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Mercredi l 14-06-2017
Allocation universelle: propriété sociale et réciprocité

Doctorant au Centre de Théorie Politique (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales), Marc-Antoine Sabaté étude la question de l'allocation universelle et, plus particulièrement, les objections à cette idée dans la littérature scientifique francophone et anglophone.

Dans le cadre du colloque international "Why private property?" ces 20 et 21 juin, Marc-Antoine Sabaté présentera une relecture des justifications de l'allocation universelle à travers le concept de propriété sociale. "Outre les considérations financières, une des objections principales, liée à la question du maintien des droits sociaux, est la notion de réciprocité", explique le chercheur: "Le fait que, pour mériter cette allocation, les personnes auraient l'obligation de participer, principalement en travaillant, à la vie de la collectivité". Cependant, nuance-t-il, cette objection peut être adressée de deux manières: "Avant d'exiger une réciprocité des droits et des devoirs, il faudrait tout d'abord s'assurer que chacun ait accès aux ressources nécessaires pour être autonome et donc être capable de participer librement. Par ailleurs, on peut aussi se dire que tout le monde participe plus ou moins, même sans travailler, à une forme de coopération sociale qui mériterait une allocation".

Face à la la propriété privée fondée sur le travail, on pourrait donc défendre l'idée d'une propriété sociale: "Dans ce cas, l'allocation universelle peut être considérée comme une manière, parmi d'autres, de garantir le droit à un accès équitable à ces ressources collectives, matérielles et immatérielles, nécessaire pour que chacun puisse s'intégrer de manière autonome et non-aliénée à la société".

Mercredi l 14-06-2017
Formation continue : Comprendre les transformations et évolutions politiques, sociales, institutionnelles

Le Certificat interuniversitaire Européen en Travail, Développement et Innovations sociales, proposé par le Service de Formation Continue (Sciences humaines et sociales) de l'ULB, est désormais ouvert à l'inscription.

Cette formation de 15 crédits s'adresse aux personnes engagées dans l'action sociale, plus spécifiquement dans le domaine de l'insertion socio-professionnelle, qui souhaitent en comprendre les transformations et évolutions politiques, sociales, institutionnelles à partir de leurs pratiques. Soucieuse d'armer les acteurs du travail social d'outils pertinents leur permettant d'être à la base de nouvelles innovations sociales, la formation propose un ensemble de modules de cours alliant théorie et pratique mais également une participation à un stage intensif de recherche dans le cadre du Réseau Européen de Formation Universitaire en Travail Social (REFUTS) ainsi qu'à un cycle de formations et conférences organisées à l'Université libre de Bruxelles. Se faisant, l'étudiant suivant la formation bénéficie d'une certification de trois universités différentes ainsi que d'un Certificat Européen de Formation Universitaire en Travail Social regroupant un réseau de 11 universités de sept pays différent.

Cette formation est un partenariat entre différents acteurs de terrain ainsi que de trois universités:

  • Institut Européen Interuniversitaire de l'Action Sociale
  • Fédération bruxelloise des Organismes d'Insertion Socioprofessionnelles
  • Université de Liège (ULg)
  • ULB - Université libre de Bruxelles
  • University of Luxembourg

> Informations et inscription : http://formcont.ulb.ac.be/formation/viewSelected/506

Brochure - ITDI.pdf

Mardi l 13-06-2017
La littératie, condition sine qua non de la démocratie

Dans un article publié récemment dans le journal Language, Cognition and Neuroscience, José Morais, Professeur Emérite affilié au Centre de Recherche Cognition et Neurosciences (CRCN), montre comment l'avènement de la littératie - l'aptitude à comprendre et à utiliser l'information écrite - a transformé le système mental et le cerveau des êtres humains qui la maîtrisent.

Trois niveaux de littératie sont envisagés: la littératie productive, argumentative et enfin créative. José Morais a notamment décortiqué des données récentes, publiées par l'UNESCO et l'OCDE, pour montrer qu'un niveau de littératie suffisant pour participer de manière informée et argumentée au débat public et aux décisions n'est pas à la portée d'un tiers de la population des pays développés.

L'auteur établit une relation réciproque entre littératie et démocratie: les faiblesses (ou les avancées) de l'une affaiblissent (ou font avancer) l'autre. Il distingue dans ce contexte les notions de démocratie et de pseudo-démocratie. Il soutient que les élites au pouvoir profitent sciemment des inégalités de littératie. Il appelle la société à garantir pour toutes et tous un réel accès à la littératie, en tant que capacité de lire et écrire mais aussi d'exercice libre et critique de la pensée.

Mardi l 13-06-2017
La BD "Silencieuse(s)" pour ouvrir la parole sur le harcèlement de rue

Les PUB - Presses Universitaires de Bruxelles, les éditions Perspectivesart9 ainsi que la Librairie Flagey et Entre Les Lignes s'associent pour un événement hors du commun autour de la bande-dessinée "Silencieuses" écrite par Salomé Joly et illustrée par Sibylline Meynet.

Le jeudi 22 juin, rendez-vous à 18h30 au restaurant L'architecte situé sur la place Flagey (n°19) où vous pourrez participer à une conversation animée par la journaliste Florence Hainaut. Les auteures de la bande-dessinée seront également présentes, ainsi que Sylvie Lausberg, directrice de la stratégie du Centre d'Action laïque et vice-présidente du Conseil des femmes de la communauté française.

A l'origine du projet, Salomé Joly est une jeune étudiante genevoise. Son travail de maturité est l'écriture d'un carnet intime décrivant des scènes de tous les jours de harcèlement de rue. Toutes ces histoires sont des témoignages qu'elle a recueillis auprès de nombreuses femmes.
Sibylline Meynet, jeune illustratrice et dessinatrice, née en Haute-Savoie, a repris ce travail et l'a adapté en 9 récits dont les teintes gris rose viennent adoucir la violence du propos.

Informations pratiques et détails de l'évènement :
22 juin à 18h30
L'architecte [19, place Eugène Flagey]
Entrée libre sans réservation
Possibilité de dîner au restaurant à 20h30 (réservation obligatoire)

Mardi l 13-06-2017
Le pourquoi des réformes institutionnelles

Post-doctorante au CEVIPOL (Faculté de Philosophie et Sciences Sociales), Camille Bedock étudie les réformes institutionnelles en démocratie, et particulièrement ce que pensent les citoyens de ces réformes. Un sujet qui est le prolongement de sa thèse de doctorat, effectuée en Italie: la chercheuse s'est intéressée aux raisons qui poussent des démocraties consolidées à effectuer des réformes institutionnelles.

Son étude, résumée aujourd'hui dans un ouvrage, comparait l'Europe de l'Ouest et en particulier la France, l'Italie et l'Irlande. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les réformes de la démocratie ne sont pas toujours issues d'une période de crise: "Une des conclusions de mon étude, explique Camille Bedock, est que ces réformes viennent souvent en réponse aux aléas d'une élection, face à une déception des électeurs par rapport au système politique". La chercheuse observe aussi que certaines réformes sont très consensuelles au sein du milieu politique: "On est alors dans une logique de réforme plus intéressée: la question de qui s'octroiera la réforme aux yeux des citoyens devient un enjeu". Enfin, l'experte note que les contraintes ou le nombre d'acteurs impliqués ne freine pas la mise en place des réformes: "Les négociations sont plus longues et complexes, mais le système évolue quand même".

Des conclusions qui trouvent un écho pour d'autres démocraties comme la Belgique.

 

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