Conférence Petri Nets

La Conférence «Petri Nets» réunit annuellement, et depuis 36 ans, la communauté des chercheurs en informatique théorique qui s'intéresse au formalisme des réseaux de Petri. Elle est organisée cette année à l'ULB par le groupe de recherche en «méthodes formelles et vérification» (Département d'Informatique, Faculté des Sciences) du 21 au 26 juin 2015.

Les réseaux de Petri sont un modèle mathématique permettant de décrire le comportement de systèmes informatiques complexes. Ces modèles peuvent alors être utilisés pour concevoir de nouveaux systèmes, détecter automatiquement des erreurs, optimiser les performances des systèmes, etc. Le programme de la conférence est construit autour d'exposés de chercheurs du monde entier, qui présentent une recherche originale. Il est complété par plusieurs interventions de chercheurs prestigieux du domaine.

La Conférence ACSD2015 qui aborde également les problèmes de concurrence dans les systèmes informatiques se tiendra en parallèle. Les modèles considérés dans cette conférence ne sont pas limités aux modèles de type réseaux de Petri.

En outre, une série de workshops sur des sujets plus précis, des cours d'introduction aux réseaux de Petri et à leurs applications (destinés particulièrement aux doctorants) et des démonstrations d'outils, seront organisés.

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Mort cellulaire orientée par le NAD

Continuellement dans l'organisme, des cellules meurent de manière programmée. Certaines par "apoptose", un processus naturel relativement discret car il n'affecte pas la fonction des cellules avoisinantes et ne suscite pas de réponse inflammatoire. D'autres par "nécroptose", un processus de mort cellulaire identifié notamment dans les infections virales : les cellules libèrent alors des molécules pro-inflammatoires qui attirent les cellules sanguines et provoquent une réponse immune protectrice.

Dans une étude publiée récemment dans Cell Death and Differentiation, Nicolas Preyat (laboratoire d'Immunobiologie, IBMM), Oberdan Leo (IMI) et leurs collaborateurs démontrent que le nicotinamide dinucléotide (NAD) favoriserait la nécroptose, aux dépens de l'apoptose. Cette observation éclaire les mécanismes qui régulent le choix du processus de mort cellulaire, encore mal connus aujourd'hui, et permet d'imaginer de nouvelles approches thérapeutiques dans le cadre de la lutte contre les cancers : en favorisant l'accumulation de NAD intracellulaire, il serait en effet envisageable de favoriser la mort des cellules tumorales par nécroptose, déclenchant ainsi une réponse immune anti-tumorale.


Redémarrage du LHC

Les activités du CERN reprennent progressivement : le LHC (Large Hadron Collider) a été remis en route il y a quelques jours, après 2 ans d'inactivité durant lesquels plusieurs modifications ont été effectuées pour notamment le rendre plus puissant.

La nuit dernière, lors des tests de réglages, les physiciens du CERN ont pu observer pour la première fois une collision de protons à l'énergie record de 13 TeV, une énergie jamais atteinte par un accélérateurde particules. Les tests continuent dans les jours à venir : un deuxième round est prévu début juin. Une fois tous les paramètres définis, tous les détecteurs pourront être relancés. Les scientifiques de l'ULB (Service de Physique des particules élémentaires, Faculté des Sciences) et leurs collègues pourront alors reprendre l'analyse de données du détecteur de particules CMS.

Le LHC run 2 a pour but de confirmer l'existence et de caractériser le boson de Brout-Englert-Higgs, dont la découverte a été confirmée par le CERN en 2012, ce qui vaudra à François Englert et Peter Higgs le prix Nobel de physique en 2013. Mais les scientifiques s'intéresseront également à la matière noires, aux particules 'exotiques', à la supersymétrie, etc.

[Plus d'informations sur le site du CERN]


Poisson-zèbre et équations mathématiques

Le poisson-zèbre est un petit poisson dont la peau peut présenter un grand nombre de motifs différents aux teintes vives. Ces motifs peuvent être reproduits par des modèles mathématiques inspirés d'une idée proposée par Alan Turing, selon laquelle des molécules diffusent entre les cellules et y subissent des réactions chimiques. De récentes investigations ont toutefois démontré que les motifs ne sont pas générés par des molécules qui diffusent, mais par des cellules entières qui sont pour ainsi dire immobiles.

Comment peut-on expliquer qu'une hypothèse erronée mène à des prédictions correctes ? Dans leur travail, publié dans Nature Communications cette semaine, Domenico Bullara et Yannick De Decker, Laboratoire de Chimie physique non linéaire, se fondent sur les observations les plus récentes pour proposer un modèle différent, basé sur une interaction cellulaire appelée la « croissance différentielle », par laquelle les cellules pigmentaires favorisent ou inhibent la survie de leurs congénères en fonction de la distance qui les sépare.

Cette approche permet elle aussi de reproduire les motifs observés sur la peau du poissonzèbre. Les auteurs montrent de plus que ce mécanisme différent mène in fine à des équations mathématiques du même type que celles proposées par Turing. Ce faisant, ils apportent une explication à l'efficacité inattendue des modèles de réaction-diffusion."


Cancer: vers un nouvel outil d'aide à la décision?

Face au cancer, il est important de disposer de nouveaux appareils qui permettent de poser un diagnostic, d'établir un pronostic et d'analyser et contrôler les données avec précision, plus rapidement qu'aujourd'hui.

Réunissant 9 partenaires, le projet européen GLAM a pour ambition de répondre à ce défi: il vise à concevoir et élaborer un nouvel outil de diagnostic capable de détecter des marqueurs biologiques présents dans des fluides biologiques obtenus de façon non invasive, principalement les urines dans le cas des cancers de l'appareil génito-urinaire, afin d'aider les oncologues à prendre de meilleures décisions thérapeutiques dans une approche de médecine personnalisée.

Ce projet mettra au point un appareil intégré, fonctionnant à l'aide de nouveaux biocapteurs photoniques et caractérisé par une sensibilité extrême, la simplicité d'utilisation, la portabilité, un faible coût...

Parmi les partenaires de ce projet européen, Grégory Kozyreff – unité d'Optique non-linéaire théorique, Faculté des Sciences – qui interviendra surtout dans la phase de conception et de démonstration expérimentale en laboratoire, en apportant un support théorique sur les aspects optiques du capteur pour optimiser sa sensibilité.

 

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