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Cancer: la dynamique des cellules souches

Lundi l 11-07-2016

La plupart des cancers se développent dans les tissus qui se renouvellent constamment grâce à la présence de cellules souches et des cellules progénitrices qui donnent naissance à des cellules non-prolifératives totalement différenciées. Cependant, très peu de choses sont connues quant au rôle des cellules souches et des cellules progénitrices dans l'initiation des cancers.

Dans une étude publiée dans la revue Nature le 8 juillet, des chercheurs menés par Cédric Blanpain, investigateur Welbio et chercheur IRIBHM, U-CRC en collaboration avec le Professeur Benjamin D Simons de l'Université de Cambridge ont démontré que la capacité des cellules exprimant un oncogène à induire la formation de tumeurs dépend de la dynamique clonale de la cellule à l'origine du cancer.

Dans cette étude, Adriana Sánchez-Danés – ULB Cancer Research Center, U-CRC -, et ses collègues ont défini la dynamique clonale qui mène à l'initiation du cancer de la peau en utilisant comme modèle le carcinome basocellulaire, le cancer le plus fréquent chez l'humain.

« Cette découverte démontre non seulement que la cellule à l'origine du cancer a une importance primordiale, mais également que les cellules souches sont plus sensibles à l'initiation tumorale à cause de leur capacité naturelle à s'auto-renouveler et à résister à la mort cellulaire. Ce mode de développement tumoral suggère que des thérapies qui stimuleraient la différenciation cellulaire ou l'apoptose devraient être efficaces pour traiter le carcinome basocellulaire, et devraient mener à la régression tumorale ainsi qu'à prévenir la récidive des tumeurs » explique Cédric Blanpain.

Deux étudiant.e.s (bio)-ingénieure.e.s de l'ULB font sécher des ananas en Ouganda

Vendredi l 08-07-2016

En Ouganda, plus de 80% de la population vit en milieu rural. L'agriculture constitue dès lors bien souvent le seul moyen de subsistance. Les petits paysans se heurtent cependant à plusieurs obstacles : la pratique de la monoculture, l'impossibilité d'accéder aux marchés internationaux ainsi que l'absence de structures permettant la transformation des produits et donc une plus longue conservation des fruits et légumes. C'est dans ce contexte que l'ONG The Refugee Next Door (RND) décide en 2013 de venir en aide à ces petits paysans et fait appel à l'expertise de la Cellule de coopération au développement de l'École polytechnique de l'ULB (CODEPO-ULB). Une collaboration qui, grâce à la convergence des secteurs associatif, public et privé, voit son aboutissement aujourd'hui avec le développement d'une coopérative agricole dans le district de Kayunga et la vente d'ananas séchés bio équitables en Belgique via Menssana, Interbio et Biofresh, trois partenaires de la première heure.

Deux étudiant.e.s de l'ULB, Mathilde Lhote (bio-ingénieur) et Alexandre Donner (ingénieur civil-chimie), partent alors en Ouganda dans le cadre de leur mémoire sur le séchage solaire. Mathilde s'y rend en 2015 et 2016. Alexandre poursuit le projet en 2016. Des tests sont effectués afin de comparer deux techniques de séchage, l'une employée par la communauté de producteurs locaux utilisant des techniques de séchage plus anciennes et l'autre développée par l'ULB.

Et l'aventure ne s'arrêtera pas là.... Car d'autres idées de collaboration avec la cellule CODEPO-ULB se profilent déjà à l'horizon, portant cette fois sur la valorisation des déchets d'ananas...

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Une crise migratoire? Enquêtes sur le terrain

Lundi l 04-07-2016

Dans le cadre du cours de Méthodes d'Enquête de Terrain du département de Science politique de l'ULB, les professeur.e.s Oriane Calligaro et Julien Danero Iglesias ont envoyé cette année leurs étudiant.e.s sur le terrain pour investiguer la 'crise migratoire'.

Les étudiant.e.s se sont chargé.e.s de décrypter, d'analyser et de comprendre les enjeux de cette crise. Ils/elles ont eu pour mission d'aller sur le « terrain » et d'enquêter auprès de ceux et celles qui sont en prise directe avec le phénomène migratoire: les employés et dirigeants des institutions et associations qui travaillent avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile, les familles et les centres qui les accueillent, les squats qui les hébergent, les écoles qui reçoivent des élèves primo-arrivants, etc. Chaque fois, elles/ils ont pu échanger, écouter et discuter, pour analyser et essayer de comprendre cette crise et ses enjeux.

Le fruit de cet immense travail est visible sur le site http://migscpo.ulb.be. il présente les résultats de leurs enquêtes de terrain afin de montrer l'impact que leur recherche peut avoir sur le débat public.


Quand les mathématiques nous aident à décider

"Utiliser les mathématiques pour aider à prendre de bonnes décisions", cela pourrait être un résumé du travail d'Yves De Smet et son équipe. Les chercheurs du Service de Mathématiques de la Gestion (CoDE-SMG, Computer and Decision Engineering, Ecole polytechnique de Bruxelles) s'intéressent aux approches mathématiques développées pour la formalisation de décisions humaines. Parmi celles-ci, certaines ont été mises au point et étudiées à l'ULB depuis plus de 40 ans et connaissent un rayonnement international.

Ces méthodes aident à structurer les étapes d'une décision en énumérant les actions possibles et en imaginant leur(s) issue(s) selon un nombre de critères définis. Il existe par exemple des algorithmes pour déterminer quels sont ces éléments les plus vulnérables d'un réseau électrique selon leur âge, leurs propriétés techniques, les zones où ils sont situés, etc. D'autres approches vont servir à modéliser l'incertitude: faut-il lancer son entreprise maintenant, sachant que le risque dépendra des actions de tiers (du marché, d'un rival,...)?

Gestion de réseaux, logistique, économie, investissements et même organisation des votes lors d'élections: les questions sont variées et se posent dans tous les domaines de la vie humaine. Yves De Smet présentera quelques exemples liés à "l'aide à la décision" dans le cadre de la 9e Brussels Summer School of Mathematics, le 5 août prochain. Le but de ces cours d'été est de présenter la diversité des thématiques de recherche dans le domaine des mathématiques, au moyen d'exposés accessibles à quiconque possède une formation de base en mathématiques.


Activité cérébrale : moins de bruit, pour mieux observer

Une technologie non-invasive et facile à manipuler pour étudier le fonctionnement cérébral: ce sont les avantages de l'imagerie spectroscopique proche infrarouge fonctionnelle (ou fNIRS, Functional Near Infrared Spectroscopic Imaging). Le système détecte l'absorption de la lumière infrarouge par les tissus cérébraux pour déduire le niveau d'oxygénation corticale. Cette mesure peut cependant être compromise par la présence de différentes sources de bruit, comme l'épaisseur de la peau et du crâne, l'activité cardiaque ou encore les mouvements oculaires.

Carlos Guerrero-Mosquera, Guillermo Borragán et Philippe Peigneux, chercheurs de l'Unité de Recherche en Neuropsychologie et Neuroimagerie fonctionnelle (UR2NF, Centre de Recherches en Cognition et Neurosciences, Faculté des Sciences Psychologiques et de l'Education et ULB Neuroscience Institute), ont développé une méthode pour détecter automatiquement ce bruit parasite. Publiée dans le Journal of Neuroscience Methods, l'étude suggère que cette méthode est capable de détecter les canaux bruités avec une efficacité de 91%.

La fNIRS est particulièrement intéressante pour l'étude du fonctionnement cérébral chez les nouveau-nés prématurés, les enfants ou lors de pathologies, ainsi que pour l'évaluation des fonctions cognitives lors d'une action précise (l'activité physique, la conduite de voitures ou d'avions, etc.). D'un faible coût computationnel, la méthode développée par les chercheurs permet donc d'améliorer efficacement la qualité des signaux observés lors des fNIRS, et plus particulièrement lors de l'utilisation de nombreux canaux.


Imiter le cerveau humain?

Ce mardi 26 juillet, Axel Cleeremans (centre de recherche Cognition et Neurosciences, UNI, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) sera à Munich pour présenter ses recherches dans le cadre de l'ESOF, l'EuroScience Open Forum. Pour la conférence intitulée "Can we simulate the human brain", plusieurs lauréats d'une bourse de l'European Research Council (ERC) présenteront leurs recherches en neurosciences.

Axel Cleeremans y présentera ses recherches sur la conscience, en particulier dans le domaine de l'apprentissage et de la mémoire. Des thématiques traitées dans son projet ERC "RADICAL": selon Axel Cleeremans et ses collaborateurs, la conscience est un processus étendu à la fois dans le temps et dans l'espace, plutôt qu'une propriété statique associée à certains états neuraux. Les chercheurs ont dès lors développé une approche expérimentale centrée sur la dynamique du changement, à différentes échelles temporelles. L'objectif principal du projet est de caractériser les principes computationnels ainsi que les mécanismes neuraux et cognitifs qui différencient le traitement de l'information avec et sans conscience, en prenant comme point de départ le rôle de la plasticité cérébrale et de l'apprentissage dans l'émergence de représentations conscientes.


La microfluidique pour étudier les lymphocytes

Une collaboration entre Benoit Scheid (TIPs, Ecole Polytechnique de Bruxelles) et un groupe de l'UCL (Pierre van der Bruggen, Institut de Duve) a permis d'exploiter la microfluidique pour étudier les forces d'adhésion entre les lymphocytes T (LyT) et les cellules cancéreuses.

Chargés d'éliminer les cellules cancéreuses, ces globules blancs sont cependant "englués" par la galectin, une molécule sécrétée par les cellules-cibles. Le groupe de l'UCL travaille depuis plusieurs années sur un traitement destiné à décrocher la galectin de la surface des LyT et ainsi de leur permettre un bon fonctionnement, ce qui se traduit par une bien meilleure adhésion avec les cellules cibles.

Cette adhésion a été mesurée par Benoit Scheid au moyen d'un outil microfluidique: l'expérience consiste à tester la résistance à l'écoulement de LyT fixés à des cellules cibles, elles-mêmes ancrées à la paroi d'un micro-canal. Des mesures expérimentales qui ont été complétées par des simulations numériques. Résultat: les LyT traitées avec ce nouveau traitement résistent bien mieux que les cellules non-traitées. Décrite dans un article de Nature Communications, cette expérience apporte une preuve de plus dans l'identification du mécanisme expliquant l'incapacité des LyT à supprimer efficacement les cellules cancéreuses.


Burundi : les effets du programme de démobilisation

Le programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) au Burundi a démobilisé et réintégré 30.000 anciens combattants entre 2005 et 2010. Ce programme est une aide donnée aux pays qui transitent entre une période de guerre et de paix: il offre une série de services et d'aides financières à d'anciens combattants, dans le but de leur permettre de se réinsérer dans la société civile.

Des chercheurs de Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management –Philip Verwimp, Olivia D'Aoust–, accompagnés d'un collègue de l'Université d'Oxford, viennent de réaliser la première solide évaluation quantitative de l'impact de ce programme sur les communautés, à partir du suivi de ménages. Dans cette étude parue dans le World Bank Economic Review, les chercheurs observent que les bénéficiaires directs d'un programme de DDR voient leur bien-être s'accroître, tandis que le village bénéficie aussi indirectement du retour des bénéficiaires. Ces conditions facilitent probablement le retour des ex-combattants dans leurs villages. Cependant, cet effet de bien-être disparait après quelques années. Un retour dans une situation précaire peut dès lors encourager ces ex-combattants à reprendre les armes.

Un constat interpellant alors que le Burundi est dans une situation très fragile depuis la campagne présidentielle de 2015. Les chercheurs préconisent un support additionnel sur le long terme aux allocations de DDR pour permettre aux ex-combattants de mieux profiter du programme et de favoriser l'amélioration de leur pouvoir d'achat.

 

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