Charles Joachain, nouveau président de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Arts

Charles Joachain, professeur ordinaire émérite de l'ULB, a été élu président de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Arts de Belgique.

Physicien, Charles Joachain est devenu membre de l'Académie en 2004. Depuis le 1er janvier 2015, il est le nouveau président de l'Académie pour une période de deux ans. Il est également directeur de la Classe des Sciences.


Au coeur des étoiles

Pour la première fois, des chercheurs de l'ULB - Institut d'Astronomie et d'Astrophysique, Faculté des Sciences - et de l'Université de Montpellier réussissent à mesurer la température au coeur de certaines étoiles et à mesurer leur âge. Leur étude est publiée ce 8 janvier dans la prestigieuse revue Nature.

Ces mesures utilisent des isotopes d'éléments chimiques particuliers qui jouent le rôle de thermomètre et d'horloge et dont les chercheurs ont déterminé les abondances à la surface des étoiles. Ils ont pour cela utilisé le spectographe HERMES (Iles Canaries) construit grâce à une collaboration impliquant principalement la KULeuven, l'ULB et l'Observatoire royal de Belgique.

Les températures mesurées par les astrophysiciens concernent les couches profondes des étoiles où se déroule la synthèse des éléments plus lourds que le fer. Après avoir été transportés à la surface de l'étoile, ces éléments lourds seront éjectés à la fin de la vie de l'étoile. Ils rejoindront alors le milieu instellaire et les grands nuages qui le composent et à partir desquels naissent de nouvelles étoiles. Ce scénario s'est produit pour notre Soleil il y a quatre milliards et demi d'années; les éléments plus lourds que le fer que nous utilisons aujourd'hui dans de nombreuses applications technologiques ont suivi le même chemin.

C'est donc l'origine de tous ces éléments que les astrophysiciens belges et français aident à mieux comprendre avec leur dernière publication.


TROPIMUNDO intègre une compensation carbone dans sa mobilité d'étudiants

L'Erasmus Mundus Masters Course in Tropical Biodiversity and Ecosystems (TROPIMUNDO) est un des 116 programmes de master en Europe ayant obtenu le label d'excellence Erasmus Mundus. Tout cursus Erasmus Mundus implique un programme conjoint entre plusieurs universités et donc une mobilité considérable des étudiants participants.

Une telle mobilité est nécessaire pour avancer dans la connaissance du système Terre et ses interactions avec son environnement, les populations biotiques (organismes vivants) et les sociétés humaines, en particulier dans les tropiques. Cependant, face au phénomène du réchauffement climatique, les émissions de carbone dues à la mobilité des étudiants devraient être corrigées par des initiatives de compensation carbone.

Lors d'une réunion qui a rassemblé, du 8 au 12 décembre dernier, tous les étudiants, scientifiques et coordinateurs de TROPIMUNDO de Bruxelles, Paris, Florence, Afrique du Sud, Malaisie et Australie, le Conseil de Gestion de TROPIMUNDO a pris la décision de principe de créer une compensation carbone pour chaque mobilité internationale au sein de ce programme.

«Concrètement, explique le coordinateur de TROPIMUNDO, Farid Dahdouh-Guebas, ceci signifie que les émissions de carbone engendrées par les déplacements des participants dans le cadre du programme Erasmus Mundus TROPIMUNDO seront compensées en soutenant des projets qui augmentent l'absorption de la même quantité de dioxyde de carbone. Les projets de compensation carbone sélectionnés devront être certifiés par la United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC)».

À travers l'exemple du programme TROPIMUNDO, ses responsables espèrent ouvrir la voie et convaincre leurs homologues académiques et scientifiques à suivre ce modèle de compensation carbone afin de faire face à l'augmentation de phénomènes naturels (ouragans, foudre, sécheresse,...) résultant de l'accroissement d'émissions de carbone.


ITN Marie Curie: C-CASCADES est lancé

Grâce au soutien de l'Union européenne et de la Confédération Suisse, des scientifiques de 13 institutions de recherche et du secteur privé, réparties dans 8 pays se sont réunies au sein du réseau C-CASCADES pour dépasser les frontières disciplinaires et mieux comprendre le rôle de l'interface continent-océan dans le cycle du carbone et la régulation du climat terrestre. Ce nouveau consortium est coordonné par Pierre Regnier, co-directeur du groupe de recherche Biogéochimie et Modélisation du Système Terre en Faculté des Sciences de l'ULB.

Dans le cadre de C-CASCADES, 15 doctorants venus du monde entier vont réaliser leurs travaux dédiés à l'analyse du transport, des transformations et du devenir du carbone dans le réseau aquatique constitué des rivières, lacs, réservoirs, eaux côtières et océan ouvert. Ils vont s'intéresser en particulier à quantifier les échanges de gaz à effet de serre tels que le CO2 et le CH4 avec l'atmosphère et leur impact climatique et participer à une série d'activités de formation qui contribuera à façonner une nouvelle génération de jeunes chercheurs à la pointe du domaine Earth System Science.

Les chercheurs rassembleront aussi des données et analyses particulièrement utiles dans les discussions futures concernant le bilan carbone (Global Carbon Project) et le climat (GIEC).


Prix Max Poll à Bruno Danis

Chercheur au Laboratoire de biologie marine de la Faculté des Sciences, Bruno Danis est lauréat du Prix Max Poll remis ce samedi 13 décembre à l'Académie Royale de Belgique. Réservé aux chercheurs de moins de 40 ans, ce prix est décerné tous les trois ans pour récompenser un travail de recherche en zoologie dans les domaines de la systématique, de l'anatomie comparée, de la zoogéographie ou de l'écologie animale.


Bruno Danis travaille sur la biodiversité́ polaire en combinant les approches taxonomique, biogéographique et informatique. Il a récemment participé à la publication du Biogeographic Atlas of the Southern Ocean, un inventaire complet des connaissances actuelles en biodiversité marine antarctique qui a reçu, à titre collectif, le Cosmos Prize. Il est également coordinateur du projet fédéral BRAIN-be, vERSO (Ecosystem Responses to global change: a multiscale approach in the Southern Ocean), dans le cadre duquel il focalise ses recherches sur différents aspects de la biologie des astéries australes, notamment leur biogéographie (abordée avec un panel d'outils de modélisation) et leur écophysiologie (étudiée sur le terrain, de manière expérimentale) afin d'établir le lien entre ces deux facettes dans un contexte de changement environnemental rapide.

Découvrez ses activités plus en détails.

 

Clin d'oeil

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