Thiérache, l'ouvrage représente l'aboutissement des recherches d'une équipe pluridisciplinaire de l'IGEAT (Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire, Faculté des Sciences), sous la supervision de Marie-Françoise Godart.

Sociologue, agronome, géographe, historien, licencié en tourisme ou encore environnementaliste: les profils variés des chercheurs de l'ULB sont un atout pour aborder les paysages de Wallonie sous différentes facettes. Grâce aux recherches cartographiques et bibliographiques, à un travail approfondi d'observation sur le terrain et à une enquête sociologique, les chercheurs ont établi une description physique et historique du paysage couplée à sa perception sociétale par les habitants. Une synthèse qui se révèle utile dans les questions de gestion et de préservation des paysages ou de revalorisation des sites urbains désaffectés, par exemple.

L'ULB est impliquée dans la rédaction de ces atlas depuis le début du projet lancé en 2005 par la Conférence Permanente du Développement Territorial. À l'heure actuelle, les recherches se tournent vers la vallée de la Meuse, et notamment l'impact du tourisme. Un autre paysage, une autre histoire, et un autre atlas que les chercheurs espèrent publier à la fin de l'année 2015.

[Lien DI-fusion - Accessible sur le site de la CPDT: http://cpdt.wallonie.be , onglet Publications/Atlas]


Création du Fonds Prix Nobel François Englert

La Fondation ULB vient d'annoncer la création du Fonds Prix Nobel François Englert dédié à la recherche d'excellence en sciences exactes et naturelles de l'ULB. Placé sous le patronnage du Professeur François Englert, il a pour mission de récolter des dons en vue de financer des chercheurs à haut potentiel.

Si vous désirez contribuer à ce projet, vos versements peuvent être effectués sur le compte bancaire de la Fondation : BE95 3630 4292 4358 avec la mention « FONDS PRIX NOBEL ».

Plus d'informations sur le site de la Fondation ULB

 

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