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Ahmadreza Djalali (VUB) condamné à la peine de mort en Iran

Vendredi l 03-02-2017

Le Dr Ahmadreza Djalali est emprisonné et condamné à la peine mort en Iran pour des faits d'espionnage. Il enseigne en Italie dans le cadre de l'European Master in Disaster Medicine (EMDM), un master conjoint organisé par l'Università degli Studi del Piemonte Orientale et la Vrije Universiteit Brussel (VUB) dont il est alumni. Il pourrait être exécuté dans les deux semaines à venir. Une pétition pour éviter cette injustice a été lancée sur www.change.org.

Ahmadreza Djalali (45 ans) a été arrêté en avril 2016 par les services de sécurité iraniens, alors qu'il allait rendre visite à sa famille. Il a déjà passé sept mois en cellule d'isolement, sans avoir accès à un procès ou un avocat.

"Les nouvelles sont mauvaises", peut-on lire dans le journal flamand De Morgen. "Ahmadreza Djalali a fait savoir à sa sœur qu'il a été forcé de signer des aveux et condamné ainsi à la peine de mort." Le quotidien ne dispose pas d'informations supplémentaires mais il s'agirait d'une question de sécurité nationale, selon les autorités iraniennes. Ils lui reprochent d'avoir collaboré avec des scientifiques issus de pays ennemis.

Une pétition demandant sa libération a été lancée sur www.change.org. À côté de cette pétition, qui a été envoyée à l'Ambassade d'Iran, Amnesty International a été alertée et plusieurs grandes personnalités iraniennes se sont ralliées à cette action.

Ahmadreza Djalali a une femme et deux enfants.

Lundi l 13-02-2017
Une legal clinic en droit des étrangers

Fin octobre 2015, dans le contexte de la "crise des réfugiés", un groupe d'étudiants de bachelier et de master en droit de l'ULB s'est mobilisé afin de participer au mouvement de solidarité avec les réfugiés. Ensemble, soutenus par des associations, praticiens du droit et académiques, ils ont constitué la "legal team ULB" qui, dans un premier temps, a assuré des permanences notamment devant l'Office des étrangers.

Forte de cette expérience et afin de pérenniser le travail effectué par les étudiants de la "legal team", la Faculté de Droit et de Criminologie de l'ULB a mis en place cette année, le projet de "clinique juridique" (legal clinic) en droit des étrangers intégrée dans le programme de cours de la faculté. Cette initiative est encore amenée à se développer dans les mois à venir mais a d'ores et déjà recueilli un gros soutien du Barreau et du milieu associatif.

"L'objectif de la legal clinic en droit des étrangers, commente Serge Bodart, maître de conférence à la Faculté de Droit, est de poursuivre les activités de la legal team mais en apportant un soutien scientifique et académique structurel." Une dizaine de dossiers de demandeurs d'asile seront sélectionnés, les étudiants se chargeront d'entendre ces personnes, de comprendre ce qui n'a pas été lors de leur première demande de statut de réfugié et de préparer le travail des avocats chargés d'introduire une nouvelle demande de statut.

Pratiquement, la legal clinic en droit des étrangers se déroulera durant le second quadrimestre. Comme il s'agit à ce stade encore d'une expérience pilote, elle sera accompagnée par un comité de pilotage, constitué d'académiques de l'ULB, de représentants du Barreau et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Les legal clinics sont inspirées de méthodes d'enseignement initialement développées dans les pays anglo-saxons mais qui commencent à voir le jour en Europe continentale. Elles permettent aux étudiants de travailler sur des cas concrets sous la supervision de leurs professeurs et de mettre ainsi en pratique les notions théoriques enseignées durant les cours.

Jeudi l 02-02-2017
Bourse à projets sociaux et citoyens Stéphane Hessel

La bourse à projets sociaux et citoyens Stéphane Hessel, créée à l'initiative du vice-rectorat aux affaires étudiantes, a pour objectif de fédérer les étudiants autour de projets.

Les projets introduits par les étudiants de l'ULB doivent répondre entre autres aux critères suivants:

  • avoir un objectif social et/ou citoyen et mettre en avant les valeurs libres exaministes,
  • être innovant et original,
  • rassembler des étudiants de différentes facultés,
  • ne pas rechercher de but lucratif, avoir un degré de pérennité

Les projets devront obligatoirement faire appel à des sources de financements extérieurs pour pouvoir être retenus. Les projets retenus seront également financés par la Commission des affaires sociales étudiantes (CASE) pour un montant de 5 000 euros maximum.

Les porteurs de projets devront compléter le formulaire d'inscription en ligne pour le 15 mai 2017.
Le dossier complet (descriptif et budget) devra être remis pour le 30 mai 2017 au vice-rectorat des affaires étudiantes.

Plus d'informations sur le site des affaires étudiantes.

Mercredi l 18-01-2017
ULB engagée: cours de français et d'intégration culturelle pour les étudiant.e.s réfugié.e.s

Dans le cadre des actions solidaires mises en place depuis "la crise des migrants", l'ULB a lancé à destination des étudiant.e.s réfugié.e.s, l'organisation de cours de français et d'intégration culturelle, avec l'appui de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). "Les cours proposés, souligne Dan Van Raemdonck, professeur de linguistique et vice-doyen de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication, permettront aux étudiant.e.s réfugié.e.s, non seulement d'apprendre un français "de survie", mais aussi d'atteindre le niveau nécessaire pour passer l'examen de maîtrise suffisante de la langue française" et accéder à l'Université.

En outre, il est prévu que les étudiant.e.s réfugié.e.s participent à une série de tables de conversation animée par un étudiant-tuteur.

Le projet vise également l'intégration culturelle des étudiants réfugiés notamment en les mettant en contact avec des étudiants de l'ULB. Il prévoit un dispositif articulant le cours de culture francophone de Belgique, au programme pour tous les étudiants réfugiés, avec des actions sur le terrain.

> Consultez le site web ulb.be/engagee/etudiants-refugies.html pour des infos détaillées.

Mercredi l 18-01-2017
Chaire de solidarité d'urgence "Turquie": deux chercheurs financés par une bourse postdoctorale

L'ULB a mis en place une bourse postdoctorale destinée à permettre l'accueil d'un chercheur turc engagé dans la défense des droits humains et de la démocratie, et qui se retrouvait sans emploi suite à la suspension de ses fonctions ou à la fermeture de son université.

Malgré un appel à candidatures très court, une vingtaine de dossiers ont été recueillis et le comité de sélection s'est réuni pour les examiner. Les critères pris en compte devaient combiner la valeur scientifique à la situation personnelle des postulants car des menaces pesaient sur certains d'entre eux (confiscation du passeport par exemple, voire risque d'arrestation).

Une liste a été dressée par ordre décroissant de priorité et, finalement, il est apparu que ce serait non pas un mais deux chercheurs qui pourraient être financés, grâce à un partenariat négocié avec le Scholars Rescue Fund, un organisme américain qui offre une aide d'un montant équivalent à celui octroyé par l'université hôte.

Le premier des deux lauréats devrait arriver à Bruxelles cette semaine.

Vendredi l 23-12-2016
Deux initiatives pour aider des académiques menacés dans leur pays d'origine

À la suite de la tentative de coup d'État en Turquie en juillet 2016 et de la répression qui touche le milieu universitaire dans ce pays, l'ULB a mis en place une Chaire de solidarité d'urgence visant à accueillir un chercheur turc engagé dans la défense des droits humains et de la démocratie, et qui se retrouve sans emploi après la suspension de ses fonctions ou la fermeture de son université.

La chaire est constituée d'une bourse postdoctorale de 12 mois et d'un soutien à l'installation à Bruxelles pour cette période. Le boursier mènera ses recherches dans un laboratoire de l'ULB, sous la direction d'un promoteur et pourra, s'il le souhaite, intervenir dans des enseignements ou prendre part à toute autre manifestation scientifique organisée sur le campus.

En outre, afin de disposer d'un outil pérenne permettant d'intervenir rapidement et de manière structurée dans ce genre de situation, le Conseil académique a approuvé la création d'un Fonds de solidarité à destination de chercheurs en danger, basé sur l'expérience des chaires Khaled Al'as-Ad. L'année dernière, en effet, l'ULB avait mobilisé des moyens importants pour octroyer dix bourses postdoctorales d'un an à des réfugiés essentiellement syriens. Elle avait en outre mis en place un Desk spécialisé destiné à accompagner l'inscription des réfugiés souhaitant poursuivre des études à l'université.

Le contexte international laisse craindre que les demandes d'accueil émanant de scientifiques menacés dans leur pays d'origine à cause du contenu de leur travail scientifique ou d'opinions qu'ils auraient librement exprimées ne feront qu'augmenter. Le Fonds de solidarité permettra à l'ULB de développer des outils fonctionnels pour faire face à ces demandes et ainsi de marquer son engagement pour la défense des libertés académiques dans le monde entier.

Plus d'information: www.ulb.ac.be/engagee

 

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