Objectifs de l’asbl « Colloques de
Bruxelles »
France Culture
Dans une société en mutation accélérée où l’homme d’aujourd’hui a perdu presque tous ses repères, la question de l’unité se pose d’autant plus que l’ultra-spécialisation des savoirs d’une part et la désagrégation des liens sociaux et « politiques » en faveur de néo-tribalismes de l’autre, amènent à une atomisation de la connaissance et de l’identité humaines.
Nous ne prétendons pas répondre à un problème aussi immense mais, en nous centrant sur la question de la connaissance et des conceptions du monde qu’elle véhicule implicitement, ouvrir des pistes de réflexion qui permettraient de mettre un peu d’ordre dans les idées.
Dans ce but, il nous semble utile d’ouvrir deux perspectives :
C’est pourquoi nous avançons l’oxymore d’une « unité différentielle », c’est-à-dire l’idée d’une unité qui ne pourrait se bâtir qu’à partir de la spécificité reconnue de chacune des disciplines convoquées par rapport à ses objets d’études, à ses méthodologies propres et à son épistémologie particulière. D’une unité, d’une part, qui définirait les niveaux et les types de réalité qu’elle unifie de la sorte. L’unité n’est pas tant, dans cette optique, ce qui fait de domaines et de modes de réel distincts un « Tout confusionnel », qu’un principe de cohérence et de raison discriminante.
Démarche donc résolument inter, multi et transdisciplinaire, qui respecte toutes les différences en même temps qu’elle recherche leur dialectique et leur unité philosophique possible.
De fait, dans le jeu de l’Un et du multiple, il s’agit de rendre une cohérence réciproque à l’homme et au monde selon les voies d’une raison réglée et en observant scrupuleusement ce que chaque démarche a par ailleurs d’irrévocablement singulier.
L’Université Libre de Bruxelles estime que c’est le rôle d’une université d’organiser des colloques de haut niveau ; en raison de l’éclatement de la connaissance, un défi majeur du savoir contemporain est d’intégrer les déférents champs scientifiques qui, en raison de l’extrême spécialisation, ont tendance actuellement à devenir de plus en plus autonomes, ce qui risque de provoquer une série de dérives, d’où la volonté d’organiser :
Nous rappelons à cet égard la phrase d’Einstein : « Lorsque les scientifiques mettront leur savoir en commun, l’humanité évoluera à pas de géant ».
France Culture est une radio qui s’attache essentiellement à son rôle de « service public ». Elle est un exemple, malheureusement unique,
France Culture a un rôle irremplaçable d’information et de sensibilisation du public, qui l’honore.