Le Jardin Jean Massart nominé à l'UMAC Award 2018

Jeudi l 12-04-2018

L'exposition « Relations plantes-insectes : par et pour son public! » organisée par le Jardin Botanique Jean Massart en 2017 a remporté un franc succès. Cette belle réussite vient d'être récompensée par une nomination à l'UMAC Award 2018, décerné par le Conseil International des Musées (ICOM).

Cette exposition de 109 photographies en plein air illustrant les relations entre les plantes et leurs insectes associés a attiré plus de 2000 visiteurs en août 2017, ce qui lui a valu une prolongation jusque fin octobre. Elle a été mise sur pied par Alexia Totté du Jardin Botanique Jean Massart en collaboration avec l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique (IRSNB) et des entomologistes de l'ULB et avec le soutien de Bruxelles Environnement. L'originalité du projet est son aspect participatif : les photographies exposées ont été prises par des photographes amateurs ou professionnels tous visiteurs réguliers du jardin.

Cette manifestation a permis de mettre en valeur le travail colossal de recensement des entomologistes de l'IRSNB. En effet, le jardin abrite plus de 2000 espèces d'insectes, découlant directement de la grande diversité de plantes présentes ainsi que des méthodes de gestions utilisées au jardin depuis sa création en 1922 par Jean Massart de l'ULB. Ce jardin botanique est actuellement co-géré par l'université et Bruxelles Environnement depuis 2009.

>>> Plus d'information

Comment les plantes pourraient mieux résister à la sècheresse ?

Mercredi l 28-03-2018

Dépourvues de système nerveux, les plantes doivent faire appel à divers signaux comme les variations des concentrations intracellulaires de calcium (Ca2+) pour pouvoir percevoir les stimuli environnementaux : malheureusement, peu d'informations existent sur les gènes qui contrôlent ce réseau. Une étude du Laboratoire de Physiologie et de Génétique moléculaire des Plantes (LPGMP, Faculté des Sciences), en collaboration avec l'Université de Milan, fournit de nouveaux éléments.

Le transporteur CCX2 (« CATION Ca2+ EXCHANGER 2 »), localisé dans la membrane du réticulum endoplasmique - compartiment cellulaire relié au noyau- module, par la régulation des concentrations de Ca2+ dans le cytosol et le réticulum endoplasmique, les réponses aux stress osmotiques comme la sécheresse ou le stress salin.

Les plantes dépourvues de la fonction CCX2 sont plus sensibles aux stress osmotiques tandis que celles avec un gain de cette fonction sont plus résistantes. L'impact des mutations de CCX2 sur la dynamique du signal Ca2+ a pu être étudié in vivo grâce à des biocapteurs, protéines fluorescentes sensibles au Ca2+ exprimées dans différents compartiments cellulaires. A ce jour aucun mutant de plante avec une variation (par rapport au type sauvage) mesurable de la concentration en Ca2+ dans le reticulum endoplamisque n'avait été identifié. Le fait que CCX2 soit un facteur limitant de la résistance aux stress osmotiques soutient l'importance des flux de calcium entre le reticulum endoplasmique et le cytosol dans cette réponse.

Cette étude sur un nouvel acteur clé de l'homéostasie intracellulaire du Ca2+, et d'une manière générale l'élucidation des voies de signalisation cellulaire, ouvrent des perspectives pour répondre aux défis agricoles mondiaux, en améliorant la résistance des plantes cultivées.

Ce travail de recherche publié dans la revue PNAS a été principalement réalisé par le Dr Massimiliano Corso, collaborateur scientifique du FNRS au Laboratoire de Physiologie et de Génétique moléculaire des Plantes (LPGMP) du Pr. Nathalie Verbruggen (ULB). Le travail de génétique et de biologie moléculaire a été réalisé au LPGMP (ULB) et celui de microscopie a été réalisé en collaboration avec le Dr Alex Costa de l'Université de Milan (IT) grâce à une short-term fellowship EMBO obtenue par le Dr Corso.

Endoplasmic reticulum-localized CCX2 is required for osmotolerance by regulating ER and cytosolic Ca2+ dynamics in Arabidopsis
Massimiliano Corso, Fabrizio G. Doccula, J. Romário F. de Melo, Alex Costa and Nathalie Verbruggen
PNAS March 26, 2018

Membrane plasmique: un mystère levé!

Mercredi l 21-03-2018

C'est un mystère qui est levé ! En 2003, des chercheurs allemands observent un étrange phénomène en étudiant la membrane des cellules de levures : certaines protéines de la membrane, réparties habituellement de manière homogène, se regroupent en îlots localisés, sans raison apparente. Ce processus n'avait pas pu être expliqué... jusqu'à aujourd'hui !

Une étude publiée par le laboratoire de Physiologie moléculaire de la Cellule du Pr. Bruno ANDRE (Biopark, Gosselies) montre que la membrane plasmique des cellules présente des renfoncements au sein desquels des transporteurs membranaires s'accumulent, ce qui les protège contre un mécanisme général d'élimination des protéines de surface qui s'active dans des conditions de carence nutritionnelle.

Ces transporteurs ainsi préservés subsistent en abondance dans la membrane ce qui leur permet d'assurer efficacement leur rôle dès que les nutriments redeviennent disponibles. L'étude montre également que l'accumulation préférentielle des transporteurs au sein de ces ilots membranaires est déterminée par la conformation tridimensionnelle de ces protéines, et qu'un changement de cette structure induit leur dissipation rapide au sein de la membrane.

Cette étude menée sur la levure ouvre des perspectives de recherche sur des microdomaines similaires encore mal connus et présents dans la membrane des cellules humaines. Ce travail de recherche publié dans la revue PNAS a été principalement réalisé par le Dr. Christos GOURNAS, Chargé de Recherche au FNRS, en collaboration avec le Centre d'Imagerie CMMI du Biopark de Gosselies et le Dr. D. Tyteca de l'Institut de Duve de l'UCL.

Conformation-dependent partitioning of yeast nutrient transporters into starvation-protective membrane domains

Référence Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

Les volcans sensibles aux cycles lunaires

Mardi l 27-02-2018

Les volcans seraient sensibles au cycle lunaire. C'est la conclusion étonnante d'une étude de Corentin Caudron, chercheur au Laboratoire G-TIME de la Faculté des Sciences de l'ULB, et de ses collègues de la Nasa et de la Brown University (USA). Publiée dans Nature Scientific Reports, cette étude se penche sur l'éruption surprise du volcan néo-zélandais Ruapehu en 2007.

Le volcan Ruapehu a connu éruption surprise en 2007. Les vibrations enregistrées sur le volcan depuis 12 ans montrent une corrélation avec les cycles lunaires trois mois avant cette éruption surprise, mais à aucun autre moment. Beaucoup d'études se sont penchées par le passé sur la possibilité que les marées lunaires déclenchent une éruption volcanique.

Pour comprendre comment les forces tidales influencent les vibrations du sol, les chercheurs ont mis au point un modèle numérique. Les volcans comme le Ruapehu contiennent un conduit vertical dans lequel le magma circule en convection, surmonté par une poche de gaz et enfin par une matrice de roche fracturée et poreuse. D'après ce modèle, les vibrations du sol sont générées par la résonance de cette poche de gaz. Ce que le modèle montre également, c'est que lorsque la pression dans la poche de gaz atteint un seuil critique, les marées lunaires peuvent induire un changement de contraintes susceptible de modifier l'amplitude des vibrations enregistrées en surface. Par conséquent, ce n'est que lorsque la pression dans le système devient critique, quelques mois avant l'éruption, qu'il devient sensible aux marées et que la corrélation statistique émerge de manière fiable (1 chance sur ~3.5 millions que ça se produise par hasard).

Cette approche va maintenant être testée sur d'autres volcans, notamment avec des données géochimiques, pour voir si la méthode pourrait être utilisée comme outil de surveillance.

Sensitivity to lunar cycles prior to the 2007 eruption of Ruapehu volcano
Girona, Társilo; Huber, Christian; Caudron, Corentin
Référence Scientific reports, 8, 1476

L'Océan côtier devient un puits de CO2 de plus en plus efficace à l'échelle globale

Mercredi l 31-01-2018

L'océan dans son ensemble pompe environ 30% du CO2 émis dans l'atmosphère par les activités humaines. En conséquence, la pression partielle de CO2 (pCO2) de l'océan de surface a tendance à croître au même rythme que celle de l'atmosphère. L'efficacité avec laquelle l'océan piège le CO2 a d'importantes ramifications sur la stabilité du système climatique et sur la santé de l'écosystème marin. Au cours des dernières décennies, ce puits de carbone à tendance à s'affaiblir. Cependant, à la différence de l'océan ouvert, la pCO2 de la majorité des régions côtières, qui représentent environ 7% de la surface globale des océans, augmente quant à elle plus lentement que celle de l'atmosphère.

C'est ce que conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Libre de Bruxelles (ULB, Belgique), en collaboration avec d'autres instituts américains et suisse, publiée aujourd'hui dans le journal Nature Communications. En se basant sur des données observationnelles et l'analyse de séries temporelles, les auteurs ont montré que la majorité des zones côtières ont tendance à piéger de plus en plus de CO2 atmosphérique.

Cette étude est pionnière car, dû au manque de données observationnelles, il était jusqu'ici difficile d'analyser l'évolution globale du puits de CO2 des zones côtières : « Bien que l'océan ouvert dispose de bases de données en pCO2 de plus en plus importantes, la complexité de l'océan côtier requiert une meilleure couverture et notre analyse n'aurait pas pu être réalisée il y a quelques années », souligne le Dr. Goulven Laruelle, chercheur de l'unité de recherche 'Biogéochimie et Modélisation du Système Terre' (ULB) et premier auteur de cet article. En effet, les zones côtières ayant un comportement très différent selon leur position géographique et leur topographie, il est particulièrement compliqué d'arriver à fournir des tendances globales : par exemple dans les hautes latitudes, les zones côtières se comportent généralement comme des puits de carbone tandis que sous les tropiques, ce sont plutôt des sources de CO2. Depuis 2007, la création de la base de données SOCAT et son extension récente vers les régions cotières a permis pour la première fois de calculer ces tendances globales, en s'appuyant sur l'analyse statistique des séries temporelles.

« Deux raisons principales pourraient expliquer cette tendance », explique le Dr. Wei-Jun Cai, chercheur à University of Delaware et co-auteur de cet article. « La première concerne le fonctionnement de la 'pompe physique': l'océan côtier est moins profond que l'océan ouvert et transfère rapidement le CO2 vers celui-ci; en conséquence, un gradient significatif de concentration en CO2 est maintenu entre l'atmosphère et l'océan côtier, ce qui favorise l'absorption de CO2 anthropique. La deuxième explication est liée à la 'pompe biologique' : les activités humaines ont amplifié l'apport en nutriments des rivières vers les zones côtières, ce qui stimule la production biologique et le piégeage de CO2 atmosphérique. Ce mécanisme expliquerait aussi que l'océan côtier global, qui était probablement hétérotrophe avant l'ère industrielle, soit aujourd'hui devenu autotrophe »

« Les résultats de cette étude confirment qu'il est important d'intégrer les zones côtières dans les bilans de carbone à l'échelle globale », souligne Pierre Regnier, professeur à l'Université Libre de Bruxelles et co-auteur de l'article. « La possibilité que l'océan côtier devienne un puits de CO2 plus important dans le futur devrait être pris en compte dans les modèles couplés du cycle global du carbone et du climat ».

Continental shelves as a variable but increasing global sink for atmospheric carbon dioxide

Goulven G. Laruelle, Wei-Jun Cai, Xinping Hu, Nicolas Gruber, Fred T. Mackenzie & Pierre Regnier

Jeudi l 12-04-2018
ULB Kids Challenge: une course à obstacle destinée aux 9 à 12 ans

Concept novateur dans l'univers des courses pour enfants, l'ULB Kids Challenge a pour but de promouvoir l'activité physique chez les futurs adolescents via une course innovante et amusante.

Le parcours de 1,3 km sera sécurisé et se fera entièrement au sein du campus du Solbosch.

Les fonds réunis lors de cette épreuve seront utilisés dans un but social puisqu'ils seront versés en soutien à la clinique du poids junior, au sein de l'hôpital des enfants Reine Fabiola.

Les inscriptions sont possibles uniquement en ligne. Pas d'inscription le jour-même.

> Informations pratiques:

Départ dimanche 22 avril à 9h30, avenue Héger (ULB, campus du Solbosch)

Prix: 5 euros (dossard, t-shirt et médaille inclus)

Informations complémentaires sur le site des 10 km de l'ULB

Vendredi l 06-04-2018
Un flux de protons stimule la croissance cellulaire

Les cellules sont capables de s'adapter à l'apport nutritionnel de leur milieu : face à l'insuffisance de nutriments, elles vont ralentir leur croissance et la synthèse de leurs constituants (protéines, ribosomes, ...). Et vice-versa quand les nutriments redeviennent abondants.

La régulation de la croissance cellulaire selon la disponibilité des nutriments est médiée par un complexe moléculaire appelé TORC1 (Target Of Rapamycin Complex 1). L'étude de ce complexe à activité kinase suscite de plus en plus d'intérêt auprès des chercheurs. Ceux du Laboratoire de Physiologie moléculaire de la Cellule (Faculté des Sciences, Biopark) ont éclairci la manière dont ce complexe est réactivé lorsque l'on fournit des acides aminés à des cellules de levure où TORC1 est faiblement actif.

Publiée dans le journal scientifique eLife, leur étude démontre que la réactivation de TORC1 est liée au transport des acides aminés au travers de la membrane cellulaire. Ce transport s'accompagne d'un flux de protons (H+). C'est ce transport, et particulièrement l'ATPase qui établit le gradient de H+ nécessaire à ce flux, qui jouent un rôle essentiel dans l'activation de TORC1.

Emmenés par Bruno André, les chercheurs doivent maintenant essayer d'éclaircir ce lien : leur hypothèse est que l'ATPase impliquée déclenche une cascade de signalisation intracellulaire aboutissant à TORC1.

Mardi l 27-03-2018
Les lauréats ULB pour le concours MT180 sont connus!

ls étaient 16 doctorants à "s'affronter" ce week-end lors de la finale ULB du concours Ma thèse en 180 secondes. Tous motivés par le défi - présenter en maximum 180 secondes leur sujet de thèse -, tous intéressés à partager leur recherche avec le grand public.

Le jury composé de scientifiques et de professionnels de la communication a choisi quatre d'entre eux pour défendre les couleurs ULB lors de la finale interuniversitaire, qui aura lieu également à l'ULB le 24 mai prochain:

  • Alexandru Mihai Dumitrescu (Une carte pour le neurochirurgien, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) - qui a reçu également le Prix du Public ;
  • Marie Eubelen (Le transport en commun du cerveau humain, Faculté des Sciences) ;
  • Claire Liefferinckx (Recherche de variations génétiques influençant la sévérité des maladies de Crohn et Rectocolite, Faculté de Médecine) ;
  • et Jennifer Watchi (Développer des nouvelles structures d'isolation, oui mais pourquoi?, Ecole Polytechnique de Bruxelles).

Félicitations et bonne chance !

Vendredi l 23-03-2018
Romain Weikmans élu représentant des milieux scientifiques au CFDD

Le chercheur Romain Weikmans du Centre d'études du développement durable a été nommé comme représentant des milieux scientifiques au sein du Conseil fédéral du développement durable (CFDD).

Le CFDD fournit des avis à l'autorité fédérale belge sur la politique de développement durable, en particulier par rapport aux engagements internationaux de la Belgique, tels que l'Agenda 21, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ou encore la Convention sur la diversité biologique.

Il a été décidé par la ministre du développement durable, Marie-Christine Marghem, de faire entrer au sein de ce conseil six représentants des milieux scientifiques. C'est ainsi que Romain Weikmans a été nommé aux côtés des professeurs Delphine Misonne, Jean-Pascal van Ypersele de Strihou, Luc Lavrysen, Dries Lesage et Ilse Loots.

Romain Weikmans est chercheur au Centre d'études du développement durable, un centre de l'Institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire de l'ULB. Il est également maître d'enseignement à la Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management.

Jeudi l 22-03-2018
20 ans de "Matière Grise": 2 de nos chercheurs récompensés

Lancée en 1998 sur la RTBF, l'émission de vulgarisation scientifique "Matière Grise" a mis à l'honneur de nombreux chercheur.e.s belges depuis 20 ans, y compris des chercheur.e.s de l'ULB.

À l'occasion de son anniversaire, l'émission a remis des trophées de vulgarisation scientifique à ses chercheur.e.s "coup de coeur" lors d'une réception au Royal Albert Hall. Parmi les personnes récompensées figurent Sophie Van Eck et Pasquale Nardone(tous deuxde la Faculté des Sciences), collaborateurs réguliers de l'émission (voir photo en annexe). Bravo!

Un numéro spécial de l'émission a été diffusé ce mercredi: le Recteur de l'ULB, Yvon Englert, revient sur un épisode auquel il avait participé en 1998. À voir sur RTBF Auvio (extrait à partir de 35'40'').