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Mercredi l 12-07-2017
Iceberg détaché de Larsen C: un impact sur les écosystèmes marins

La nouvelle est tombée aujourd'hui: une partie de la plateforme glaciaire Larsen C vient de se détacher du continent Antarctique. L'iceberg, d'une superficie deux fois plus grande que celle du Luxembourg, dérive désormais sur les eaux du pôle sud.

L'évènement survient alors que 400 chercheurs de plus de 30 pays sont rassemblés à Louvain pour le 12e "SCAR Biology Symposium", organisé tous les quatre ans par le Comité Scientifique International pour la Recherche Antarctique. Les biologistes antarctiques du monde entier y présentent leurs derniers résultats autour du développement de la vie dans les conditions extrêmes du continent blanc.

Le Larsen C est une barrière de glace retenant les glaciers en amont, dont la fonte pourrait entrainer une augmentation du niveau des mers. Une telle séparation représente aussi un défi et une opportunité pour l'écosystèmes de l'océan Austral: les habitats sous la plateforme ont évolué dans l'obscurité totale et vont maintenant être exposés à la lumière pour la première fois depuis des milliers d'années. Toute la chaîne alimentaire de cette région va être modifiée, par la libération d'algues microscopiques englacées qui supportent un écosystème entier, y compris le krill et les mammifères marins.

Le vêlage d'icebergs peut par ailleurs provoquer des changements majeurs dans les courants océaniques et les conditions de glace. Les chercheurs ont ici une opportunité unique d'étudier les facteurs qui régissent les écosystèmes marins dans l'Antarctique, pouvant mener à des évènements de mortalité massive chez les prédateurs et les oiseaux marins.

Mercredi l 12-07-2017
Dystrophie musculaire: communication altérée dans le cervelet

La dystrophie myotonique (maladie de Steinert), maladie neuromusculaire la plus fréquente chez l'Homme, n'est pas encore bien comprise. Dans une recherche publiée dans la prestigieuse revue Cell Reports, un groupe de chercheurs explique le rôle des cellules de Purkinje, les cellules principales du cervelet, dans cette maladie.

Les chercheurs français, belges et américains ont étudié des modèles murins de la maladie. Leur recherche a permis de démontrer que cette altération cérébelleuse résulte d'un dysfonctionnement de la machinerie génétique des cellules gliales du cervelet (appelées cellules de Bergmann), dont le rôle est d'assurer le bon fonctionnement des cellules de Purkinje.

Dans le modèle de la maladie, ces cellules de Bergmann ne sont plus capables de communiquer correctement avec les cellules de Purkinje: elles n'arrivent pas à contrôler la concentration en neurostansmetteurs (le glutamate) dans les espaces synaptiques, ce qui entraîne au final les troubles de la coordination motrice. L'Unité de Recherche de Neurophysiologie et de Biomécanique du Mouvement (LNMB, Faculté des Sciences de la Motricité) a participé à cette étude en mettant en évidence l'existence d'oscillations pathologiques de haute fréquence du cortex cérébelleux, induisant les troubles moteurs.

Les chercheurs ont aussi démontré qu'il était possible de guérir ces troubles en modifiant la régulation du transporteur de glutamate "GLT1" au moyen d'injection de ceftriaxone dans le cervelet des souris. Une découverte qui ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques.

Mardi l 11-07-2017
L'agentivité expliquée dans "Les Éclaireurs" ce samedi

Ce samedi entre 15 et 16h, Émilie Caspar (Center for Research in Cognition and Neurosciences, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) participera à l'émission "Les Éclaireurs", l'émission radio de "La Première" consacrée à la recherche et aux chercheurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La journaliste Fabienne Vande Meerssche y donne la parole aux chercheurs qui expliquent leurs recherches, leurs découvertes, leurs motivations.

Émilie Caspar travaille sur le sens de l'agentivité, c'est-à-dire le sentiment d'être responsable de ses actes. Un phénomène plutôt difficile à examiner, puisqu'il s'agit d'un sentiment qui n'est pas toujours conscient. Émilie Caspar a donc développé une expérience très proche des expériences de Stanley Milgram pour étudier ce sens de l'agentivité sous influence d'une autorité. La chercheuse explique cette expérience en vidéo.

D'autres chercheurs de l'ULB ont déjà participé à l'émission de La Première précédemment. Vous pouvez réécouter les précédentes émissions ici et découvrir les contenus multimédias ici.

Lundi l 10-07-2017
Un mapping des biodéchets bruxellois

Plusieurs chercheurs des centres de recherche BATir (École polytechnique de Bruxelles), LoUIsE (Faculté d'Architecture) et IGEAT (Faculté des Sciences) participent actuellement à une étude de six mois sur le potentiel des biodéchets collectables en Région de Bruxelles-Capitale. Leur objectif: estimer la répartition des déchets organiques sur Bruxelles et réaliser des scénarios de collectes sélectives.

Pour y parvenir les chercheurs ont d'abord réalisé une cartographie des flux et des producteurs de déchets organiques de la Région. Grâce au rapport intermédiaire, on apprend ainsi que le secteur HoReCa et les ménages bruxellois produisent le plus de déchets alimentaires, très loin devant les supermarchés. Les déchets verts sont eux aussi principalement issus des ménages, mais aussi des espaces verts des Communes et de la Région (14.577 et 18.964 tonnes par an).

Quant aux quartiers les plus concernés, on constate, sans surprise, que l'hypercentre accumule les déchets alimentaires issus de l'HoReCa, comme le quartier du Ceria, à Anderlecht ou encore celui de la Reine Elisabeth à Haren. Les déchets verts se localisent quant à eux dans le Sud de Bruxelles, surtout autour de la Forêt de Soignes, même si Laeken et le domaine royal ne sont pas en reste. Les résultats définitifs de cette étude sont attendus en septembre.

Lundi l 10-07-2017
Les voitures de société en Belgique

La question des voitures de société est régulièrement au centre de l'actualité, malgré les nombreux désaccords à propos des concepts, définitions et chiffres utilisés. Dans le dernier numéro de Brussels Studies, Xavier May, chercheur à l'IGEAT (Faculté des Sciences), se penche sur cette question. À partir des données éparses disponibles, Xavier May et Thomas Ermans, collègue de l'Université Saint-Louis, ont voulu définir et quantifier le nombre de voitures de société circulant sur le sol belge, localiser leurs bénéficiaires et profiler les entreprises qui les offrent à leurs travailleurs.

Les chercheurs ont retenu ici une définition au sens strict de la voiture de société: une voiture mise à la disposition d'un travailleur par sa société ou son employeur et qui peut être utilisée pour des besoins privés. Le nombre de voitures de société varie entre 550 000 et 670 000 en 2015, selon que l'on inclue ou pas les dirigeants d'entreprises - ayant un statut d'indépendant et donc exclut de la définition stricte. Certains observateurs considérant que 2/3 des dirigeants disposent d'une voiture de société, on peut avancer, sur base de cette hypothèse plus prudente, le chiffre de 625 000 voitures de société, ce qui correspond à 13,5 % des travailleurs et 11 % du parc automobile belge.

Les voitures de société sont plus nombreuses en Flandre et à Bruxelles qu'en Wallonie, où le Brabant Wallon en compte le plus. En Région de Bruxelles-Capitale, les entreprises proposant cet avantage à leurs salariés appartiennent très majoritairement au secteur des entreprises de services et sont essentiellement localisées dans des zonings périphériques. Mais ce ne sont pas forcément leurs travailleurs qui parcourent les plus longues distances domicile-travail.

 

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