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Constitution de l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles

Discours de Madame la Ministre Françoise Dupuis



M. le Recteur Bernard Lux (UMH) - Mme la Ministre Françoise Dupuis - M. le Recteur Pierre de Maret (ULB).



"Mesdames, Messieurs,

Je voudrais vous remercier de votre présence en ce moment historique de création de notre première académie universitaire.

Je tiens également à remercier les recteurs d'avoir organisé cet événement et d'avoir associé ainsi la signature de la convention liant leurs universités et celle de l'arrêté officialisant l'académie ainsi constituée.

Je remercie de leur présence les recteurs des 3 universités : Messieurs Pierre de Maret, Bernard Lux, Serge Boucher ainsi que le Président du Conseil d'administration de l'Université Libre de Bruxelles, Monsieur Jean-Louis Vanherweghem, et l'Administrateur de l'Université de Mons-Hainaut, M. Dany Vince. Monsieur Robert Urbain, Président du Conseil d'administration de la Faculté Polytechnique de Mons est malheureusement retenu par d'autres obligations et nous prie de l'excuser.

Si vous me le permettez, je voudrais rappeler brièvement le long chemin qui nous a amenés à cette concrétisation.

La Déclaration de Bologne a été signée en 1999 alors que le Gouvernement de la Communauté française qui achève sa législature n'était pas encore constitué.

Depuis mon entrée en fonction - et je suis un des ministres qui a rempli son mandat durant toute la législature - je n'ai eu cesse d'apporter au secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique les réponses aux problèmes laissés en friche, parfois depuis plusieurs dizaines d'années, dans les limites budgétaires de notre Communauté.

Ceci n'a pu se mener à bien qu'avec le concours de tous les acteurs : responsables, enseignants, scientifiques, organisations syndicales et étudiants.



M. le Recteur Pierre de Maret (ULB) - M. le Recteur Serge Boucher (FPMs).



Un des (plus) gros dossiers était précisément la mise en oeuvre du processus de Bologne dans notre Communauté Wallonie-Bruxelles.

Même si tous ces aspects ne se trouvent pas explicitement dans la Déclaration de Bologne initiale, les établissements ont entamé une réflexion en profondeur sur les modifications structurelles, les innovations pédagogiques et le nouveau modèle financier pour lesquels la réforme de Bologne présentait une formidable opportunité.

Ainsi, à Prague en mai 2001, j'ai eu le plaisir de représenter la Communauté Wallonie-Bruxelles à la première réunion interministérielle de suivi de Bologne.

A l'époque, ce travail sur le terrain était encore dans sa première phase et chaque établissement regardait ses homologues avec méfiance.

Puis, l'idée que les collaborations entre établissements était une voie de succès pour cette réforme a fait son chemin.

En fait, de nombreuses collaborations existaient, mais elles étaient organisées en ordre dispersé et manquaient souvent de visibilité.

Rappelez-vous la première moitié de l'année 2002, qui voit naître quatre pôles universitaires : le Pôle universitaire européen Wallonie-Bruxelles (autour de l'Université Libre de Bruxelles), le Rhésu ou "Réseau hennuyer d'Enseignement supérieur et universitaire" (autour de l'Université de Mons-Hainaut et de la Faculté Polytechnique de Mons), l'Association de l'enseignement supérieur en Communauté française (autour principalement des universités catholiques) et le Pôle mosan (pôle pluralise autour de l'Université de Liège).

Comme je l'ai indiqué à l'époque, ces pôles constitués sur base volontaire et conventionnelle entre les établissements, offrent une meilleure visibilité aux collaborations et ouvrent des possibilités de partage de moyens et d'infrastructures entre établissements géographiquement proches. De plus, en mettant les partenaires autour d'une même table, ils ont aidé à améliorer la connaissance mutuelle des diverses catégories d'établissements : universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts et instituts d'architecture.

Cependant, dans le cadre de leur réflexion sur la mise en place de Bologne, les universités ont ressenti le besoin d'une structure officielle permettant d'accueillir les projets d'activités communes, en particulier en matière d'enseignement spécialisé et de formation doctorale.





C'est donc pour répondre à cette demande que j'ai proposé, dès octobre 2002, une structure d'académies universitaires.

Les académies permettent effectivement aux institutions de mettre en commun certaines activités et de partager certaines de leurs ressources spécifiques, qu'il s'agissent d'infrastructures, d'équipes aux compétences pointues et de nouvelles structures dévolues aux académies, tels que les centres de didactique supérieure et l'encadrement des formations doctorales.

Le détail est laissé à la liberté des institutions qui choisissent de s'associer. Je laisse donc aux Recteurs le soin de détailler leur projet spécifique.

Je me réjouis toutefois de voir ce projet lancé pour la prochaine rentrée académique. Il concrétise ainsi des liens importants qui unissent l'Université Libre de Bruxelles et les institutions hennuyères. Je souhaite à l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles d'en assurer la visibilité tant au sein de notre communauté que sur le plan international. Ses structures se mettent en place. J'espère qu'elles répondront aux attentes de tous. Telle est, je le sais, la volonté de tous les partenaires réunis ici aujourd'hui."