Création d'une carte 3D détaillée de notre galaxie

Jeudi l 26-04-2018

L'Agence spatiale européenne (ESA) vient de publier les positions, mouvements et distances de plus d'un milliard d'étoiles, observées par le satellite Gaia depuis 2014. L'ensemble forme une carte 3D de notre galaxie, la Voie Lactée, la plus grande et la plus précise à ce jour.

La carte de Gaia contient aussi des mesures des vitesses et des directions des mouvements des étoiles durant leur trajet autour du centre de notre galaxie. Grâce à cela, les astronomes pourront retracer le parcours de chacune de ces étoiles sur plusieurs millions d'années dans le passé et prédire leurs trajectoires futures.

Le consortium en charge du traitement des observations du satellite Gaia et de la production de son catalogue est constitué d'environ 300 personnes (astronomes, informaticiens, ingénieurs, ...), dont 3 à l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de la Faculté des Sciences de l'ULB. Cela fait plus de 10 ans que ces chercheurs, sous la responsabilité de Dimitri Pourbaix, préparent leurs segments du pipeline de réduction des données, matérialisé dans leur cas au CNES à Toulouse. Un moment pressentis pour faire partie de la 2e version du catalogue sortie ce 25 avril (DR2), les résultats de nos trois chercheurs devront finalement attendre la 3e livraison en 2021-22 pour être révélés et pouvoir ainsi fêter l'aboutissement d'autant d'années de préparation.

Indirectement, leur travail est malgré tout déjà présent dans DR2.

Certains tests préliminaires effectués à Bruxelles ont en effet permis d'identifier certains problèmes dans les résultats destinés à DR2 et de les corriger avant l'ultime livraison de ceux-ci à la communauté astronomique toute entière.

Le 5 mai, Dimitri Pourbaix présentera une conférence sur Gaia dans le cadre d'Altaïr (http://altair.ulb.ac.be/ProgrammeConferences.html).

Le Jardin Jean Massart nominé à l'UMAC Award 2018

Jeudi l 12-04-2018

L'exposition « Relations plantes-insectes : par et pour son public! » organisée par le Jardin Botanique Jean Massart en 2017 a remporté un franc succès. Cette belle réussite vient d'être récompensée par une nomination à l'UMAC Award 2018, décerné par le Conseil International des Musées (ICOM).

Cette exposition de 109 photographies en plein air illustrant les relations entre les plantes et leurs insectes associés a attiré plus de 2000 visiteurs en août 2017, ce qui lui a valu une prolongation jusque fin octobre. Elle a été mise sur pied par Alexia Totté du Jardin Botanique Jean Massart en collaboration avec l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB) et des entomologistes de l'ULB et avec le soutien de Bruxelles Environnement. L'originalité du projet est son aspect participatif : les photographies exposées ont été prises par des photographes amateurs ou professionnels tous visiteurs réguliers du jardin.

Cette manifestation a permis de mettre en valeur le travail colossal de recensement des entomologistes de l'IRSNB. En effet, le jardin abrite plus de 2000 espèces d'insectes, découlant directement de la grande diversité de plantes présentes ainsi que des méthodes de gestions utilisées au jardin depuis sa création en 1922 par Jean Massart de l'ULB. Ce jardin botanique est actuellement co-géré par l'université et Bruxelles Environnement depuis 2009.

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Comment les plantes pourraient mieux résister à la sècheresse ?

Mercredi l 28-03-2018

Dépourvues de système nerveux, les plantes doivent faire appel à divers signaux comme les variations des concentrations intracellulaires de calcium (Ca2+) pour pouvoir percevoir les stimuli environnementaux : malheureusement, peu d'informations existent sur les gènes qui contrôlent ce réseau. Une étude du Laboratoire de Physiologie et de Génétique moléculaire des Plantes (LPGMP, Faculté des Sciences), en collaboration avec l'Université de Milan, fournit de nouveaux éléments.

Le transporteur CCX2 (« CATION Ca2+ EXCHANGER 2 »), localisé dans la membrane du réticulum endoplasmique - compartiment cellulaire relié au noyau- module, par la régulation des concentrations de Ca2+ dans le cytosol et le réticulum endoplasmique, les réponses aux stress osmotiques comme la sécheresse ou le stress salin.

Les plantes dépourvues de la fonction CCX2 sont plus sensibles aux stress osmotiques tandis que celles avec un gain de cette fonction sont plus résistantes. L'impact des mutations de CCX2 sur la dynamique du signal Ca2+ a pu être étudié in vivo grâce à des biocapteurs, protéines fluorescentes sensibles au Ca2+ exprimées dans différents compartiments cellulaires. A ce jour aucun mutant de plante avec une variation (par rapport au type sauvage) mesurable de la concentration en Ca2+ dans le reticulum endoplamisque n'avait été identifié. Le fait que CCX2 soit un facteur limitant de la résistance aux stress osmotiques soutient l'importance des flux de calcium entre le reticulum endoplasmique et le cytosol dans cette réponse.

Cette étude sur un nouvel acteur clé de l'homéostasie intracellulaire du Ca2+, et d'une manière générale l'élucidation des voies de signalisation cellulaire, ouvrent des perspectives pour répondre aux défis agricoles mondiaux, en améliorant la résistance des plantes cultivées.

Ce travail de recherche publié dans la revue PNAS a été principalement réalisé par le Dr Massimiliano Corso, collaborateur scientifique du FNRS au Laboratoire de Physiologie et de Génétique moléculaire des Plantes (LPGMP) du Pr. Nathalie Verbruggen (ULB). Le travail de génétique et de biologie moléculaire a été réalisé au LPGMP (ULB) et celui de microscopie a été réalisé en collaboration avec le Dr Alex Costa de l'Université de Milan (IT) grâce à une short-term fellowship EMBO obtenue par le Dr Corso.

Endoplasmic reticulum-localized CCX2 is required for osmotolerance by regulating ER and cytosolic Ca2+ dynamics in Arabidopsis
Massimiliano Corso, Fabrizio G. Doccula, J. Romário F. de Melo, Alex Costa and Nathalie Verbruggen
PNAS March 26, 2018

Membrane plasmique: un mystère levé!

Mercredi l 21-03-2018

C'est un mystère qui est levé ! En 2003, des chercheurs allemands observent un étrange phénomène en étudiant la membrane des cellules de levures : certaines protéines de la membrane, réparties habituellement de manière homogène, se regroupent en îlots localisés, sans raison apparente. Ce processus n'avait pas pu être expliqué... jusqu'à aujourd'hui !

Une étude publiée par le laboratoire de Physiologie moléculaire de la Cellule du Pr. Bruno ANDRE (Biopark, Gosselies) montre que la membrane plasmique des cellules présente des renfoncements au sein desquels des transporteurs membranaires s'accumulent, ce qui les protège contre un mécanisme général d'élimination des protéines de surface qui s'active dans des conditions de carence nutritionnelle.

Ces transporteurs ainsi préservés subsistent en abondance dans la membrane ce qui leur permet d'assurer efficacement leur rôle dès que les nutriments redeviennent disponibles. L'étude montre également que l'accumulation préférentielle des transporteurs au sein de ces ilots membranaires est déterminée par la conformation tridimensionnelle de ces protéines, et qu'un changement de cette structure induit leur dissipation rapide au sein de la membrane.

Cette étude menée sur la levure ouvre des perspectives de recherche sur des microdomaines similaires encore mal connus et présents dans la membrane des cellules humaines. Ce travail de recherche publié dans la revue PNAS a été principalement réalisé par le Dr. Christos GOURNAS, Chargé de Recherche au FNRS, en collaboration avec le Centre d'Imagerie CMMI du Biopark de Gosselies et le Dr. D. Tyteca de l'Institut de Duve de l'UCL.

Conformation-dependent partitioning of yeast nutrient transporters into starvation-protective membrane domains

Référence Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

Les volcans sensibles aux cycles lunaires

Mardi l 27-02-2018

Les volcans seraient sensibles au cycle lunaire. C'est la conclusion étonnante d'une étude de Corentin Caudron, chercheur au Laboratoire G-TIME de la Faculté des Sciences de l'ULB, et de ses collègues de la Nasa et de la Brown University (USA). Publiée dans Nature Scientific Reports, cette étude se penche sur l'éruption surprise du volcan néo-zélandais Ruapehu en 2007.

Le volcan Ruapehu a connu éruption surprise en 2007. Les vibrations enregistrées sur le volcan depuis 12 ans montrent une corrélation avec les cycles lunaires trois mois avant cette éruption surprise, mais à aucun autre moment. Beaucoup d'études se sont penchées par le passé sur la possibilité que les marées lunaires déclenchent une éruption volcanique.

Pour comprendre comment les forces tidales influencent les vibrations du sol, les chercheurs ont mis au point un modèle numérique. Les volcans comme le Ruapehu contiennent un conduit vertical dans lequel le magma circule en convection, surmonté par une poche de gaz et enfin par une matrice de roche fracturée et poreuse. D'après ce modèle, les vibrations du sol sont générées par la résonance de cette poche de gaz. Ce que le modèle montre également, c'est que lorsque la pression dans la poche de gaz atteint un seuil critique, les marées lunaires peuvent induire un changement de contraintes susceptible de modifier l'amplitude des vibrations enregistrées en surface. Par conséquent, ce n'est que lorsque la pression dans le système devient critique, quelques mois avant l'éruption, qu'il devient sensible aux marées et que la corrélation statistique émerge de manière fiable (1 chance sur ~3.5 millions que ça se produise par hasard).

Cette approche va maintenant être testée sur d'autres volcans, notamment avec des données géochimiques, pour voir si la méthode pourrait être utilisée comme outil de surveillance.

Sensitivity to lunar cycles prior to the 2007 eruption of Ruapehu volcano
Girona, Társilo; Huber, Christian; Caudron, Corentin
Référence Scientific reports, 8, 1476

L'Océan côtier devient un puits de CO2 de plus en plus efficace à l'échelle globale

Mercredi l 31-01-2018

L'océan dans son ensemble pompe environ 30% du CO2 émis dans l'atmosphère par les activités humaines. En conséquence, la pression partielle de CO2 (pCO2) de l'océan de surface a tendance à croître au même rythme que celle de l'atmosphère. L'efficacité avec laquelle l'océan piège le CO2 a d'importantes ramifications sur la stabilité du système climatique et sur la santé de l'écosystème marin. Au cours des dernières décennies, ce puits de carbone à tendance à s'affaiblir. Cependant, à la différence de l'océan ouvert, la pCO2 de la majorité des régions côtières, qui représentent environ 7% de la surface globale des océans, augmente quant à elle plus lentement que celle de l'atmosphère.

C'est ce que conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Libre de Bruxelles (ULB, Belgique), en collaboration avec d'autres instituts américains et suisse, publiée aujourd'hui dans le journal Nature Communications. En se basant sur des données observationnelles et l'analyse de séries temporelles, les auteurs ont montré que la majorité des zones côtières ont tendance à piéger de plus en plus de CO2 atmosphérique.

Cette étude est pionnière car, dû au manque de données observationnelles, il était jusqu'ici difficile d'analyser l'évolution globale du puits de CO2 des zones côtières : « Bien que l'océan ouvert dispose de bases de données en pCO2 de plus en plus importantes, la complexité de l'océan côtier requiert une meilleure couverture et notre analyse n'aurait pas pu être réalisée il y a quelques années », souligne le Dr. Goulven Laruelle, chercheur de l'unité de recherche 'Biogéochimie et Modélisation du Système Terre' (ULB) et premier auteur de cet article. En effet, les zones côtières ayant un comportement très différent selon leur position géographique et leur topographie, il est particulièrement compliqué d'arriver à fournir des tendances globales : par exemple dans les hautes latitudes, les zones côtières se comportent généralement comme des puits de carbone tandis que sous les tropiques, ce sont plutôt des sources de CO2. Depuis 2007, la création de la base de données SOCAT et son extension récente vers les régions cotières a permis pour la première fois de calculer ces tendances globales, en s'appuyant sur l'analyse statistique des séries temporelles.

« Deux raisons principales pourraient expliquer cette tendance », explique le Dr. Wei-Jun Cai, chercheur à University of Delaware et co-auteur de cet article. « La première concerne le fonctionnement de la 'pompe physique': l'océan côtier est moins profond que l'océan ouvert et transfère rapidement le CO2 vers celui-ci; en conséquence, un gradient significatif de concentration en CO2 est maintenu entre l'atmosphère et l'océan côtier, ce qui favorise l'absorption de CO2 anthropique. La deuxième explication est liée à la 'pompe biologique' : les activités humaines ont amplifié l'apport en nutriments des rivières vers les zones côtières, ce qui stimule la production biologique et le piégeage de CO2 atmosphérique. Ce mécanisme expliquerait aussi que l'océan côtier global, qui était probablement hétérotrophe avant l'ère industrielle, soit aujourd'hui devenu autotrophe »

« Les résultats de cette étude confirment qu'il est important d'intégrer les zones côtières dans les bilans de carbone à l'échelle globale », souligne Pierre Regnier, professeur à l'Université Libre de Bruxelles et co-auteur de l'article. « La possibilité que l'océan côtier devienne un puits de CO2 plus important dans le futur devrait être pris en compte dans les modèles couplés du cycle global du carbone et du climat ».

Continental shelves as a variable but increasing global sink for atmospheric carbon dioxide

Goulven G. Laruelle, Wei-Jun Cai, Xinping Hu, Nicolas Gruber, Fred T. Mackenzie & Pierre Regnier

Mercredi l 23-05-2018
Deux nouveaux bacheliers à Charleroi

Dès la rentrée prochaine, le campus de Charleroi Ville-Haute accueillera deux nouveaux bacheliers organisés en collaboration avec UMons: un bachelier en sciences humaines et une première année polyvalente en sciences de la vie.

Ces deux nouveaux bacheliers viennent renforcer l'offre de proximité que l'ULB souhaite offrir aux jeunes étudiants de Charleroi et des environs. Le lancement de ces deux bacheliers en partenariat avec UMons est une réponse directe à l'enjeu pour Charleroi d'accroître le nombre de jeunes poursuivant des études supérieures.

La première année polyvalente en sciences de la vie est la seule disponible pour la Belgique francophone. Elle entre dans le cadre du bachelier en sciences biologiques. En instaurant une première année polyvalente, l'Université permet à l'étudiant de trouver sa voie en cours d'année. Durant cette année, les étudiants seront en contact lors de leurs travaux pratiques avec des enseignants chercheurs du Biopark et de l'UMons. La réussite de cette première année donnera un accès inconditionnel à cinq cursus de 2e bloc de bachelier.

Le bachelier en sciences humaines et sociales permettra aux étudiants qui désirent s'orienter vers des études en sciences humaines de pouvoir accéder à une connaissance large des savoirs en sciences sociales et politiques sans devoir se spécialiser trop rapidement dans une discipline. Le programme assure une formation dans des disciplines différentes et propose des cours de méthodologie et des cours de langue. Il propose aussi une formation de base solide, permettant l'orientation future dans de très nombreux masters.

Plus d'information sur ces bacheliers sur le site de l'ULB

Mercredi l 16-05-2018
HERA Awards: 2 étudiants de l'IGEAT récompensés

2 étudiants de l'IGEAT ont été récompensés d'un prix d'excellence HERA Awards pour leurs mémoires "innovants en développement soutenable".

Les "Higher Education and Research Awards" (HERA) récompensent chaque année des jeunes diplômés qui, par leur mémoire à l'approche systémique propre au développement soutenable, inspirent et stimulent l'ensemble de notre société à agir à 360°.

  • Santé: Agathe Salmon (ULB, Institut de gestion de l'environnement et d'aménégement du territoire) pour son travail nommé "La féminisation des poissons par la présence d'œstrogènes en eaux de surface. Rôle des contraceptions œstropro-gestatives et prise en compte par le monde médical."

    Les perturbateurs endocriniens sont des micro-polluants capables, même à des doses très réduites, d'interférer avec les systèmes hormonaux d'organismes humains et animaux. Agathe Salmon s'est intéressée à l'un d'eux, le 17α-éthinylestradiol (EE2), composant principal des pilules contraceptives. Elle a d'abord détaillé son trajet depuis les urines féminines jusqu'aux écosystèmes aquatiques, puis ses impacts sur les poissons qui y sont exposés. Elle a ensuite mis en évidence, via une enquête par questionnaires menée auprès de 790 étudiants en médecine et médecins prescripteurs, le peu de connaissances qu'ont ces derniers de ces impacts. Ils sont néanmoins largement demandeurs d'informations fondées à ce sujet. Forte de ces constats, Agathe Salmon propose d'attribuer une note écologique aux médicaments œstroprogestatifs selon divers critères (capacité de dégradation, toxicité, bioaccumulation...). Inspirée d'expériences menées avec succès à l'étranger, une telle proposition pourrait intégrer la préoccupation écologique à la pratique gynécologique.
  • Alimentation: Bastien Van Grunderbeeck (ULB, Institut de gestion de l'environnement et d'aménégement du territoire) pour son mémoire intitulé "L'impact économique et environnemental de la gestion des déchets dans les systèmes alimentaires alternatifs bruxellois. Le cas du réseau des magasins de distribution Färm."

    Le travail de Bastien Van Grunderbeeck porte sur les déchets générés par les systèmes alimentaires alternatifs et, plus spécifiquement, sur la coopérative bruxelloise Färm. Née en 2013, celle-ci consiste en un réseau de magasins bios promouvant une alimentation bio, locale et de saison. Après avoir étudié l'impact économique et environnemental de la gestion des déchets dans l'un des magasins de la chaîne, l'auteur a réalisé une analyse de cycle de vie d'un panier de fruits et légumes sur l'ensemble du système alimentaire, soit du producteur jusqu'au consommateur. Son travail met en évidence l'impact important du distributeur dans la chaîne alimentaire, tant en matière de lutte contre les pertes de produits (invendus) qu'en matière de recours aux emballages, contenants et matériaux de transport jetés par le magasin ou fournis aux consommateurs. Il démontre que le modèle de distribution alternative génère à la fois des gains financiers, mais aussi de nombreux effets secondaires: performance logistique accrue, réduction des coûts sociaux et environnementaux, développement de partenariats, partage de connaissances, etc. Plus largement, il formule des enseignements et recommandations susceptibles de contribuer au renforcement du système alimentaire durable et résilient dans le contexte de l'agriculture urbaine.

Ces lauréats ont été récompensés par un prix de 2 500 euros pour leur engagement envers les grands enjeux de la société. "Certains travaux, indique le communiqué des HERA Awards, proposent de véritables outils pour les citoyens et ne demandent qu'à être mis en pratique."

Lundi l 14-05-2018
Master en cybersécurité : Partenariat avec Thales Belgique

Lancé il y a deux ans par Yves Roggeman, Olivier Markowitch (professeurs à la Faculté des Sciences) et Jean-Michel Dricot (professeur à l'Ecole polytechnique de Bruxelles), le master interuniversitaire en cybersécuritévient de franchir une nouvelle étape, grâce à la signature d'un partenariat académique de trois ans avec Thales Belgique. "Durant leur master, les étudiants doivent effectuer un stage en entreprise. Nous avions donc des contacts avec plusieurs sociétés et très vite, le groupe Thales s'est montré intéressé par une collaboration, tant pour la recherche que pour l'enseignement", explique Olivier Markowitch. C'est que l'entreprise, française, possède une certaine expérience en la matière : elle a en effet noué de nombreux partenariats avec des universités françaises.

"C'est une situation win-win. Grâce à cette convention, les étudiants pourront bénéficier de deux jours de formation au Cyberlab de Thales Belgique, un centre d'entraînement qui permet de tester la résistance d'un réseau aux cyberattaques. De son côté, la société espère séduire les futurs diplômés en cybersécurité, très recherchés sur le marché de l'emploi", précise Jean-Michel Dricot. D'ici 2020, notre pays nécessitera en effet pas moins de 2000 experts en cybersécurité.

Le master, unique en Belgique et organisé par l'ULB en collaboration avec l'Unamur, l'UCL, l'Ecole Royale Militaire, la HE2B et la HELB, continue donc d'étoffer son offre d'activités pour ses 70 étudiants, venus de l'ULB, mais aussi d'autres établissements supérieurs en Belgique et à l'étranger.

Lundi l 14-05-2018
Festival Pint of Science à Bruxelles du 14 au 16 mai 2018

Du 14 au 16 mai, un festival scientifique d'un autre genre prend place dans plusieurs cafés bruxellois avec la participation de nombreux chercheurs de l'ULB.

Le festival "Pint of Science" est le plus grand festival scientifique international. Ce festival a lieu pendant trois jours durant le mois de mai dans 21 pays et propose, pour sa première édition belge, 39 événements organisés à Bruxelles, Gand, Anvers, Liège, Louvain-la-Neuve, Louvain et Bruges.

L'objectif? Amener des chercheurs dans les bars pour des discussions pertinentes sur les derniers événements du monde scientifique dans une ambiance conviviale et accessible à tous.

À Bruxelles, quatre bars du centre-ville porteront la blouse de laboratoire et ouvriront leurs portes aux scientifiques bruxellois, en grande partie de l'ULB, sur quatre thèmes différents:

  • "Planet Earth" aux Halles Saint-Géry
  • "Our body" au Grimbergen Café
  • "Atoms and galaxy" au The Sister Café
  • "Beautiful mind" au Jester

Retrouvez toutes les informations sur le site de cet événement unique.

Lundi l 07-05-2018
Concours MT180 - Finale interuniversitaire ce 24 mai

Ils étaient 16 doctorants à "s'affronter" ce week-end lors de la finale ULB du concours Ma thèse en 180 secondes. Tous motivés par le défi - présenter en maximum 180 secondes leur sujet de thèse -, tous intéressés à partager leur recherche avec le grand public.

Le jury composé de scientifiques et de professionnels de la communication a choisi quatre d'entre eux pour défendre les couleurs ULB lors de la finale interuniversitaire, qui aura lieu également à l'ULB le 24 mai prochain:

  • Alexandru Mihai Dumitrescu (Une carte pour le neurochirurgien, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) - qui a reçu également le Prix du Public ;
  • Marie Eubelen (Le transport en commun du cerveau humain, Faculté des Sciences) ;
  • Claire Liefferinckx (Recherche de variations génétiques influençant la sévérité des maladies de Crohn et Rectocolite, Faculté de Médecine) ;
  • et Jennifer Watchi (Développer des nouvelles structures d'isolation, oui mais pourquoi?, Ecole Polytechnique de Bruxelles).

Félicitations et bonne chance !