Développement de l'hippocampe: une régulation complexe

Lundi l 16-10-2017

Au cours du développement du système nerveux des vertébrés, les cellules souches neurales produisent des neurones formant les circuits nerveux, et des cellules gliales, jouant un rôle de soutien et de protection. Une caractéristique de ce processus, commun à l'ensemble des vertébrés, est que la production de neurones précède celle des cellules gliales. Le moment de transition entre la neurogenèse et la gliogenèse est un paramètre important déterminant le nombre de neurones versus cellules gliales produit dans les différentes structures du cerveau. Les mécanismes moléculaires contrôlant ce « switch » de neurogenèse à gliogenèse restent cependant actuellement mal connus.

Le Laboratoire de Génétique du Développement (Eric Bellefroid, Biopark, Faculté des Sciences) étudie depuis plusieurs années chez la souris le rôle des facteurs de transcription de la famille "Dmrt" dans le développement du cerveau. Une nouvelle étude de cette équipe, publiée dans le Journal of Neuroscience, en dévoile un peu plus sur l'importance et le rôle complexe de certains de ces facteurs dans l'hippocampe, une structure du cortex cérébral. En collaboration avec une équipe indienne (l'équipe de Shubha Tole, Mumbai), via des expériences de gain et perte de fonction par électroporation in utero d'embryons, Marc Keruzore et ses collègues ont découvert que le facteur de transcription Dmrt5/Dmrta2 favorisent la neurogénèse, au détriment de la gliogénèse. Les résultats montrent que Dmrt5 joue un rôle important dans le « switch » neurogenèse-gliogenèse en contrôlant l'expression d'autres facteurs neurogéniques dont Lhx2, un gène clé du « switch » fonctionnant comme suppresseur de la destinée astrogliale. De manière intéressante, Dmrt5 est régulé en retour de manière directe par le facteur de transcription Lhx2 via sa liaison à une séquence régulatrice de la transcription ( « enhancer ») de Dmrt5 conservée au cours de l'évolution des vertébrés. L'étude révèle donc qu'un réseaux complexe de régulateurs transcriptionnels incluant les facteurs de transcription Lhx2 et Dmrt5 se régulant de manière réciproque constitue un mécanisme conservé évolutivement contrôlant la production de neurones et de cellules gliales dans une région du cerveau essentielle pour les processus de mémorisation et d'apprentissage.

Dmrt5, a novel neurogenic factor, reciprocally regulates Lhx2 to control the neuron-glia cell fate switch in the developing hippocampus

Muralidharan, Bhavana; Keruzore, Marc ; Pradhan, Saurabh J.; Roy, Basabdatta; Shetty, Ashwin S.; Kinare, Veena; D'souza, Leora; Maheshwari, Upasana; Karmodiya, Krishanpal; Suresh, Agasthya; Galande, Sanjeev; Bellefroid, Eric; Tole, Shubha

Référence The Journal of neuroscience

Les rayons cosmiques les plus énergétiques proviennent d'au-delà de notre galaxie

Jeudi l 12-10-2017

La collaboration Pierre Auger a publié le 22 Septembre dans la revue «Science» la première preuve expérimentale que les rayons cosmiques de très hautes énergies ne sont pas produits dans notre galaxie, mais dans des objets extragalactiques plus lointains. Les rayons cosmiques sont composés de noyaux atomiques, allant de celui de l'hydrogène (proton) pour le plus léger à celui du fer pour le plus lourd, qui traversent notre Univers à une vitesse proche de celle de la lumière.

La Collaboration Pierre Auger a étudié 30,000 particules cosmiques d'une énergie d'un million de fois supérieure à celle des protons accélérés au collisionneur LHC, détectées entre 2004 et 2016. Le flux de ces rayons cosmiques très énergétiques (au-delà de 2 Joules) est d'environ 1 par kilomètre carré et par an. Quand ces particules entrent en collision avec les molécules de la haute atmosphère, elles créent une cascade de plus de 10 milliards de particules secondaires qui peut s'étendre sur plus de 40 kilomètres carrés quand elles arrivent au sol. L'observatoire Pierre Auger détecte certaines de ces particules secondaires (électrons, photons et muons) grâce à un réseau de 1600 détecteurs espacés de 1,5 km, qui s'étendent sur une surface de 3 000 kilomètres carrés dans la pampa en Argentine (soit un peu plus que la taille du Luxembourg). L'étude des directions d'arrivée de ces particules montre qu'à ces énergies, le flux de rayons cosmiques en provenance d'une zone du ciel pointant à 120 degrés du centre galactique est environ 6 % plus élevé que si le flux était parfaitement uniforme. Cette direction ne peut pas être associée à des sources potentielles dans le plan de la galaxie ou en son centre. C'est la première preuve convaincante d'une origine extragalactique pour ces rayons cosmiques. Cependant, cette étude ne permet pas encore de localiser précisément les sources. La région la plus brillante en rayons cosmiques s'étend sur une vaste portion du ciel et de plus le champ magnétique de notre galaxie dévie les trajectoires de ces particules. Un programme d'amélioration de l'observatoire Pierre Auger est en cours et devrait permettre d'identifier plus clairement ces sources. 400 scientifiques de 18 pays participent a la collaboration Pierre Auger, L'ULB est un institut associé depuis 2017.

Fichier attaché : Carte du ciel montrant le flux de rayons cosmiques. La région présentant un excès de rayons cosmiques est entourée. Le centre galactique est au centre de l'ellipse.

The Pierre Auger Collaboration, Science 57 (2017) 1266-1270

SiteULB_AugerDipole_v3.bmp

Organic solar cells: mind radiative losses.

Mercredi l 04-10-2017

In our quest for renewable energy, photovoltaics occupies an increasingly important place. In this context, a new technology is gradually emerging: organic solar cells. Based on carbon rather than silicon, they promise, in the long term, to be cheaper and easier to produce. However, they suffer from a much lower efficiency than the solar cells currently on the market. Therefore, all strategies to increase the current produced by these cells are being actively explored.

In this kind of solar cells, the absorption of a photon gives rise to a bound state, called exciton, with a binding energy that is large compared to kT. The excitons are therefore long-lived; moreover, being electrically neutral, their motion is governed by diffusion. It is only at the interface between the donor and acceptor materials that the local electric gradient can break the exciton into a free hole and a free electron which are then collected to provide a current in the external circuit. Unfortunately, not all excitons survive long enough to reach the interfaces which results in small electric currents.

In their paper, selected as Editors Suggestion in the journal Physical Review Applied, Blaise Godefroid et Gregory Kozyreff, researchers from the "Optique Nonlinéaire Théorique" group (ONT, Faculty of Sciences, ULB), study the radiative decay of excitons as a function of the solar cell geometrical parameters. In such a confined environment as the interior of an organic solar cell, radiative decay strongly depends on the surroundings, an effect that has so far been neglected by most authors. By properly tuning the thicknesses of the buffer layers between the active regions of the cell and the electrodes, production of electric current can be increased. The importance of this phenomenon depends on the radiative quantum efficiency, which is the intrinsic tendency of excitons to decay radiatively. In addition to this effect, interferences within the cell play an important role in sunlight injection into the active layers. The optimal cell design must rely on a consideration of these two aspects.

The main conclusion of this study is that the cell architecture should be designed with a proper account of the radiative losses. Indeed, by properly managing these radiative losses, one can significantly improve the cell performance. To demonstrate this fact, the authors use a realistic material parameters inspired from literature data and obtained an increase of power-conversion efficiency from 11.3% to 12.7%. Conversely, not to take into account the strong dependence of radiative losses on the environment may lead to a suboptimal cell design and a degradation of cell performance. The presence of radiative losses, however small, significantly changes the optimal set of thicknesses.

Link : https://journals.aps.org/prapplied/abstract/10.1103/PhysRevApplied.8.034024

Une étoile en fin de vie projette une bulle de fumée

Mercredi l 04-10-2017

Les astronomes ont capturé, au moyen d'ALMA, une magnifique image d'une fine enveloppe de matière entourant une naine rouge exotique baptisée U Antliae. Ces observations permettront aux astronomes d'affiner leur compréhension de l'évolution des étoiles en toute fin de vie.

Dans la peu lumineuse constellation méridionale d'Antlia (la Pompe à Air) , l'observateur attentif détectera, au moyen de simples jumelles, une étoile d'un rouge prononcé dont la luminosité varie légèrement d'une semaine à l'autre. Cette singulière étoile se nomme U Antliae, et de nouvelles observations effectuées grâce au Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l'Atacama viennent de révéler la présence d'une enveloppe sphérique d'une remarquable finesse à sa périphérie.

U Antliae est une étoile carbonée, évoluée, froide et lumineuse située dans la branche asymptotique des géantes. Il y a 2700 ans environ, U Antliae a traversé une brève période de rapide perte de masse. Durant cette phase dont la durée n'excéda pas les quelques centaines d'années, la matière qui compose l'enveloppe observée par ALMA fut éjectée à grande vitesse. L'analyse détaillée de cette enveloppe a également révélé la présence de nuages de gaz ténus formant des sous-structures filamentaires.

L'acquisition de cette vue spectaculaire a été possible grâce à la capacité unique du radiotélescope ALMA installé sur le Plateau de Chajnantor dans le Désert de l'Atacama au Chili, à générer des images nettes à de multiples longueurs d'onde. ALMA est seul capable de déceler la présence d'aussi fines structures au sein de l'enveloppe d'U Antliae. Les données nouvellement acquises par ALMA ne se résument pas à une simple image. ALMA produit un ensemble de données tridimensionnelles, ou cube de données, dont chaque tranche se réfère à une observation effectuée à une longueur d'onde légèrement différente. En raison de l'Effet Doppler, diverses tranches du cube de données renseignent sur le mouvement qu'effectue le gaz à différentes vitesses, en direction ou à l'opposé de l'observateur. Cette enveloppe se distingue également par sa parfaite symétrie sphérique ainsi que par son extrême finesse. L'affichage des différentes vitesses permet de découper cette bulle cosmique en tranches virtuelles, tout comme la tomographie par ordinateur permet de découper en tranches le corps humain.

Déterminer la composition chimique des enveloppes et des atmosphères de ces étoiles, comprendre la formation de ces enveloppes consécutivement à une perte de masse, constituent le préalable à une meilleure connaissance des processus d'évolution des étoiles au sein de l'Univers jeune et des galaxies. Les enveloppes semblables à celle qui entoure U Antliae affichent une grande diversité de composants chimiques à base de carbone et d'autres éléments. Elles permettent également de recycler la matière et contribuent à hauteur de 70% à la poussière interstellaire.

Ce travail de recherche a fait l'objet d'un article intitulé "Rings and filaments. The remarkable detached CO shell of U Antliae", par F. Kerschbaum et al., à paraître au sein de la revue Astronomy & Astrophysics. L'équipe est composée de F. Kerschbaum (Université de Vienne, Autriche), M. Maercker (Université de Technologie Chalmers, Observatoire Spatial Onsala, Suède), M. Brunner (Université de Vienne, Autriche), M. Lindqvist (Université de Technologie Chalmers, Observatoire Spatial Onsala, Suède), H. Olofsson (Université de Technologie Chalmers, Observatoire Spatial Onsala, Suède), M. Mecina (Université de Vienne, Autriche), E. De Beck (Université de Technologie Chalmers, Observatoire Spatial Onsala, Suède), M. A. T. Groenewegen (Observatoire Royal de Belgique, Belgique), E. Lagadec (Observatoire de la Côte d'Azur, CNRS, France), S. Mohamed (Université de Cape Town, Afrique du Sud), C. Paladini (Université Libre de Bruxelles, Belgique), S. Ramstedt (Université Uppsala, Suède), W. H. T. Vlemmings (Université de Technologie Chalmers, Observatoire Spatial Onsala, Suède), et M. Wittkowski (ESO).

Liens

La publication scientifique:

www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/

Photos d'ALMA:

http://www.eso.org/public/images/archive/category/alma/

Le système immunitaire, un acteur clé dans la réussite des traitements chimiothérapeutiques

Mercredi l 04-10-2017

À ce jour, il est connu que la réussite d'un traitement chimiothérapeutique n'est pas autonome, c'est-à-dire ne dépend pas uniquement de l'effet cytotoxique du traitement sur les cellules tumorales, mais repose sur la contribution du système immunitaire. Il a d'ailleurs été montré que l'infiltration des cellules du système immunitaire au sein de la tumeur constitue un pronostic favorable pour la réussite d'une chimiothérapie. Ces observations, réalisées sur base d'études récentes menées chez l'homme et la souris, ont conduit les chercheurs de l'équipe de Muriel Moser (Laboratoire d'Immunobiologie, Faculté des Sciences et U-CRC) à se pencher sur la question du mécanisme d'action de la chimiothérapie sur la réponse immunitaire anti-tumorale.

Dans ce but, les chercheurs ont eu recours au cyclophosphamide, un agent chimiothérapeutique possédant une propriété alkylante et déjà couramment administré en clinique, qui a été injecté à des souris porteuses du mastocytome P815, une tumeur expérimentale largement utilisée comme modèle en immunologie tumorale.

Dans un article publié dernièrement dans le journal OncoImmunology, les chercheurs ont montré qu'une seule injection de cyclophosphamide à des souris porteuses du mastocytome P815 conduit à l'élimination de cette tumeur, tout en modifiant quantitativement et qualitativement l'immunité anti-tumorale de l'hôte. En effet, ils ont observé que ce traitement chimiothérapeutique conduit à une augmentation dans la tumeur du nombre de lymphocytes T tueurs, c'est-à-dire du nombre de cellules du système immunitaire capables de détruire les cellules tumorales grâce à leur action cytotoxique, ainsi qu'à une amélioration de leur fonction de « cellule tueuse ». Or avant le traitement, ces cellules sont deux fois moins nombreuses dans la tumeur et sont qualifiées de dysfonctionnelles étant donné qu'elles ne sont pas capables de détruire les cellules tumorales.

Par ailleurs, il semblerait que le mécanisme conduisant à l'amélioration de la réponse immune anti-tumorale après le traitement au cyclophosphamide implique la production d'interférons de type I, des petites protéines connues pour jouer un rôle essentiel dans les réponses immunitaires anti-virales.

Ces résultats amènent à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels un traitement chimiothérapeutique régule l'amplitude et la qualité des réponses immunes spécifiques de la tumeur.

La compréhension des effets immunomodulateurs d'un traitement chimiothérapeutique présente un intérêt majeur pour l'amélioration des thérapies en oncologie, tant en ce qui concerne l'immunothérapie que les combinaisons de traitement, qui pourraient s'avérer très prometteuses pour une meilleure efficacité du traitement.

Cyclophosphamide treatment regulates the balance of functional/exhausted tumor-specific CD8+ T cells

Aurélie Hanoteau, Coralie Henin, David Svec, Charlotte Bisilliat Donnet, Sébastien Denanglaire, Didier Colau, Pedro Romero, Oberdan Leo, Benoit Van den Eynde & Muriel Moser

Antibiotiques et élevage : révision à la hausse et perspectives d'intervention

Mardi l 03-10-2017

Thomas Van Boeckel, alumni bioingénieur de l'ULB actuellement postdoc à l'ETH Zurich, Marius Gilbert (Spatial Epidemiology Lab. SpELL – Ecole Interfacultaire de Bioingénieurs) et un consortium de chercheurs publient cette semaine dans Science une nouvelle étude sur la consommation globale d'antibiotiques dans l'élevage ainsi que sur l'effet de différentes mesures visant à réduire cet usage à l'horizon 2030.

D'importantes quantités d'antibiotiques sont utilisées à des fins de traitement et de prévention des maladies animales. L'utilisation d'antibiotique comme promoteur de croissance est interdite en Europe depuis de nombreuses années, mais cette pratique est encore d'actualité dans de nombreux pays du monde. A l'échelle globale, la consommation d'antibiotique en production animale représente aujourd'hui près de trois fois leur usage en santé humaine et de nombreux travaux suggèrent un lien entre cet usage excessif et l'apparition d'infections résistantes aux antibiotiques chez l'homme.

Dans de nombreuses économies émergentes, la FAO prévoit une augmentation très significative de la demande en produits de l'élevage dans les prochaines décennies. Dans ces pays, l'utilisation routinière d'antibiotiques en production animale est devenue une préoccupation majeure à la lumière de la menace que représente la résistance aux antibiotiques dans les populations de bactéries.

L'étude intitulée – Reducing global antimicrobial use in food animals – publiée ce jour comme "Policy Forum" dans Science révèle que la consommation mondiale d'antibiotiques dans l'élevage devrait augmenter de près de 52% à l'horizon 2030 pour atteindre un total de 200,000 tonnes, en l'absence d'intervention. Il s'agit d'une révision à la hausse de prévisions déjà pessimistes publiées en 2010, liées à l'obtention de données plus récentes et fiables sur l'utilisation d'antibiotiques en Chine.

Depuis plusieurs années, le laboratoire d'Epidémiologie spatiale dirigé par M. Gilbert collabore avec la FAO dans l'élaboration de base de données sur la distribution globale des animaux d'élevage. Les développements récents de cette collaboration ont permis d'améliorer ces données et d'y intégrer des projections sur l'évolution future de la demande et de la production de produits issus de l'élevage. Ces travaux de fonds, combinés à la collecte de données sur la consommation d'antibiotiques par menée par T. Van Boeckel à l'ETH Zurich ont permis d'obtenir ces nouvelles estimations.

Différents types d'interventions et de régulations devraient permettre de réduire cette consommation future. L'utilisation d'une tarification de l'usage pourrait par exemple générer plusieurs milliards de dollars US qui pourraient être investis dans la recherche de nouveaux antibiotiques ou dans l'amélioration des bonnes pratiques en matière de production animale pour réduire le besoin en antibiotiques.

En comparaison d'une situation de Statu quo, une régulation globale autorisant un maximum de 50 mg d'antimicrobiens par kg d'animal par an dans les pays de l'OCDE pourrait déjà permettre de réduire la consommation de 60% sans affecter le développement du secteur de l'élevage dans les pays les plus pauvres. De telles politiques pourraient cependant être difficiles à mettre en œuvre dans certains pays. Une solution alternative qui consisterait à imposer un surcoût de 50% sur les antimicrobiens d'usage vétérinaire pourrait réduire la consommation globale de 31% et générer un revenu entre 1.7 et 4.6 milliards de dollars US.

Une des limites de l'évaluation faite dans cette étude est l'accès à des données suffisantes sur les ventes, les volumes et les prix d'antimicrobiens. L'étude se base en effet sur des données publiques récoltées uniquement dans 37 pays. Différents acteurs de la production d'antimicrobiens à usage vétérinaire ont été contactés pour cette étude, mais aucun n'a accepté de partager de données en matière de volumes de production ou de prix.

L'étude a été réalisée par un consortium de chercheurs de l'ETH Zurich (T. Van Boeckel, Bonhoeffer), de l'ULB (M. Gilbert), de l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (T. Robinson), de l'université de Princeton (B. Grenfell, S. Levin) et du Center for Disease Dynamics, Economics & Policy, Washington, D.C. (CDDEP, E. Glennon, D. Chen and R. Laxminarayan)

Référence :

Van Boeckel, T.P., Glennon, E.E., Chen, D., Gilbert, M., Robinson, T.P., Grenfell, B.T., Levin, S.A., Bonhoeffer, S. & Laxminarayan, R. (2017) Reducing antimicrobial use in food animals. Science, 357, 1350–1352.

http://science.sciencemag.org/content/357/6358/1350.full

Lundi l 16-10-2017
Systèmes en temps réel: publication primée

Lors de la 25e édition de la conférence "Real-Time Networks and Systems", consacrée aux évolutions des systèmes et réseaux en temps réel,4 papiers ont été retenus comme étant les plus influents parmi les papiers publiés ces 25 dernières années dans les actes de cette conférence.

Parmi ceux-ci figurent une étude de Joël Goossens et ses collègues du Département Informatique de la Faculté des Sciences, publiée en 2001. Leur recherche portait sur les systèmes embarqués temps réel. Ces systèmes jouent un rôle important dans notre société et sont impliqués notamment dans les domaines de l'automobile, du spatial, des problèmes de trafic aérien, du contrôle de centrales nucléaires, des communications multimédia ou encore de la robotique.

Les programmes informatiques temps réel sont typiquement composés de tâches répétitives, survenant selon une période, une fréquence de répétition, précise. À l'échelle du système tout entier, les concepteurs du système utilisent la notion d'hyper-période, soit la répétition de ces périodes. Dans cet article, les chercheurs proposaient un algorithme de génération de tâches en temps réel qui a le mérite de limiter fortement l'hyper-période. L'idée originale de la recherche s'appuie sur l'arithmétique et plus précisément sur le fait que tout entier naturel (supérieur ou égal à 2) est décomposable en un produit de facteurs premiers.

Cette méthode mathématique appliquée aux systèmes en temps réel se révèle manifestement très porteuse, au vu du grand nombre de citations cette technique depuis sa publication.

Lundi l 16-10-2017
Conférence - "Pollution de l'air: causes, remèdes et urgences"

En dépit de certaines améliorations observées au cours des dernières décennies, la pollution de l'air reste un problème majeur de santé publique. Les polluants atmosphériques les plus nocifs sont responsables de plus de 10 000 décès prématurés par an en Belgique, sans compter la baisse de bien-être due aux maladies liées à la pollution de l'air.

La conférence "Pollution de l'air: causes, remèdes et urgences" organisée à l'ULB fera le point sur les éléments principaux concernant les causes et les effets de cette pollution, et en particulier sur le cas de Bruxelles. Pour ce faire, plusieurs intervenant.e.s issu.e.s du monde scientifique, de la société civile et du monde politique interviendront.

En pratique:

Où? Salle H.2215, Bat. H, Campus du Solbosch

Quand? 26 octobre de 19h à 21h30 (entrée libre)

Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site de l'IGEAT (Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire)

Lundi l 16-10-2017
Blogus Operandi - Ilya Prigogine

Pour le centenaire de sa naissance et le quarantième anniversaire de son prix Nobel, l'Université libre de Bruxelles rend hommage à Ilya Prigogine, prix Nobel de Chimie en 1977 "pour sa contribution à la thermodynamique du non-équilibre, et plus particulièrement pour la formulation de la théorie des structures dissipatives".

À cette occasion, le Département des Bibliothèques et de l'Information scientifique met en évidence, via le Dépôt institutionnel de l'université, les travaux scientifiques du physico-chimiste et philosophe des sciences : on y trouve notamment sa thèse de doctorat originale.

Par ailleurs, une page lui est d'ores et déjà consacrée au sein de la digithèque de l'Université, prémisse aux manifestations "The Solvay Science Project", consacrées à la mise en ligne du patrimoine documentaire des Instituts de physique et chimie Solvay qui verra le jour en 2018.

N'hésitez pas à venir découvrir en un clic les articles de Blogus Operandi , le blog des bibliothèques de l'ULB.

Lundi l 16-10-2017
Des étudiant.e.s de l'ULB à la COP23

Une équipe de 8 étudiant.e.s de diverses formations partira à la COP23 (Bonn, Allemagne) en novembre pour couvrir les négociations internationales sur le climat.

Après Paris en 2015 et Marrakech en 2016, le projet "Inside COPs", financé en partie par la Fondation Bernheim dans le cadre de son programme Pôle Environnement & Société, partira donc cette année à Bonn, pour suivre la COP23 qui se déroulera du 6 au 18 novembre.

L'idée principale: faire vivre les COPs (ou négociations sur le climat) de l'intérieur. Les étudiant.e.s sont envoyé.e.s sur place pour les deux semaines de négociation et suivent le déroulement de la conférence. Ils et elles effectuent un travail de décryptage des rouages, analysent et synthétisent les informations recueillies, puis diffusent leurs résultats via différents canaux (le site Internet, les médias partenaires, les réseaux sociaux, etc.).

Les objectifs sont donc doubles :

1/ La formation des étudiant.e.s concerné.e.s, qui ont une opportunité unique d'immersion dans les négociations internationales sur le climat ;

2/ Une large diffusion des résultats visant à contribuer à offrir une plus grande lisibilité des enjeux et résultats de ces négociations à la communauté universitaire et au un public en général.

Suivez les étudiant.e.s de Inside Cops!

Mardi l 03-10-2017
Solvay Public Lectures - 22 October 2017

The International Solvay Institutes are pleased to announce the organization of their annual public event on Sunday 22 October 2017 afternoon at Flagey. The theme of the 2017 event is ''Frontiers of Science - From Physics to Biology''. Lectures intended for the general public will be given on fascinating subjects from physics to biology.

REGISTER HERE

Practical Information for registrants

- Free entrance but registration is mandatory.

- Sunday 22 October 2017 at 15:00 (Doors open at 14:30).

- Flagey Studio 4, Place Sainte-Croix, 1050 Brussels. (The parking area is located below the Place Flagey).


Language

- English - translation in both French and Dutch will be provided

Speakers

Professor David Gross (2004 Nobel Laureate in Physics - Kavli Institute, Santa Barbara, USA)Professor Eric Wieschaus (1995 Nobel Laureate in Physiology or Medecine - Princeton University, NJ, USA)