LES SOINS DE SANTE PRIMAIRES.

Professeur Emérite d’Economie de la Santé

Université Libre de Bruxelles.

 

C’est en 1978, à la Conférence conjointe OMS-UNICEF à Alma-Ata, que les Ministres de la Santé de tous les pays du monde ont adopté une Déclaration qui allait faire date dans l’histoire des soins de santé.

 

Cette Conférence constate que :

malgré des efforts considérables, les pays en développement et certains groupes défavorisés dans les pays développés ont toujours un niveau de santé inacceptable,

la gestion de la santé par les seuls professionnels de la santé est souvent peu efficace et parfois inappropriée.

l’action directe sur les causes réelles des maladies importantes et “ vulnérables ” est indispensable.

 

La Déclaration d’Alma-Ata ajoute deux autres facteurs à ceux de la définition classique de l’OMS (santé liée à des conditions physiques et mentales) :

la participation : tout individu a un rôle au sein de la société. Il est normal qu’il participe aussi à l’organisation des soins de santé.

le caractère multifactoriel de la santé :

développer le choix de l’individu quant à sa propre santé,

agir sur les facteurs affectant son bien-être et celui de la communauté.

 

En clair, le mode de vie et l’état de santé d’un individu ont des répercussions sur sa communauté et vice-versa. Toutes les formes de discrimination produites par une société réduisent la qualité de vie des individus, donc aussi leur état de santé. Les services de santé doivent intégrer ces deux paramètres s’ils veulent répondre aux attentes de la population, adapter leurs services aux conditions locales et augmenter l’efficacité et l’efficience du système.

 

Cette déclaration a des implications sur la manière de concevoir les objectifs, la structure et l’attitude des services de santé :

à La volonté affichée de décentraliser les soins, d’en élargir le concept et de les rendre plus participatifs aboutit à un ensemble de bonnes intentions et de propositions qui vont cependant donner lieu à de nombreuses interprétations politiques.

 

Le contenu de la Déclaration d’Alma-Ata :

 

Les soins de santé primaires :

 

Considérant

la définition holistique de la santé impliquant la nécessité d’agir sur les causes  de maladies,

le souhait d’une participation active de la communauté dans les processus de décision la concernant,

la volonté d’intégrer des objectifs sociaux dans ceux du développement,

l’inadéquation de la plupart des structures de services de santé, (souvent héritées des pays plus développés),

 

 

les SSP doivent :

 

prendre en compte les conditions économiques et les caractéristiques socioculturelles et politiques du pays et des communautés

 

appliquer les résultats pertinents de la recherche sociale et biomédicale ainsi que de la recherche sur les services de santé, et sur l'expérience de la santé publique ;

 

La Déclaration d’Alma-Ata est donc importante au moins sur deux plans :

 

au plan de la santé et des soins de santé, elle développe 5 thèmes :

 

L’importance de l’équité dans le domaine de la santé,

 

La participation de la communauté dans les diverses étapes du processus de la prise de décision qui la concerne,

 

L’approche multisectorielle des problèmes de santé,

 

Le besoin d’adopter et d’utiliser des technologies appropriées.

 

Le besoin d’accentuer des activités promotionnelles de la santé.

 

au plan des objectifs, la Déclaration définit le :

contenu minimum des soins de santé primaires :

 

l’éducation à la santé, les méthodes appropriées de prévention et de lutte applicables aux principales pathologies locales,

la promotion de bonnes conditions alimentaires et nutritionnelles,

l’approvisionnement suffisant en eau saine et des mesures d'assainissement de base,

la protection maternelle et infantile y compris la planification familiale,

la vaccination contre les grandes maladies infectieuses,

la prévention et le contrôle des endémies locales, le traitement des maladies et des lésions courantes et enfin,

la fourniture de médicaments essentiels ;

 

On notera en passant, que ce contenu minimum ignore l’approche de la santé mentale, mais ne l’exclut pas (elle est implicite vu la définition de la santé par l’OMS).

On peut aussi constater que les objectifs de ce contenu minimum étaient déjà atteints dans les pays développés.

Dès lors, le premier échec de cette Déclaration a été qu’elle fût considérée comme concernant uniquement les pays en développement.

D’autre part, le choix de l’expression “ soins de santé primaires ” a été assez mal ressenti et a contribué à en freiner l’application sur le terrain. Les SSP allaient-ils promouvoir une médecine de bas niveau ?  Les objectifs n’étaient-ils applicables qu’aux services  de santé primaires, c’est-à-dire, aux services de première ligne ?

C’est le début de nombreuses interprétations, malentendus et débats sur la signification et la faisabilité de certains objectifs de la Conférence d’Alma-Ata.

Ces divergences de vue - parfois alimentées par des intentions politiques -  ont affaibli l’impact attendu de cette Déclaration. Malgré tout, celle-ci conserve le mérite d’avoir initié une réorientation fondamentale des services de santé pris dans leur globalité.

 

Ces divergences et difficultés d’application sur le terrain dérivent aussi, en partie, de définitions peu normatives des stratégies recommandées évoquées plus haut.

 

Une brève analyse des principaux objectifs et stratégies des SSP - qui paraissent simples voire même évidents - confirme bien les difficultés d’application.  Voyons quelques exemples :

la recherche de l’équité ,

l’approche multisectorielle des problèmes de santé,

le problème besoins - demande / la participation de la communauté.

la structure modèle des services de santé primaires

 

A. - LA RECHERCHE DE L’EQUITé

 

Tous les discours sur les services de santé évoquent la recherche de l’équité comme un des objectifs essentiels des services de santé.

Pourtant, ce terme est extrêmement vague et souvent confondu avec “ égalité ”.

L’équité =  l’appréciation de ce qui est due à chacun.

Mais son application dans le domaine de la santé butte sur de nombreuses questions préalables.

Quelle équité ?

 

équité en santé ? impossible car elle dépend de la nature, du mode et des conditions de vie (nombreux facteurs non sanitaires influençant diversement l’individu),

équité en soins de santé ? Laquelle ? On peut concevoir deux types de distribution des services de santé :

 

l’équité horizontale = traitements égaux pour les égaux. Tous les individus souffrant de la même maladie reçoivent les soins en quantité et qualité égales. Cette stratégie requiert une égalité d’opportunité et d’accès aisé pour tous. Mais assurer aux citoyens un accès égal aux services de santé entraîne une distribution irrationnelle et inefficiente de ces services …

l’équité verticale = traitements inégaux pour les inégaux. Les individus souffrant de diverses conditions reçoivent les soins en fonction de la sévérité de leur maladie.

 

Dans les deux cas, se pose donc le problème de "l'équité de quoi ?

équité des dépenses de santé ? :

elle ne renseigne pas sur la qualité du service fourni

équité de l'accès aux services de santé ? :

peut être inefficiente (p.ex. dans les régions très peu peuplées)

équité dans l'utilisation des services ? :

requiert la standardisation de la pratique médicale (on est loin du compte)

équité dans les résultats ? : 

la médecine n’est pas tenue à une obligation de résultat . En outre, la restauration du statut de santé original peut dépendre d'autres facteurs non médicaux car les inégalités de l’état de santé ont de nombreuses origines (causes) telles que le mode de travail, le mode de vie, l’environnement etc…

 

D’autre part, les services de santé ont un coût, souvent difficile à supporter par la collectivité. Le problème majeur des gestionnaires est donc de rechercher l’équilibre le mieux acceptable entre efficience et équité puisque des gains d'efficience entraînent une réduction de l'équité alors que l’amélioration de l'équité se fait au détriment de l'efficience !

 

On voit ainsi que la recherche de l’équité n’est contestée par personne au niveau de la planification sanitaire, mais que son application réelle sur le terrain est très inégale car elle reste dépendante de l’appréciation individuelle de cette notion.

 

B.- L’APPROCHE MULTISECTORIELLE DE LA SANTE AU NIVEAU DES SSP.

 

Objectif : développer une “ politique de santé ” et non plus seulement une “ politique des services de santé ”.

La santé étant largement le produit des conditions sociales, économiques, culturelles et de l'assainissement du milieu, il est logique de planifier des actions concertées sur l'ensemble de ses déterminants et pas uniquement sur les seuls services de santé. L’histoire du développement sanitaire des européens, par exemple, le démontre aisément. 

 

Il y a donc réellement un besoin de développer cette approche aussi bien dans les services publics de santé que dans les programmes de coopération.

 

Toutefois, les SSP des pays en développement en particulier, sont-ils armés pour ce faire ?

On peut en douter car les services de première ligne disposent rarement des compétences pour coordonner l’ensemble des actions de promotion sanitaire telles que l’éducation, l’assainissement, l’hydraulique, l’habitat, les cultures etc… À cette multiplicité de partenaires potentiels, il faut encore ajouter la participation active de la communauté concernée. Mais la communauté est, elle-même, souvent incompétente pour apprécier, discuter, et juger. Elle est compétente pour exprimer ce qu’elle souhaite, elle ne l’est plus nécessairement pour définir les voies et moyens pour atteindre la satisfaction de ses besoins.

 

C. -  Le concept participatif des SSP.

 

La participation de la communauté à la prise de décision est gage de l’acceptabilité des projets envisagés et d’une meilleure pertinence dans l’organisation des soins de santé de première ligne.

 

Mais ici encore, la participation a été comprise de diverses manières :

la participation est généralement mieux comprise et appliquée par des ONG,

parfois, la participation se borne à quelques réunions périodiques plus ou moins informelles,

la plupart du temps, et dans de nombreux pays, la participation a été appliquée sous sa forme la plus simple : participation financière de la population au coût du service de santé !  

 

D. - L’EQUATION “ DEMANDE – BESOINS ” DE SOINS DE SANTE .

 

La demande

un “ problème de santé ” n’est pas nécessairement un “ problème de maladie ”. La maladie est une rupture avec un état antérieur. Elle est donc plutôt la cause d’un problème de santé.

s’attaquer à la maladie ne signifie pas ipso facto résoudre un problème de santé. (voir 3e âge : apprendre à vivre avec les infirmités inévitables)

un “ problème de santé ” englobe donc les souffrances individuelles et les conséquences sociales pour la communauté.

chaque individu (ou communauté) perçoit la santé ou un problème de santé de manière différente. Ces perceptions différentes (demandes) entraînent des “ besoins ” et des “ réponses ”  (offre) différents : c’est la “ culture sanitaire ”.

le déficit de santé (réel ou potentiel) suscite une souffrance, c’est-à-dire un mal être physique ou mental, individuel ou collectif qui sera fonction de la nature, de la culture sanitaire et de facteurs socio-économiques.

cette souffrance, individuelle ou collective entraîne l’expression d’une “ demande ” visant à soulager cette souffrance.

 

Les besoins

 

le besoin est une exigence de la nature (ex : boire) ou de la société (ex : s’instruire). Selon la nature des besoins, leur satisfaction exige des biens matériels ou immatériels (services)

le besoin provoque une raison d’agir pour le satisfaire mais, vu la variété quasi illimitée des besoins, et la rareté des ressources, l’individu (comme la collectivité) doit classer la satisfaction de ces besoins selon un ordre de priorité. Dans le domaine de la santé, la culture sanitaire va jouer ici un rôle important dans l’expression du besoin ressenti, c’est-à-dire la demande.

en matière de santé publique, l’expression “ besoins de santé ” ou “ besoins en soins de santé ” ne correspond pas nécessairement à la demande exprimée par la population.

En fait, on peut y distinguer 4 types de besoins de santé :

le besoin normatif : ce que les experts définissent comme le niveau de santé souhaitable,

le besoin comparatif : quand une communauté ne reçoit pas les mêmes soins qu’une autre communauté ayant les mêmes caractéristiques de santé

le besoin ressenti : lorsqu’un individu ou une collectivité souhaite une amélioration de ses conditions  de vie, et enfin,

le besoin exprimé, c’est-à-dire, la demande.

 

On peut donc constater qu’en matière de santé publique, les besoins normatifs et comparatifs sont le fait d’experts et qu’ils sont toujours plus grands que les besoins ressentis ou exprimés. Par ailleurs, le besoin normatif est évalué par rapport à l’existence de moyens pour l’atteindre ou pour le conserver. Le niveau de santé “ normal ” est ainsi déterminé par l’existence et la disponibilité de moyens permettant de l’atteindre. ! Le besoin de santé est ainsi défini non par le demandeur, mais par l’expert médical ou de santé publique !

 

la planification sanitaire classique vise à répondre à la demande de la population en fonction des besoins définis par l’expert. On aboutit ainsi à une situation ambiguë puisque l’importance et la qualité de la coïncidence entre la demande et la définition des besoins varient selon les milieux et le temps ! 

 

à défaut d’empathie réelle et de dialogue avec la population,  la planification sanitaire “ up-down ”  aboutit à des solutions inadéquates qui ne s’identifient pas totalement à la souffrance exprimées par une communauté. On comprend pourquoi les SSP ont beaucoup insisté sur l’implication de la communauté dans la fixation des objectifs de l’offre de soins.

 

E. -  DEMANDE – BESOINS – OFFRE de SOINS-

 

L’offre de soins est donc conditionnée partiellement par la demande et par les besoins définis mais aussi par l’environnement de l’individu ou de la communauté considérée et surtout, par les moyens disponibles.

 

La combinaison “ demande - besoins définis  - offre réelle de soins ” peut ainsi présenter 7 situations (dont plusieurs co-existent) :

 

(1) la demande est déclarée “ irrationnelle ” et n’est pas satisfaite ;

(2) les besoins ont été identifiés mais ils restent sans offre de services ;

(3) l’offre n’est pas pertinente ni pour la demande ni pour les besoins ;

(4) la demande est satisfaite, mais ne correspond pas à un besoin ;

(5) l’offre correspond à un besoin mais pas à une demande ;

(6) la demande correspond à un besoin mais reste sans offre de service ;

(7) l’adéquation est complète entre la demande, les besoins définis et l’offre de soins.

 

Résumé :

La demande est déterminée par la souffrance mais aussi par la culture sanitaire de la communauté,

Les besoins sont définis par les experts comme un ensemble de soins à utiliser de manière optimale. Ils varient en fonction de la technologie et des moyens disponibles.

L’offre est guidée par une logique de type commercial (capacité de payer ou de financer le service).

 

 

E.1. Utilisation de l’offre.

C’est la coïncidence de la demande et de l’offre qui va déterminer le degré d’utilisation du service disponible. Mais d’autres facteurs entrent également en jeu :

la culture sanitaire (voir plus haut)

l’accessibilité géographique, économique et temporelle,

l’acceptabilité aux plans psychologique et culturel.

 

Ces deux derniers aspects sont déterminants dans le taux d’utilisation des services de santé, en particulier de première ligne.

 

E.2. Les qualités de l’offre de soins.

 

La qualité des soins ne se mesure pas seulement en termes de caractéristiques techniques. Les soins doivent être dispensés avec, au moins, quatre caractéristiques interdépendantes : continus, intégrés, globaux et efficaces.

 

 

 

Continus :

Les soins continus supposent une prise en charge de l’individu jusqu’à la fin de l’épisode de la maladie qui a suscité la demande.

Cette continuité améliore l’information du soignant, augmente l’efficacité du traitement et donne des indications pour entreprendre des activités préventives et éducatives pertinentes.

 

Intégrés :

Chaque membre du personnel doit intégrer, dans son comportement vis-à-vis du malade, et à chaque moment, la meilleure combinaison de soins (curatifs, préventifs, promotionnels, de réhabilitation) et ce, en fonction des besoins et des risques.

 

Globaux :

Les solutions de soins proposées doivent prendre en compte les différents aspects du problème du malade (ses préoccupations individuelles, le contexte communautaire et familial). Ceci est particulièrement évident pour les maladies à composantes psychologiques. Cette relation d’empathie implique la disponibilité du personnel soignant et sa bonne connaissance de l’individu et de son milieu social.

 

Efficaces :

L’efficacité est le rapport entre le résultat obtenu et l’objectif fixé. Ne nécessite pas beaucoup d’explication.

 

Ces caractéristiques qualitatives sont interdépendantes : sans globalité des soins, la continuité est compromise et sans intégration des soins la globalité et la continuité sont fortement réduites.

 

F.  - Les caractéristiques de services de santé PRIMAIRES:

 

Ils doivent être décentralisés, permanents et polyvalents.

 

Décentralisés :

C’est-à-dire le plus proche possible de la population au plan géographique. Cette décentralisation améliore l’accessibilité mais elle a des limites :

limites économiques : la démultiplication des équipements et la multiplication des personnels sont coûteuses et souvent non justifiables,

limites techniques : il y a une balance à maintenir entre la masse critique des patients et des pathologies pour maintenir la compétence des personnels.

 

Permanents :

Les services de soins curatifs doivent être accessibles tous les jours.

 

Polyvalents

Le service doit pouvoir fournir les soins décrits plus haut et prendre en charge tous les problèmes présentés par la population. Il les prend en charge soit directement, soit en référant à un niveau supérieur adéquat.

 

Cette dernière caractéristique pose le problème de la hiérarchie des niveaux opérationnels des services de santé.

 

 

G. Les niveaux opérationnels du service de santé.

 

Le premier échelon :

 

Le niveau périphérique est la porte d’entrée du système de santé. Il doit avoir la capacité de délivrer des soins efficaces, globaux, continus et intégrés, soit par des médecins soit par des auxiliaires.

 

Ce premier échelon est adéquat s’il s’agit d’un ensemble de services décentralisés (les plus proches de la population, même en milieu urbain), capable de fournir, directement ou par référence, des soins de santé à tous les individus d’une communauté.

 

Depuis Alma-Ata, cet échelon implique aussi la participation effective de la communauté dans la gestion du centre, et son intégration dans le développement multisectoriel.

 

Le deuxième échelon :

 

L’hôpital de district, (premier niveau de référence), est complémentaire du premier échelon. Il assure la continuité des soins curatifs aux malades qui ne peuvent pas être traités ambulatoirement ou qui requièrent des techniques non disponibles au 1er échelon. L’hôpital de district n’est donc pas une entité indépendante mais bien une partie d’un système intégré.

 

Les 3e et 4e niveaux :

 

Selon les pays, on rencontre des hôpitaux régionaux et un hôpital central, généralement universitaire.

 

Enfin, le système tout entier est intégré si :

toutes les situations pathologiques peuvent être couvertes par l’un des niveaux

chaque niveau du système a un rôle spécifique, sans chevauchement ni double emploi, ni rupture dans la continuité des soins.

Le niveau (l’élément) le plus apte doit être utilisé en fonction de chaque problème. Chaque étage du système ne se distingue pas par un niveau (ou une qualité) de soins différent mais par des fonctions  différentes.

 

 

En résumé,

 

 

l’organisation des SSP :

 

Vise à résoudre les principaux problèmes de santé de la communauté, en assurant l’intégration des services et,

Fait intervenir de manière coordonnée, le secteur de la santé et tous les secteurs et domaines connexes du développement national et communautaire,

Favorise le mieux possible l'auto-responsabilité de la collectivité et des individus et leur participation à la planification, à l'organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins de santé primaires. 

Le fonctionnement des SSP utilise le plus largement possible les ressources locales, nationales et autres, et favorise l'aptitude des collectivités à participer.

Requiert le soutien d’un système de recours intégré et fonctionnel, selon la gravité des problèmes rencontrés.

Utilise, tant à l'échelon local qu'à celui des services de recours, des technologies appropriées et acceptables et des personnels de santé (médecins, infirmières, sages-femmes, auxiliaires et agents communautaires) et, s'il y a lieu, des praticiens traditionnels.  Ces personnels doivent être préparés socialement et techniquement à travailler en équipe et à répondre aux besoins de santé exprimés par la collectivité même s’ils sont parfois considérés comme “ irrationnels ” par les experts.