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Nouveaux cheveux pour les trous noirs

Mercredi l 24-08-2016

Les trous noirs n'ont pas de cheveux! La citation est familière des (astro)physiciens qui connaissent le théorème de calvitie selon lequel les trous noirs ne seraient définis que par trois paramètres: leur masse, la charge électrique et le moment cinétique. Ce qui, bien sûr, limiterait fortement notre description de ces trous noirs...

Geoffrey Compère, en collaboration avec Jiang Long - service de Physique théorique et mathématique, Faculté des Sciences - vient toutefois d'ajouter quelques cheveux à nos trous noirs: il apporte de nouveaux outils pour décrire les trous noirs et même le vide.

Et pour ce faire, le chercheur s'appuie sur la symétrie BMS découverte dans les années '60. Etudiée de longue date à l'ULB - Geoffrey Compère y a consacré sa thèse de doctorat sous la supervision de Glenn Barnich qui y a dédié une partie de sa carrière -, la symétrie BMS est aussi au coeur de récents travaux de Stephen Hawking: quand un trou noir se forme, l'information de ce qu'il y avait avant lui semble disparaître, engloutie dans le trou noir. Or, cette disparition est contraire à la mécanique quantique qui stipule qu'une partie de l'information décrivant un système physique est toujours conservée. Selon Hawking, la réponse viendrait de la symétrie BMS, symétrie fondamentale de la gravité.

Dans la continuité de ces travaux, Geoffrey Compère a mis au point un modèle de l'effet mémoire dû à la symétrie BMS. Le chercheur, lauréat d'un prestigieux Starting Grant du Conseil européen de la recherche, permet ainsi, grâce à la symétrie BMS, de décrire de nouvelles propriétés de la structure du vide de la relativité générale d'Einstein et de proposer une nouvelle solution de trou noir qui encoderait une mémoire de sa formation.

Cette recherche est présentée et synthétisée en trois articles parus ou à paraître prochainement dans Journal of High Energy Physics, Classical and Quantum Gravity et International Journal of Modern Physics (version plus littéraire où le chercheur s'est limité à quatre équations...).

L'apprentissage par la sieste

Mardi l 23-08-2016

Pendant le sommeil, le cerveau est toujours en activité et deux grands types de mémoire sont alors consolidés : la mémoire « déclarative » liée aux apprentissages de concepts théoriques (par exemple, des définitions) et la mémoire procédurale, relative à des techniques acquises (par exemple, jouer du piano). Par ailleurs, le sommeil joue aussi un rôle-clef dans la consolidation du souvenir. En dormant, les informations sont transférées de l'hippocampe vers des zones du cortex pour une mémoire à long terme.

Charline Urbain et Philippe Peigneux - centre de recherche Cognition & Neuroscience, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation, ULB Neuroscience Institute (UNI) – ont étudié l'impact d'une sieste sur l'apprentissage des enfants.

Dans un premier temps, les chercheurs ont présenté aux enfants, des images d'objets imaginaires. Chaque objet était assorti d'une définition à apprendre. Grâce à la magnétoencéphalograhie (MEG) de l'hôpital Erasme, qui permet de voir «travailler» le cerveau en direct, les chercheurs ont observé que l'hippocampe était fortement sollicité pour cet apprentissage.

Dans un second temps, le groupe d'enfants a été scindé. Une partie a fait une sieste d'une heure trente, l'autre est restée au calme. Tous les enfants sont ensuite retournés dans la MEG où les chercheurs leur ont présenté à nouveau les images d'objets imaginaires, dont ils devaient restituer la définition.

Résultat ? Chez les enfants qui avaient fait une sieste, ce sont les zones du cortex préfrontal (et non plus de l'hippocampe) qui étaient majoritairement activées. En d'autres termes, la sieste a facilité la consolidation de leur mémoire.

L'ensemble de cette étude est à découvrir dans la revue Neurolmage.

So long, farewell Toots

Lundi l 22-08-2016

L'Université a la grande tristesse d'apprendre le décès de Toots Thielemans ce lundi 22 août à l'âge de 94 ans. Né le 29 avril 1922 à Bruxelles, Toots - surnom qui lui vient du saxophoniste Toots Mondello et du compositeur Toots Camarata -, a été très tôt en contact avec le monde de la musique.

Une belle histoire lie également l'Université et le musicien. Toots s'engage dans des études de mathématiques qui sont stoppées net par la maladie puis la fermeture de l'institution pour cause de guerre. Quelques années plus tard, en 1963, alors qu'il se trouve dans sa loge, à l'amphithéâtre Janson, pour donner un concert aux côtés de Stéphane Grappelli, il improvise une valse un peu blues qui deviendra son air le plus célèbre: "Bluesette".

En 2001, l'ULB et la VUB lui remettent en commun les insignes de Docteur Honoris Causa: "Grâce à son génie musical, son humanisme chaleureux et son universalité, Toots Thielemans est un exemple de tolérance pour la jeunesse et symbolise parfaitement la mission sociale de l'ULB et de la VUB" diront les deux recteurs de l'époque.

L'Université libre de Bruxelles présente ses plus sincères condoléances à ses proches.


Les maths au service de l'informatique

Concevoir des modèles mathématiques rigoureux pour analyser les systèmes informatiques : c'est un des enjeux de l'informatique théorique. Ces modèles permettent une analyse exhaustive des comportements de certains systèmes informatiques, tous domaines confondus ; les applications sont donc nombreuses et variées. À l'ULB, les chercheurs du département d'informatique (Faculté des Sciences) travaillent notamment sur la vérification de systèmes : il s'agit de vérifier que toutes les exécutions possibles d'un système informatique correspondent à ce qui est attendu. Par exemple, vérifier les propriétés de sécurité d'un pacemaker, de l'attirail électronique d'une voiture, etc. Les chercheurs se basent sur des concepts théoriques comme la théorie des jeux, la logique et les automates.

Emmanuel Filiot s'intéresse particulièrement aux systèmes de traitement de données, ces programmes qui lisent les données, les manipulent et les transforment d'un format à l'autre : le chercheur tente de développer des modèles et algorithmes permettant d'analyser les programmes réalisant ces manipulations compliquées.

Il exposera son sujet de recherche lors de la quatrième conférence internationale "Highlights of Logic, Games and Automata". Co-organisée avec l'UMONS, la conférence HIGHLIGHTS 2016 réunit un grand nombre de chercheurs en informatique théorique dans le domaine de la théorie des jeux, de la logique et des automates. Du 6 au 9 septembre, de multiples exposés tenteront de faire le point sur les grands progrès, les débouchés et enjeux actuels de ce domaine de l'informatique théorique.


Complexité des marchés : difficile d'estimer les risques

Depuis la crise financière de 2008, de nombreux efforts ont été mis en place pour diminuer l'opacité des marchés financiers et améliorer les moyens de contrôle des risques. L'estimation des risques de défauts reste cependant un défi technique, de par la nature interconnectée et complexe de ces systèmes.

Tarik Roukny (IRIDIA, Ecole Polytechnique de Bruxelles) a participé à une étude pour calculer les probabilités de défauts individuelles et systémiques au sein de marchés de crédit et d'investissement. Le groupe de chercheurs – parmi lesquels figure notamment Joseph Stiglitz (prix Nobel d'économie 2001) – publie le résultat de leurs recherches dans la revue scientifique PNAS. Ils y montrent que les estimations de risque peuvent être sujettes à de très larges déviations par rapport aux risques réels dès que les données utilisées contiennent des erreurs de mesure, aussi légères soient-elles. Ainsi, un régulateur pourrait conclure que le marché ne présente pas de risque majeur quand, en réalité, ce même marché est au bord de la faillite globale. L'inverse devient également envisageable: le régulateur déclencherait des alertes de risque inadéquates au vu de la situation réelle du marché.

Ces résultats mettent en évidence que la complexité des marchés financiers modernes, en augmentant la sensibilité des estimations par rapport aux erreurs de mesures, reste un frein critique à la capacité pour les régulateurs d'évaluer avec précision les risques d'une nouvelle crise financière.


Yes she can!

Le projet Yes She Can est une initiative menée par deux étudiantes (maintenant) diplômées de l'ULB, Lola Damski et Lola Wajskop qui vise à promouvoir les études d'ingénieur civil auprès des jeunes filles de l'enseignement secondaire et à sensibiliser la société au sujet de l'importance de la diversité des genres dans les écoles d'ingénieurs.

Lola et Lola ont fait le triste constat de la sous-représentation féminine tant parmi les étudiantes que parmi les professeurs pendant leurs études à Polytechnique. Lors de leur dernière année de master, elles décident de lancer l'initiative Yes She Can afin de montrer que les filles ont leur place dans les écoles d'ingénieurs et plus globalement de faire tomber les stéréotypes liés à ces études.

En février 2016 a lieu la première conférence Yes She Can, sur le campus du Solbosch de l'ULB. Après une campagne dans les écoles de la ville de Bruxelles, durant laquelle elles distribuent flyers et affiches aux professeurs et élèves des 5e et 6e secondaires, elles réunissent plus de 90 personnes pour discuter des études d'ingénieur et de la place des filles et des femmes dans ce milieu.

Elles entament également une galerie de portraits d'étudiantes et d'alumnae publiées sur leur page Facebook.

Prochaine étape: une grande conférence le 9 mars 2017 qui réunira toutes les universités de la Belgique francophone sur le sujet ainsi que les élèves du secondaire et les étudiant.e.s.

En attendant, suivez le projet Yes She Can sur Facebook et LinkedIn.


Salles d'étude et bibliothèques à l'ULB: étudiez en toute tranquillité !

Vu la demande croissante d'espaces destinés à se préparer au mieux aux examens de seconde session, l'Université met à disposition des étudiant.e.s des salles d'étude jusqu'au 28 août 2016.

Pour y avoir accès, vous devrez présenter votre carte d'étudiant ULB ou VUB 2015-2016.

Horaire et localisation des salles d'étude et bibliothèques sur les campus de l'ULB: www.ulb.ac.be/dscu/lieux-etude.html.


Une crise migratoire? Enquêtes sur le terrain

Dans le cadre du cours de Méthodes d'Enquête de Terrain du département de Science politique de l'ULB, les professeur.e.s Oriane Calligaro et Julien Danero Iglesias ont envoyé cette année leurs étudiant.e.s sur le terrain pour investiguer la 'crise migratoire'.

Les étudiant.e.s se sont chargé.e.s de décrypter, d'analyser et de comprendre les enjeux de cette crise. Ils/elles ont eu pour mission d'aller sur le « terrain » et d'enquêter auprès de ceux et celles qui sont en prise directe avec le phénomène migratoire: les employés et dirigeants des institutions et associations qui travaillent avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile, les familles et les centres qui les accueillent, les squats qui les hébergent, les écoles qui reçoivent des élèves primo-arrivants, etc. Chaque fois, elles/ils ont pu échanger, écouter et discuter, pour analyser et essayer de comprendre cette crise et ses enjeux.

Le fruit de cet immense travail est visible sur le site http://migscpo.ulb.be. il présente les résultats de leurs enquêtes de terrain afin de montrer l'impact que leur recherche peut avoir sur le débat public.

 

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