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Derrière la caméra

Pas simple d'accéder à certains lieux ou d'assister à certains événements lorsque vous êtes une femme, non musulmane, venue d'Europe mener une recherche sur les étudiants coraniques... Alors doctorante à Oxford University, Hannah Hoechner a décidé de réaliser un film avec neuf jeunes et deux professionnels de Kannywood, l'industrie du film de Kano, au Nigeria. Quatre mois plus tard, il y avait le film Duniya Juyi Juyi et surtout du matériel d'étude pour la chercheuse.

« Mon objectif était grâce à ce film de créer une relation de confiance pour mieux comprendre la réalité de ces élèves d'écoles coraniques; c'était aussi de donner au grand public un témoignage, au-delà des à priori présentant ces jeunes comme les terroristes de demain », explique Hannah Hoechner, en postdoctorat au LAMC, Laboratoire d'anthropologie des mondes contemporains.

Vous pourrez découvrir cette expérience et d'autres lors du colloque international Actualités de l'anthropologie audiovisuelle, les 25 et 26 septembre, sur le campus du Solbosch.

Formation du coeur

Au cours du développement embryonnaire, les cellules qui vont former le coeur doivent être spécifiées au bon moment, migrer au bon endroit et proliférer pour garantir le développement harmonieux et une bonne croissance du coeur. La moindre erreur lors de ces étapes critiques du développement conduira à des malformations cardiaques congénitales qui représentent la première cause de malformations sévères à la naissance.

Dans un article publié dans la revue Nature Cell Biology, une équipe de chercheurs emmenés par Cédric Blanpain, IRIBHM-Faculté de Médecine a identifié différents progéniteurs cardiovasculaires qui naissent à des moments différents, se différencient dans des cellules cardiovasculaires différentes et contribuent à la formation de différentes régions du coeur.

"Nous étions extrêmement surpris de découvrir que les progéniteurs cardiovasculaires précoces avaient une contribution régionale aussi étroite et n'étaient pas capables de se différencier en plus d'un type cellulaire comme le font les progéniteurs cardiaques tardifs. Cela nous amène à repenser fondamentalement la manière dont le coeur se forme" commente Fabienne Lescroart, la première auteur de cette étude.

"Cette nouvelle étude change réellement la manière dont nous voyons le développement cardiaque et a des implications importantes pour mieux comprendre l'étiologie des malformations cardiaques congénitales. Elle devrait être le point de départ de futures études pour comprendre comment un progéniteur cardiovasculaire acquiert un destin particulier et contribue à la formation d'une région particulière du coeur. Ceci pourrait être applicable pour la thérapie cellulaire nécessaire pour la réparation cardiaque" précise Cédric Blanpain, directeur de ce travail.


Colloïdes et ADN pour créer des matériaux complexes

Pour construire des matériaux ayant des propriétés particulières à l'échelle nano ou micrométrique, de nouvelles approches doivent être envisagées. C'est le cas, notamment, de la construction par auto-assemblage de colloïdes fonctionnalisés par de l'ADN : des brins d'ADN complémentaires sont fixées sur des particules en suspension dans un liquide. En variant la température, les ADN complémentaires s'hybrident entre eux et les particules précipitent en un agrégat.

Les chercheurs tentent aujourd'hui de comprendre comment utiliser cette technique pour créer des agrégats avec des structures cristallines souhaitées. Cette technique aurait de nombreuses applications technologiques, notamment en optique, où la structure des cristaux influence la propagation de la lumière. Mais actuellement, l'auto-assemblage de matériaux colloïdaux n'est possible que pour des structures avec valence élevée, c'est-à-dire ayant le maximum de liaisons entre une particule et ses voisines.

Dans un article théorique publié dans Physical Review Letters, une équipe internationale, comprenant leService de Physique des Systémes Complexes et Mécanique Statistique (Faculté des Sciences), démontre qu'il serait également possible de créer ces agrégats avec une valence limitée. Les chercheurs pourraient donc contrôler le nombre de valences qu'ils souhaitent utiliser pour une application précise, en exploitant la mobilité de l'ADN. Cette approche devrait faciliter la conception de nouveaux matériaux colloïdaux.


Océan austral: nouvel atlas

Dans une collaboration internationale sans précédent, 147 scientifiques, issus de 91 institutions réparties dans 22 pays - dont l'équipe du Laboratoire de Biologie marine de la Faculté des Sciences, ULB - ont combiné leurs expertises et leurs connaissances pour produire un nouvel Atlas biogéographique de l'océan austral qui vient d'être lancé fin août lors de la conférence du Scientific Committe on Antarctic Research (SCAR).

Plus de 9000 espèces, allant des microbes aux baleines, sont enregistrées dans une étonnante collection d'informations et de photos. En 66 chapitres, les scientifiques examinent l'évolution de l'environnement physique, la génétique et l'impact possible du changement climatique sur les organismes marins dans la région.

C'est la première fois qu'un tel effort est entrepris depuis 1969, lorsque la Société américaine de géographie avait publié son « Plan Antarctique Folio Series ».

Plus d'information


Naissance du soleil

Processus de captures de neutrons, les processus s et r sont responsables de l'origine de près de la totalité des éléments plus lourds que le Fer dans l'Univers. En s'appuyant sur ces deux processus, des chercheurs européens - dont l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique, Faculté des Sciences ULB - et australiens ont réussi à expliquer de façon cohérente les derniers événements qui auraient pollué le Système Solaire avant sa naissance: lors de la phase prénatale, le processus r aurait contaminé la nébuleuse solaire quelque 100 millions d'années avant son isolation, alors que le processus s l'aurait enrichie quelque 10-30 millions d'années avant son isolation.

Les chercheurs de l'ULB - emmenés par Stéphane Goriely, IAA -, et d'universités allemande, australiennes, britannique et hongroise éclairent ainsi les circonstances qui ont donné naissance à notre Soleil. Après l'ingestion des éléments lourds par les processus s et r, la nébuleuse solaire est rentrée dans une phase d'incubation pendant laquelle le nuage moléculaire pré-solaire s'est formé et s'est effondré sur lui-même pour donner naissance à notre Soleil. Cette période d'incubation ne peut dès lors pas avoir duré plus de 30 millions d'années.

Ces résultats sont publiés dans la revue Science du 8 août.


"Ma Thèse en 180 secondes" sur La Trois

Les 18 finalistes du concours interuniversitaire "Ma thèse en 180 secondes" envahissent le petit écran dès la rentrée! Pour ce concours, les jeunes chercheurs doivent expliquer leurs recherches au grand public en 3 minutes, top chrono.

La finale interuniversitaire avait lieu le 22 mai dernier. Ce sont les exposés de ces finalistes que vous pourrez retrouver sur La Trois, du lundi au vendredi à 20h25. Notons, pour l'ULB, les passages de:

  • Sandrine Detandt (Facultés des Sciences psychologiques et de l'éducation) "Tous addicts. Petite physiologie de notre jouissance", le 3 septembre;
  • Stéphane Vranckx (Faculté des Sciences) "Comprendre l'univers grâce à la chimie computationnelle", le 8 septembre;
  • Aria Ronsmans (Faculté des Sciences) "L'assimilation de l'azote chez la levure du boulanger", le 9 septembre;
  • Xavier Taton (Faculté de Droit et de Criminologie) "Quel rôle pour le juge dans l'économie d'aujourd'hui ?", le 11 septembre;
  • et Yasmina Serroukh (Faculté de Médecine) "Un globule blanc programmé pour tuer !", le 24 septembre.

Cette dernière a été sectionnée avec François Claine (UNamur) et Edwine Goldoni (UCL) pour représenter la Belgique lors de la finale internationale francophone à Montréal le 25 septembre prochain.

Vous pouvez également revoir la vidéo tournée lors de la finale ULB, en mars dernier.


Un problème ? L'ordinateur conçoit le programme pour y répondre

Un ordinateur qui conçoit lui-même le programme nécessaire pour résoudre un problème donné, c'est le but des chercheurs du projet inVEST. Depuis 2012, ce projet financé par le European Research Council (ERC) a pour but de définir les bases théoriques nécessaires au développent d'algorithmes de synthèse automatique.

À partir d'une description logique (mathématique) de ce que doit faire un programme, l'algorithme conçoit automatiquement un programme pour résoudre le problème décrit. L'avantage d'un tel système est double : il permet de se concentrer sur la description du problème à résoudre et non plus sur le développement complexe de l'algorithme pour le résoudre, et la synthèse automatique ne présente pas de 'bugs' de programmation.

Sous la direction du Pr. Jean-François Raskin (Faculté des Sciences), une équipe de l'ULB a participé au "Vienna Summer of Logic 2014", un congrès mondial sur la logique et l'informatique. Ils y ont gagné la médaille d'argent de la Kurt Gödel Society (image) pour un prototype de synthèse automatique développé dans le cadre de ce projet ERC inVEST.

 

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