Turquie: vive inquiétude de l'ULB
L'Université libre de Bruxelles, qui entretient des relations étroites avec plusieurs universités turques – notamment à travers le programme d'échanges ERASMUS – tient à manifester sa plus vive inquiétude à propos de la manière dont les mouvements de contestation populaire sont actuellement réprimés en Turquie.
En effet, la violence avec laquelle les manifestants de la place Taksim ont été chassés, les arrestations musclées et les mesures d'intimidation à l'égard de certains enseignants, étudiants, journalistes, avocats et médecins notamment, mais aussi de simples citoyens, ne sont nullement justifiées.
Attachée au principe du libre examen, l'Université libre de Bruxelles rappelle que le caractère démocratique d'une société ne se mesure pas aux seuls résultats d'élections, qui consacrent une majorité; la démocratie impose le respect des droits des minorités, ainsi que de l'ensemble des droits fondamentaux pour toutes et tous. Cela implique donc la garantie et le respect, notamment, de la liberté d'expression, la liberté de conscience et de conviction et la liberté de manifestation. Toute violation des droits fondamentaux sous le fallacieux prétexte de la lutte contre le terrorisme ou contre des associations étiquetées "illégales" contribue à la régression des principes démocratiques.
Les actes de violence et d'intimidation répétés depuis quelques semaines minent les acquis démocratiques indéniables de la Turquie de ces dernières décennies. L'ULB tient donc à manifester son inquiétude certes, mais aussi sa profonde solidarité avec la société civile turque, et notamment nos collègues universitaires et leurs étudiants actifs dans ce mouvement de contestation qui tente de préserver les droits démocratiques et laïques qu'ils estiment aujourd'hui menacés.
L'ULB réforme sa gouvernance
Soucieuse de mieux répondre à ses missions et aux nouveaux défis que doit relever une institution d'enseignement supérieur, l'ULB a entamé en mars 2012 une réflexion sur sa gouvernance.
Suite au travail d'une commission spécifique réunissant les représentants des différents corps de l'Université et après la consultation de l'ensemble de la Communauté universitaire, le Conseil d'administration a approuvé à une très large majorité les axes de la réforme lors d'une séance extraordinaire de ce lundi 17 juin 2013.
L'étape suivante consistera en une révision des statuts permettant l'implémentation de cette réforme majeure.
Les acquis essentiels de cette réforme reposent sur:
- le renforcement du contrôle démocratique sur l'ensemble des fonctions à responsabilité (bilans de fin de mandat, délégations, etc.) ;
- l'amélioration de la gouvernance au sommet de l'institution (gestion stratégique, spécialisation des organes, etc.) ;
- la recherche d'une articulation optimale entre autorités politique et administrative ;
- une responsabilisation accrue de tous les acteurs;
- la décentralisation administrative et le renforcement de la transversalité.
Cette réforme en profondeur permettra d'améliorer le travail de l'administration et des facultés tout en conservant le caractère d'ouverture et de participation qui caractérisent l'ULB.
Elle sera un outil au service de l'ensemble de la communauté universitaire.
Carré Louis
Martens Didier
Wilkin Alexis
Salmon Isabelle