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Sophie Van Eck

Sophie Van Eck est astro physicienne. Elle travaille à l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de l'ULB où elle représente brillamment la gent féminine dans un domaine où les femmes sont encore particulièrement trop peu représentées.

Sa passion, elle en a fait son métier et si elle a bien souvent la tête dans les étoiles, elle n'en garde pas moins le cœur sur la main.

Très vite intriguée par ce qui se passe dans notre galaxie, c'est plongée dans les livres scientifiques, l'œil rivé au télescope, des étoiles dans les yeux et des rêves plein la tête que Sophie Van Eck grandit. L'astronomie devient sa passion et, c'est une évidence, elle en fera son métier.

Dans cet objectif, elle termine ses études en Faculté des Sciences appliquées de l'ULB par un mémoire au sein de l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique (IAA) sous la direction du Professeur Alain Jorissen. Ses résultats lui permettent de bénéficier d'une bourse FRIA pour entamer une thèse de doctorat qu'elle débute par un séjour à l'Observatoire de Genèvedans l'équipe du Professeur Mayor, au moment même où l'effervescence est à son comble suite à la première découverte d'une planète extra-solaire. Sa thèse portera sur les caractéristiques des étoiles à baryum et des étoiles de type spectral S, des étoiles géantes, évoluées, qui fabriquent des éléments plus lourds que le fer qu'elles dispersent dans l'espace lorsqu'elles ont épuisé leurs réserves d'énergie. En particulier, Sophie Van Eck étudie la binarité de ces étoiles : en effet, la plupart sont en couple, voire en ménage à plusieurs.

Son post-doctorat, elle choisit de le réaliser à l'Observatoire Européen Austral (ESO), au siège de Garching, en Allemagne. Sophie Van Eck y découvre une nouvelle dimension : issu de collaborations internationales, l'ESO offre des infrastructures à la pointe des dernières technologies où se côtoient des chercheurs des quatre coins du monde. Une expérience enrichissante qui lui permet de revenir à Bruxelles, au sein de l'IAA, sous un mandant de chargée de recherche FNRS. Elle se penche désormais sur les problèmes astrophysiques liés aux abondances stellaires qui visent à comprendre comment les étoiles, véritables alchimistes cosmiques, parviennent à fabriquer des éléments lourds tels que le baryum ou le plomb. Ces éléments sont ensuite éjectés dans l'espace interstellaire puis récupérés dans de nouvelles étoiles et leurs cortèges planétaires. Ces études permettent notamment de mieux comprendre la distribution des éléments chimiques sur Terre. Suite à des observations effectuées dans le ciel de la Cordillère des Andes, au Chili, Sophie Van Eck, en collaboration avec plusieurs chercheurs de l'équipe de l'IAA qu'elle a désormais intégrée, a pu prédire l'existence d'étoiles très enrichies en plomb. Cette découverte importante a conduit à une publication dans la très renommée revue scientifique Nature.

Nommée depuis chercheuse qualifiée FNRS à l'IAA, heureuse maman de trois enfants, Sophie Van Eck partage son temps professionnel entre la recherche fondamentale et l'enseignement. Elle est actuellement impliquée dans de grands projets de l'ESO comme le Gaia-ESO Survey, qui a pour but de préparer la mission spatiale GAIA en étudiant des milliers d'étoiles de notre galaxie. La diffusion des sciences présente à ses yeux un intérêt particulier et elle participe régulièrement à des activités grand-public. Sa plus belle implication reste très certainement celle qu'elle investit dans l'ASBL "Clés pour l'Univers" (reconnue par l'ULB) dont elle est co-fondatrice et présidente, et qui vise à diffuser les sciences vers des lieux d'enfermement tels que les prisons ou les hôpitaux... là où l'astronomie devient moyen d'évasion.

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