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L'APOL1 détruit le trypanosome de l'intérieur

Mercredi le 26-08-2015

Le trypanosome est un parasite sanguin dont certaines sous-espèces provoquent la maladie du sommeil chez l'homme. Certaines populations d'Afrique de l'Ouest peuvent résister à l'infection grâce à une forme mutée d'une protéine appelée APOL1, mais cet avantage s'accompagne d'un risque plus élevé d'insuffisance rénale.

Dans une publication dans la revue scientifique Nature Communications, Etienne Pays et son équipe (Laboratoire de Parasitologie moléculaire, Faculté des Sciences) détaillent le mode de fonctionnement de l'APOL1 : on savait déjà que la protéine créait des pores dans la membrane du lysosome, entraînant la mort du parasite. Mais les chercheurs ont découvert qu'APOL1 est ensuite transportée vers la mitochondrie, où elle provoque également une perméabilisation membranaire. Le relargage d'endonucléases mitochondriales dans le noyau entraîne ensuite la trypanolyse.

Ces nouvelles observations permettent de développer de nouvelles hypothèses de recherche sur le rôle de l'APOL1 dans le développement de l'insuffisance rénale chez l'homme.

Quelques arbres parlent pour la forêt

Lundi le 17-08-2015

Plusieurs études ont montré que les grands arbres, et environ 1% des espèces qui composent les forêts, constituent les principaux éléments structurants des forêts du bassin amazonien. Mais qu'en est-il en Afrique Centrale ? Et comment utiliser de tels résultats pour surveiller le bilan carbone des forêts tropicales ?

Des chercheurs du Laboratoire d'Écologie du paysage et Système de production végétale en collaboration avec ceux de Gembloux Agro Bio-Tech (ULg) y répondent dans une recherche publiée dans Scientific Reports.

Leur étude montre que la structure de la forêt, rapport entre le nombre de gros et de petits arbres, est particulièrement stable en Afrique Centrale. Ce constat a permis de développer des modèles qui prédisent les propriétés structurelles de l'ensemble du peuplement à partir d'informations récoltées seulement sur quelques grands arbres.

Les chercheurs ont ainsi découvert qu'en mesurant seulement 5% de ces individus, il est possible de réaliser un bilan carbone du peuplement forestier avec moins de 15% d'erreur.Ce résultat est important pour les recherches sur le changement climatique, car il permettra de réduire les coûts des analyses du stock de carbone contenu en forêt dense.

Cette recherche intitulée Seeing Central African Forests through their largest trees a été publiée le 17 août dans la revue Scientific Reports.

Identification des cellules à l'origine des cancers du sein

Jeudi le 13-08-2015

C'est une avancée majeure que viennent de marquer des chercheurs de l'IRIBHM - Cédric Blanpain, Alexandra Van Keymeulen -, en collaboration avec une équipe australienne et le laboratoire de Christos Sotiriou, Institut Bordet: ils ont identifié les cellules à l'origine des cancers du sein.

Cancer le plus fréquent chez la femme, le cancer du sein est classé en différents types, influençant le pronostic clinique de la maladie. Les chercheurs viennent de découvrir l'origine cellulaire des cancers du sein induits par le gène PIK3CA - un des plus fréquemment mutés dans ces cancers - et ont démontré que la cellule d'origine, dans laquelle intervient la mutation oncogénique initiale, contrôle l'hétérogénéité tumorale et est associée avec différents types de cancers du sein et différents pronostics cliniques.

"Ces nouvelles découvertes démontrent l'importance de la cellule d'origine des cancers dans le développement des différents types de cancers du sein mais démontrent aussi que la signature moléculaire des étapes précoces de l'initiation tumorale présente un pouvoir prédictif sur le type de tumeur qui se développera ultérieurement et sur le pronostic clinique des femmes atteintes d'un cancer du sein", souligne Cédric Blanpain, directeur de cette étude publiée ce 12 août dans la prestigieuse revue Nature.


Musique gnawa à Bruxelles

Communauté minoritaire du Maroc, les Gnawa se revendiquent comme descendants d'esclaves d'Afrique de l'Ouest. De confession musulmane, leurs pratiques rituelles accordent une place importante à la musique.

Débutant une thèse de doctorat en musicologie à l'ULB et l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne, Hélène Sechehaye s'est penchée sur la spécificité de la pratique musicale de l'importante communauté gnawa de Bruxelles, en compagnie de Stéphanie Weisser, maître de conférence à l'ULB (Faculté de Philosophie et Lettres).

Leurs investigations, publiées dans la revue Brussels Studies, montrent que les musiciens gnawa actifs à Bruxelles ont intégré à leurs pratiques des éléments nouveaux, dont l'adoption pourrait s'expliquer par leur relocalisation à l'étranger. La situation bruxelloise présenterait même un caractère unique : on y observe des changements dans les modes d'apprentissage, l'apparition de la mixité de genre dans la pratique musicale profane et rituelle, mais aussi l'appropriation d'autres styles musicaux marocains dans lesquels les musiciens gnawa puisent l'inspiration pour leur répertoire, théoriquement fermé à l'intégration d'éléments extérieurs.

[Lien vers la publication]


Atlas de la pauvreté.

Deux millions de Belges vivent dans des quartiers dits « en difficulté ». Les écarts sociaux entre ces zones urbaines et les quartiers aisés de nos villes se creusent. Gilles Van Hamme et Taïs Grippa, GAG, Faculté des Sciences en collaboration avec la KUL, ont réalisé une analyse dynamique des quartiers en difficulté dans les régions urbaines belges.

Si aucune ville belge n'est identique à l'autre, certaines similitudes ont été constatées en matière de répartition de la pauvreté. La différence entre les centres-villes appauvris et les périphéries aisées est une des caractéristiques récurrentes. Les phénomènes de gentrification et de revalorisation des centres-villes ne faisant pas le poids face à l'exode des plus riches vers les communes excentrées.

On constate aussi une différence flagrante entre les villes flamandes d'une part et les villes wallonnes et Bruxelles d'autre part. Les villes du sud du pays sont les plus touchées par la pauvreté, même si les grandes villes du nord telles que Gand et Anvers ne sont pas épargnées.


Manneken Pis, cet imposteur ?

Malgré sa postérité à l'international, le Manneken Pis reste un mystère du point de vue de l'Histoire de l'art. Géraldine Patigny, doctorante au département Histoire, SOCIAMM s'est dès lors intéressée à la plus belge des statuettes.

La chercheuse étudie les sculpteurs Du Quesnoy, dont le père serait l'auteur du Manneken Pis en 1619. Un Manneken Pis qui connaîtra une vie mouvementée, avec d'éventuelles détériorations, au point que les historiens de l'art s'interrogent : la statue conservée à Bruxelles est-elle authentique ?

Géraldine Patigny compte bien répondre à cette question en s'appuyant sur des analyses spectroscopiques de l'oeuvre.

Avec l'aide du SURF (VUB), des analyses par fluorescence à rayon X ont été réalisées dans le but de déterminer les différents composés chimiques de la statue. Ces composés seront comparés avec ceux des autres sculptures en bronze des Du Quesnoy afin de vérifier qu'il s'agit bien du Manneken Pis original. Imaginons que des traces de zinc soient retrouvées dans les composés, cela voudrait dire que la statuette est plus récente et donc un leurre.

Les résultats de ces analyses seront disponibles d'ici quelques mois. A suivre donc...


Réservoirs du VIH : une combinaison puissante

Malgré des multithérapies efficaces et prolongées, le VIH parvient à se "cacher", sous forme latente, dans certaines cellules du patient infecté, attendant un moment propice pour ressurgir. L'élimination de ces "réservoirs viraux" est donc un challenge dans la lutte contre le SIDA.

Une des stratégies pour éliminer ces réservoirs consiste à forcer le virus à quitter son état latent, pour qu'il puisse être éliminé. L'équipe de Carine Van Lint du Laboratoire de Virologie moléculaire (Faculté des Sciences), associée aux laboratoires du Pr. Rohr (U. Strasbourg) et du Pr. Rouzioux (U. Paris-Descartes), publie aujourd'hui dans la revue scientifique PLOS Pathogens une étude concernant l'efficacité d'un traitement combinant deux produits, connus pour réactiver l'expression du VIH : des inducteurs de la voie cellulaire NF-kappaB, d'une part, avec des activateurs du facteur positif d'élongation de la transcription (P-TEFb), d'autre part.

En travaillant sur des cellules réservoirs provenant de patients chez qui le virus est indétectable dans le sang depuis au moins un an, les chercheurs ont démontré que la réactivation du VIH par cette combinaison est la "plus puissante observée à ce jour".

Un résultat enthousiasmant, même si d'autres stratégies devront également être mises au point pour favoriser l'élimination complète du VIH, comme l'amélioration de la reconnaissance et de la destruction du virus par le système immunitaire de l'hôte.


Le trypanosome au défi

Directeur du laboratoire de Parasitologie moléculaire (Faculté des Sciences), Etienne Pays vient d'obtenir une ERC (European Research Council) Advanced Grant pour continuer ses travaux sur le trypanosome, un parasite responsable de la maladie du sommeil.

En 1998, le chercheur et son équipe découvrent le gène permettant à certains trypanosomes d'échapper aux défenses immunitaires du corps humain ; en 2010, ils découvrent qu'une mutation de l'apolipoprotéine-L1 permet à certaines populations d'Afrique de l'Ouest de résister à ces trypanosomes mais que cet avantage évolutif s'accompagne d'un risque plus élevé d'insuffisance rénale.

Aujourd'hui, Etienne Pays souhaite mettre au défi les capacités évolutives du parasite, en le soumettant à des doses contrôlées et de plus en plus grandes d'apoL1 mutée : "Si le trypanosome a su, au fil de l'évolution, trouver un moyen de contourner les défenses immunitaires naturelles de l'homme, il y a de fortes chances qu'il y arrive de nouveau", explique le chercheur, "Nous espérons donc qu'il parviendra, dans ces conditions d'évolution dirigée, à synthétiser une nouvelle protéine permettant d'échapper à l'apoL1 mutée". Une protéine qui pourrait ensuite ouvrir la voie à de nouveaux traitements de l'insuffisance rénale.

 

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