Dr CHOULAMANY, Chantharavady – Psychiatre – Laos
(Vientiane)
Participation de la famille aux soins de santé mentale des patients psychiatriques, à l’Unité de Santé Mentale, Hôpital Mahosot, Vientiane, Laos.
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Encourager
la famille à jouer le rôle d’agents de soins primaires, en parallèle avec
l’équipe de santé mentale, dans le système de soutien, surtout moral, des
personnes souffrant de maladies mentales.
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Améliorer
la relation entre les patients recevant les soins à l’Unité de Santé Mentale et
leur famille.
Les familles et les proches de personnes souffrant
de troubles mentaux assument un lourd « fardeau ». D’ailleurs, tout
le monde s’accorde à penser que les familles, dans tous les cas, souffrent.
Au Laos, la famille joue un rôle prépondérant dans
tous les événements de la vie familiale nucléaire, que ces événements soient
perçus comme bons ou mauvais. Le fait d’intégrer la famille dans l’approche
thérapeutique s’avère très utile.
Au Laos, la famille accompagne souvent les patients
à l’Unité de Santé Mentale. La participation familiale dans les soins fournis
aux patients souffrant d’une pathologie mentale est très importante et le
soutien moral de la famille vis-à-vis des patients est considéré comme un point
essentiel.
Pour permettre aux famille de jouer le rôle d’agents
de soins primaires, il est important de leur donner accès sans restriction aux
systèmes de soutien, en ce compris l’éducation et la formation.
Cette approche devrait être réalisée en appliquant
la procédure suivante :
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L’équipe
psychiatrique fait d’abord l’entretien avec le patient. L’entretien doit se
dérouler dans une atmosphère faite de compréhension. Le corps médical n’est pas autorisé à juger le patient. Ensuite,
l’équipe psychiatrique lui explique l’approche thérapeutique.
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Ensuite,
l’équipe recueille des informations auprès d’un des membres de la famille.
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La
famille et les proches du patient devraient être encouragés à prendre en charge
les patients souffrant de troubles mentaux.
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La
famille devrait recevoir un enseignement sur le fonctionnement mental, sur son
rôle dans les soins psychiatriques, sur le mécanisme et les systèmes de
rétablissement de la maladie.
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Les
membres de la famille ont aussi besoin d’être informés à propos des
interactions des médicaments prescrits.
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Il
est important de conseiller la famille à propos de l’intervention lors des
crises et des actes du quotidien, une continuité des soins, un système social
cohérent (logement, ressources, travail).
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L’espace
de l’Unité de Santé Mentale est très limité : l’emplacement n’est pas
approprié, pas d’espace pour organiser les groupes de discussion pour la
famille des patients et les patients eux-mêmes.
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Le
personnel de santé mentale n’a pas d’expérience de conduite des groupes de
discussion ni de counseling.
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Le
personnel de santé mentale (médecins, infirmières) est très dynamique et
capable d’établir une bonne relation avec les familles et les patients.
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Les
familles des patients ont une étroite collaboration entre elles créant une
impressionnante aide mutuelle.
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Cette
approche ne coûte rien.
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La
participation familiale est une bonne opportunité d’évaluer de manière non
formelle des perturbations mentales des autres membres de la famille.
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A
travers cette procédure, les membres du programme d’approche familiale sont
capables d’identifier les besoins en matière de soins de santé mentale
nécessitant le traitement ou le transfert des patients.
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Les
patients souffrant de troubles mentaux se sentent moins anxieux quand ils sont
hospitalisés.
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Ces
patients sont encouragés à continuer le traitement avec l’assistance de la
famille
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Ils
se sentent plus confiants vis-à-vis du support familial
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La
coopération inter-familiale des patients est améliorée
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La
famille est plus rassurée et plus coopérative avec le personnel de santé
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Un
soutien moral est assuré aux familles prenant en charge ce type de patients